Ils font rayonner notre territoire

    • NHIC Technical

      La PME NHIC, implantée à Chonas l’Amballan, innove en permanence dans un domaine d’activité pointu : l’usinage de grosses pièces pour l’industrie. Explications avec son directeur-fondateur, Matthieu Novat. Découvrez un projet est unique en France

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      La PME NHIC, implantée à Chonas l’Amballan, innove en permanence dans un domaine d’activité pointu : l’usinage de grosses pièces pour l’industrie. Explications avec son directeur-fondateur, Matthieu Novat.

       

      Un projet unique en France

       

      « J’ai créé la société NHIC en 2010, dans les Pyrénées-Atlantiques, après avoir travaillé chez NOVAT & BEY, entreprise fondée en 1927 à Chonas l’Amballan par mon arrière-grand-père, explique Matthieu Novat. Devenue leader dans le domaine des équipements industriels lourds et dans celui de l’énergie, l’entreprise NOVAT & BEY a intégré le groupe GE Energy en 2008. En 2021, alors que le site de Chonas l’Amballan était mis en vente par GE Energy, j’ai décidé de le racheter pour compléter l’activité de NHIC. J’ai vu cela comme une belle coïncidence, qui m’a permis un retour aux sources… ».

      « Je suis convaincu qu’il est nécessaire de faire coexister et collaborer sur un même site les activités d’usinage, de vente de machines-outils et de recherche et développement », appuie le dirigeant, entouré d’une vingtaine de collaborateurs à Chonas l’Amballan.  « Je suis ravi que notre atelier NHIC Technical center soit implanté sur le territoire de Vienne Condrieu agglomération, bien positionné. »

      L’objectif du dirigeant de NHIC ? « Proposer une palette de prestations complémentaires à nos clients, des PME et des grands donneurs d’ordre. Ils gravitent autour des métiers de l’usinage dans le nucléaire, le ferroviaire, l’aéronautique ou encore l’armement. »

      Matthieu Novat en est persuadé : ses équipes, amenées à se renforcer, disposent d’un savoir-faire industriel unique. « Notre département R&D est opérationnel depuis mai 2022, ce qui nous permet de développer de nouveaux procédés d’usinage. Je veux avoir une longueur d’avance sur la concurrence et innover sans cesse. C’est pour cela que je recherche régulièrement des talents, formés sur place en binôme avec un technicien expérimenté. Notre travail à façon, exigeant, nécessite de la réflexion. »

      Prochainement, le centre technique de Chonas l’Amballan va être agrandi : « Cette extension de 1500 m2 va nous permettre de fabriquer et lever des pièces allant jusqu’à 150 tonnes, contre 50 tonnes actuellement. Nous sommes très fiers de ce projet, véritablement unique en France pour une PME industrielle. »

       

       

       

       



      secretariat@nhic.fr

      https://www.nhic.fr


    • Tuilerie Blache

      Maîtres tuiliers depuis 1740, une fabrication d'excellence sur le territoire du pays viennois, la Tuilerie Blache jouit d'une notoriété nationale grâce à son savoir-faire d'exception. PME familiale de Loire-sur-Rhône, Mathieu Maillet, 36 ans, détient à son palmarès quelques-uns des plus beaux monuments de France dont le plus proche est le château d’Ampuis.

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      P-d-g de la « Tuilerie Blache », PME familiale de Loire-sur-Rhône, Mathieu Maillet, 36 ans, détient à son palmarès quelques-uns des plus beaux monuments de France dont le plus proche est le château d’Ampuis.

      La société de treize salariés qu’il dirige avec sa sœur a ainsi fabriqué les tuiles qui ont été utilisées pour la rénovation des Hospices de Beaune, ou du palais du roi Fahd d’Arabie Saoudite, mais encore du hameau de la Belle au Bois Dormant à Disneyland Paris, etc.

      Cette petite tuilerie née en 1740 est toujours là parce qu’à côté des tuiles plus classiques qu’elle fabrique, elle s’est spécialisée dans les tuiles vernissées, multi couleurs, les tuiles à l’ancienne, à grosse valeur ajoutée, destinées à la rénovation des bâtiments historiques, raison pour laquelle lui a été décernée en 2015 le label « Entreprise du Patrimoine Vivant ».

      Chaque année, la Tuilerie Blache produit de 2 500 à 3 000 tonnes de tuiles.
      « Nous avons permis aux professionnels du bâtiment de couvrir 6 000 m2 des bâtiments du Grand Hôtel-Dieu, de tuiles canals : ça a été l’un de nos plus importants marchés de ces dernières années : il s’est établi à 300 000 euros  », se remémore Mathieu Maillet. Pour ce faire, il lui a fallu augmenter la capacité de son énorme four permettant de cuire les tuiles à 1 035 degrés.A cet égard son plus gros marché a été celui de la fourniture des tuiles du bâtiment de 60 000 m2 signé Soufflot qui vient d’être fort joliment réhabilité à Lyon : le Grand Hôtel-Dieu, à Lyon, récemment inauguré.

      Son entreprise qui a réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires de 1,7 million d’euros est en pleine santé. Nonobstant, Mathieu Maillet a deux inquiétudes pour l’avenir.

      Il cherche à embaucher deux salariés, mais…n’en trouve pas ! « Pas besoin de formation spécialisée, il n’existe pas d’école pour la fabrication de tuiles : je cherche simplement des gens motivés, travailleurs pour les former sur le tas… »

      Deuxième inquiétude : la terre, une marne spécifique, sa matière première.

      Si cette tuilerie est installée à Loire-sur-Rhône c’est que s’y trouvait et s’y trouve d’ailleurs encore une veine de terre dont l’extraction a dû être interrompue dans le passé par la découverte de deux défenses de mammouths ! Impossible depuis de poursuivre l’extraction.

      Depuis plusieurs années, l’entreprise s’approvisionne donc au sein d’une carrière située près de Givors, mais celle-ci est en voie d’extinction.

      Il va lui falloir trouver d’ici quelques années une nouvelle source d’approvisionnement, à proximité. Il en existe à Saint-Romain-en-Gal : « si les Romains s’y sont installés c’est qu’il y existait de la matière première pour leurs poteries ou leurs amphores : la commune possède une veine importante. »

      Reste qu’il lui faut rapidement acheter un terrain, l’exploiter et pour ce faire que le PLU (Plan Local d’Urbanisme) le permette et qu’il bénéficie pour ce faire de toutes les autorisations nécessaires. « J’ai en vue une parcelle de 1,5 hectare de marne bleue, à Saint-Romain-en-Gal. Il est urgent que le projet débouche ! », lance Mathieu Maillet avec une pointe d’inquiétude.

      Une condition nécessaire pour qu’il puisse continuer à recouvrir les toits des chefs d’œuvres architecturaux du passé et à développer sa société.


    • Ferme Lentillon

      Laurent Lentillon, agriculteur à Jardin adore son métier! A l’heure où les agriculteurs descendent dans la rue pour dénoncer leur mal-être et leurs faibles revenus, il est intéressant d’entendre les paroles de l’un d’entre eux,

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      Laurent Lentillon, agriculteur à Jardin : « j’adore mon métier… »

      A l’heure où les agriculteurs descendent dans la rue pour dénoncer leur mal-être et leurs faibles revenus, il est intéressant d’entendre les paroles de l’un d’entre eux, à Jardin, Laurent Lentillon.

      Il adore son métier, arbore en permanence un large sourire, mais n’entend pas cacher les difficultés qu’il rencontre, à l’instar d’un bon nombre de ses confrères.

      « Il existe six ou sept types d’agriculteurs, très différents les uns des autres. Dans le maraichage, les adeptes du circuit court arrivent à faire bouillir la marmite, dans la viticulture aussi, par exemple, mais ce n’est pas un cas général. »

      Laurent Lentillon figure parmi les agriculteurs qui sont confrontés à des difficultés : il fait pousser des céréales (blé, orge, maïs, colza et sorgho) et élève une trentaine de vaches allaitantes. En sus : « des coupes de bois pour arrondir les fins de mois… ».

      « J’ai 109 hectares dont 75 en céréales et le reste en prairies, le tout en fermage, pourtant, selon les cours et les difficultés climatiques, mes ressources oscillent, selon les années entre 5 000 euros et 20 000 euros par an », décrit-il. Et d’ajouter : « Heureusement j’ai eu la bonne idée de construire ma maison il y a longtemps, je n’ai pas de loyer à payer et mon épouse qui ne pourrait pas sortir un salaire en travaillant avec moi, est salariée dans une coopérative de Saint-Quentin-Fallavier, çà aide pour les fins de mois », décrit-il.

      D’autant que pour maintenir son outil de production en état, il doit investir chaque année, explique-t-il « de 8 000 à 15 000 euros ».

      Il aime beaucoup son métier, les responsabilités et les remises en cause permanentes que sa profession, soumise au caprice du temps, implique, explique-t-il, « mais à l’arrivée, si l’on calcule, on se sert un salaire horaire de quelques euros seulement, pas plus ! ».

      Il pense néanmoins « être arrivé à un certain équilibre économique, ce qui devrait me permettre de tenir jusqu’à la retraite. »

      Pourtant Laurent Lentillon qui est à la tête d’une exploitation que l’on pourrait qualifier de moyenne, produit bon an mal an, un total de près de 500 tonnes (480 tonnes l’année dernière) de blé, orge, maïs, colza et sorgho (qui résiste bien à la sécheresse), vendus à la Coopérative Dauphinoise. Ses veaux, eux sont cédés à des maquignons et partent soit en France, soit en Italie.

      « Il n’existe plus que cinq exploitants agricoles à Jardin, beaucoup moins qu’il y a une vingtaine d’années », regrette-t-il.

      Et d’après lui, ce chiffre va encore baisser : « J’ai 49 ans, mon fils ne reprendra pas, c’est sûr. Que va devenir mon exploitation quand je partirai à la retraite ? On sait que dans les dix ans à venir, près de la moitié des agriculteurs prendront leur retraite. Vu les difficultés de notre métier, il est peu probable que tous les partants soient remplacés. » Quid alors du rôle de jardinier du paysage que jouent les agriculteurs ?

      Mais de conclure, de manière somme toute optimiste : « Tant que l’on verra encore des vaches dans le pré, cela constituera un bon signe ! »

       

       



      Ferme Lentillon à Jardin


    • Stéphanie Ailloud, Vitrails Sainte Colombe

      Stéphanie Ailloud, vitrailliste à Saint-Colombe remet le verre au goût du jour De nationalité américaine, Stéphanie Ailloud a amené de la couleur dans la petite rue Joubert de Sainte-Colombe où depuis 2011, elle a installé son atelier de vitrailliste. Un lieu d’exposition, mais aussi un atelier de travail où l’on peut découvrir des pièces qui vont bien au-delà du vitrail au sein duquel, aucune pièce n’est similaire à une autre.

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      Stéphanie Ailloud, vitrailliste à Saint-Colombe, remet le verre au goût du jour

      De nationalité américaine, Stéphanie Ailloud a amené de la couleur dans la petite rue Joubert de Sainte-Colombe où depuis 2011, elle a installé son atelier de vitrailliste. Un lieu d’exposition, mais aussi un atelier de travail, où l’on peut découvrir des pièces qui vont bien au-delà du vitrail, et au sein duquel aucune pièce n’est similaire à une autre.

      Le travail du verre sous forme de vitraux ou d’autres formes est une activité rare comptant peu d’artisans. Sainte-Colombe a la chance de posséder un atelier dédié à cet artisanat tenu par Stéphanie Ailloud qui permet d’aller de surprise en surprise. On y trouve des pièces de petite taille, à l’instar de marques pages à 15 euros, jusqu’aux vitraux à 2 000 euros.

      On y découvre aussi des « attrape soleil » (des morceaux de verre colorés de toutes formes destinés à capter le soleil dans une pièce), des portes vitrées, des miroirs décorés, des lampes et autres lanternes, voire même des bouteilles…aplaties.

      Stéphanie Ailloud, qui est américaine, a d’abord appris son art, le travail du verre, avec son père lorsqu’ils étaient installés à Toledo dans l’Ohio, ville dédiée au verre, située près de la capitale américaine de l’automobile, Detroit.

      Elle a enrichi son savoir-faire en passant en France son CAP de verrier, l’accompagnant d’une spécialisation vitrail.

      Résidant depuis trente ans à Saint-Colombe, elle a ouvert en 2011 un atelier au sein duquel elle pratique son artisanat d’art.

      En furetant dans son vaste atelier, très lumineux car évidemment doté de larges baies vitrées colorées, on constate que l’art du verre connaît de multiples dimensions.

      « Je travaille le vitrail de façon classique avec du plomb, explique-t-elle, mais ce n’est pas la seule corde à mon arc ».

      Et d’ajouter : “je pratique d’autres disciplines telles que le tiffany qui utilise le cuivre et de plus petites pièces ; mais aussi le fusing qui consiste à fondre de la poudre de verre sur du verre ; et enfin le travail du verre au chalumeau  qui permet cette fois de produire des formes complexes comme des fleurs, à partir de tiges de verre…”

      Son atelier est en outre doté d’un grand four spécialisé dont la température peut monter jusqu’à mille degrés…

      Stéphanie fabrique donc à la demande. « chaque pièce est unique, c’est l’intérêt de ce métier où l’on crée sans cesse », se félicite-t-elle.”

      Elle produit donc, mais organise aussi des stages dans son atelier touchant aux quatre disciplines qu’elle exerce.

      Comme les artisans vitraillistes sont peu nombreux, elle trouve ses clients par le bouche à oreille. Pour se faire mieux connaître, elle fréquente aussi les salons, ainsi que les marchés de Noël. Elle organise enfin des journées portes ouvertes lors des Journées du Patrimoine.

      Parmi les dernières œuvres qu’elle a initiées à Vienne : la décoration du nouveau bar à vins du restaurant « Les Saveurs du Marché » dans le quartier de la Pyramide.

      De nombreuses autres maisons de l’agglomération bénéficient aussi de la touche verrière de l’artisane américaine…

       


    • Spirulib

      Seul producteur de spiruline de l'Agglomération, Vincent Libeaut joue la carte des circuits courts Il y a quinze ans, personne ne connaissait la spiruline. Elle a connu en quelques années un boom incroyable. Cinq producteurs en 2005, deux cents aujourd'hui, en France ! Parmi eux : Vincent Libeaut qui a installé il y a sept ans son site de production de spiruline, chemin du Viannais à Eyzin-Pinet.

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      Seul producteur de spiruline de l’Agglomération, Vincent Libeaut joue la carte des circuits courts

      Il y a quinze ans, personne ne connaissait la spiruline. Elle a fait en quelques années un boom incroyable. Cinq producteurs en 2005, deux cents aujourd’hui, en France ! Parmi eux : Vincent Libeaut qui a installé il y a sept ans son site de production de spiruline, chemin du Viannais à Eyzin-Pinet.

      En juillet 2013, il lançait sa première production de spiruline. Près de sept années plus tard, Vincent Libeaut a toujours le feu sacré. Non seulement le créateur de la société Spirulib maîtrise parfaitement la production de la spiruline, mais il a également trouvé le modèle économique qui lui permet de vivre et de pérenniser son entreprise.

      Mais d’abord qu’est-ce que la spiruline ?

      « C’est une micro-algue en forme de spirale à l’origine de l’oxygénation de notre atmosphère », décrit l’exploitant.

      Il ajoute : « C’est l’élément naturel le plus riche en protéines : on y trouve de 60 à 70 % de protéines, du fer, des minéraux, des acides gras essentiels, des vitamines… »

      Et de détailler : « C’est un produit naturel, idéal pour les adolescents, les femmes enceintes, les sportifs, les végétariens, les malades qui ont besoin de renforcer leurs défenses immunitaires, les convalescents ou les personnes fatiguées ».

      Vincent Libeaut, 39 ans qui est issu d’un milieu agricole a découvert la spiruline en effectuant des missions humanitaires après son Master de chimie. Pour ce faire, il s’est formé pendant trois mois à sa culture au lycée agricole d’Hyères.

      Il faut savoir que dans certains pays, notamment africains, elle est produite naturellement sur les bords de lacs où la température et l’hygrométrie sont adaptées à son développement. « On a découvert au bord du lac Tchad, une tribu qui la récoltait et en consommait quotidiennement : or, l’on a pu constater que cette tribu avait un faible taux de maladies et était en bien meilleure santé que les tribus voisines… »

      C’est la raison pour laquelle des ONG ont installé des sites de production de spiruline dans de nombreux pays en voie de développement. C’est à travers ce type de missions que Vincent Liebaut a découvert la micro-algue et sa culture.

      Revenu en France, il a décidé de se lancer à son tour dans la production en créant sa société, Spirulib. Il a pour cela bénéficié d’aides financières, notamment d’un prêt d’honneur du réseau Initiative Isère Vallée du Rhône, ainsi que d’une subvention à l’investissement agricole.

      Seul sur sa zone de production composée de trois bassins sous serre, il fait tout, à lui tout seul : de la culture à la récolte de la spiruline, soit de 300 à 350 kilos par saison, mais aussi son séchage qui s’opère lentement ; entre 6 et 12 heures, pour ne pas altérer les qualités de la micro-algue verte. Ladite qualité est d’ailleurs contrôlée plusieurs fois par an par un laboratoire indépendant.

      Il s’occupe également de la commercialisation, directement sur l’exploitation (55 % de la production), mais aussi, via son site de e-commerce (de 20 à 25 %) ou au sein de magasins de la région, style « Ronde des Fermes » pour le reste des ventes, à raison de 15 euros les 100 grammes, ce qui correspond à une ration mensuelle pour une personne.

       



      www.spirulib.com

      06 74 54 52 34




    • Florent Michel, maraîcher Bio


      Vous avez sans doute entendu parler des Amap, ce système qui s’est développé dans toute la France et qui permet chaque semaine à de nombreuses familles de bénéficier notamment de légumes et de fruits frais, bio de surcroît. Maraîcher à Condrieu, Florent Michel s’est si bien inséré dans ce nouveau mode locavore de distribution que celui-ci représente 90 % de son chiffre d’affaires.

      Le Français se soucie à juste titre de plus en plus de ce qu’il y a dans son assiette. Il désire des fruits et légumes sains, sans pesticides ni fongicides, et dont il connaît la provenance.

      C’est ainsi que sont nées les Amap, suite d’abord à une initiative de la région marseillaise qui s’est propagée dans toute la France comme une traînée de poudre.

      Pas une commune, petite ou grande, sans son ou ses Amap, dont l’acronyme signifie Association pour le maintien d’une agriculture paysanne.

      Le concept est simple et c’est sans doute ce qui a fait son succès : une association se crée, qui passe des contrats de distribution avec des producteurs. Ceux-ci fournissent chaque semaine des légumes et des fruits, voire aussi d’autres produits comme des œufs, des fromages ou de la viande.

      Plusieurs paniers sont proposés en fonction de la taille de la famille. Les Amapiens récupèrent une fois par semaine leur panier à une heure et à un lieu convenu.

      Un concept qui a le mérite de permettre le maintien, voire de développer une agriculture de proximité. Tel est le cas de Florent Michel qui depuis 2013 est installé à Ampuis sur un terrain alluvionnaire de 1,5 hectare de terres pour le maraîchage doté de quelques serres « froides », ainsi qu’un verger où il produit du jus de poire bio.

      Un terrain situé non loin du Rhône, bénéficiant d’une nappe phréatique proche : il s’est d’emblée inséré dans ce nouveau mode de distribution sans intermédiaire, ce qui lui a permis de démarrer son exploitation.

      Le maraîcher propose ainsi trois paniers à 8, 11 et 16 euros, qu’il fournit chaque semaine au marché aux fruits de Condrieu à 45 Amapiens condriots : salades, choux fleurs, radis, épinards, céleri, etc., selon la saison. Ainsi, six à sept légumes garnissent le panier à 16 euros.

      Il fait de même à Genas, dans la banlieue Est de Lyon, alimentant là 65 Amapiens.

      Et à l’arrivée, les Amap constituent 90 % de son chiffre d’affaires de 60 000 euros HT, lui offrant le débouché d’une centaine de clients. Ce qui lui permet de sortir un salaire en relation avec les contraintes de son travail : « Avec ce système, j’arrive à vivre correctement de mon métier », se félicite-t-il. Il embauche en outre un travailleur saisonnier à mi-temps, d’avril à octobre.

      Les 10 % restants de son chiffre d’affaires sont réalisés par le biais de deux épiceries proches. Il transforme aussi lui-même une partie de sa production : choucroute, caviar d’aubergine, ratatouille, notamment, « ce qui me permet de diversifier le contenu des paniers en hiver », explique-t-il.

      C’est un nouveau mode de distribution de forme associative : chaque année, les Amapiens se réunissent en assemblée générale en présence du ou des fournisseurs de l’Amap qui peuvent échanger ensemble, faire évoluer si nécessaire le système.

      Florent Michel est en outre administrateur de l’Union des Amap de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Une région qui pèse bon poids en la matière, puisqu’on n’y compte pas moins de 160 Amap. « Chaque année, nous voyons arriver de nouveaux adhérents », se félicite le jeune maraîcher qui a pu d’emblée pérenniser son exploitation dans un monde agricole actuellement en pleine transition.


    • Élevage bio de Thomas Ollagnon

      Commune qui compte de nombreuses entreprises artisanales, Echalas est aussi restée bien ancrée dans la terre. Sur le territoire de la commune on compte ainsi près d'une vingtaine d'exploitations agricoles. Parmi celles-ci, celle de Thomas Ollagnon qui a fait le choix de l'élevage bio et des circuits courts. Il est éleveur, mais aussi boucher...

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      Thomas Ollagnon : un éleveur adepte à la fois du bio et des circuits courts

      « J’ai fait le choix de la qualité plutôt que de la quantite, avec des animaux ne produisant par énormément de viande, mais de la belle et bonne viande », explique-t-il.

      Éleveur à Échalas, Thomas Ollagnon, 47 ans, a fait le choix du bio sur son exploitation de 50 hectares ; et de ce fait, a su se créer une réputation flatteuse, sur le plan de la qualité.

      Il a en effet le choix de la qualité plutôt que de la quantité et prouve que ça marche, même s’il n’est pas doté d’un cheptel gigantesque : dix-huit vaches allaitantes et cinq taureaux pour l’insémination naturelle.

      Il a d’abord choisi une race réputée par sa robustesse. « Elle est rustique » décrit Thomas Ollagnon : la race Aubrac, de taille moyenne à la couleur fauve et de belles cornes. C’est une race allaitante destinée à produire de la viande. Les agriculteurs l’apprécient notamment pour sa rusticité et ses qualités maternelles qui lui permettent d’élever facilement ses veaux.

      « Dans le bio, nous sommes en cercle fermé. Nous n’ajoutons pas d’apport extérieur. » Outre l’herbe bien grasse actuellement de ses pâturages, l’éleveur d’Echalas nourrit ses bêtes avec sa propre production d’orge, d’avoine et de pois, cultivés en biodynamie.

      Sa viande est abattue à Saint-Etienne au sein d’une chaîne d’abattage bio. Elle revient ensuite à la ferme de Thomas Ollagnon, amenant alors l’éleveur à se muer en boucher. C’est lui-même, qui, dans son atelier de transformation, sépare les quartiers, prépare la viande. Il produit ainsi et vend près de trois tonnes de viande chaque année.

      C’est lui aussi qui la commercialise à ses clients fidèles, directement à la ferme, pour une part, mais aussi sur le marché qui se déroule tous les vendredis après-midi à Echalas.

      Thomas Ollagnon qui a suivi une licence de maths ne se destinait pas à devenir agriculteur. « Mais j’ai vite compris qu’il me faut un ciel bleu au-dessus de mon bureau : je ne peux pas rester enfermé… », assure-t-il.

      Pour progresser dans son métier d’éleveur, il a suivi des cours spécifiques concernant le bio à l’antenne de l’Association régionale pour le développement de l’agriculture biologique à l’annexe de la Chambre d’agriculture, à Brignais.

      Il a ainsi repris la ferme familiale : son père était un précurseur. Il a démarré très tôt un élevage bio à une époque où ceux-ci étaient encore très peu nombreux en France.

      Thomas Ollagnon compte développer son élevage en s’améliorant encore techniquement, ainsi que la qualité de son fourrage. Il prévoit aussi de s’offrir un nouveau débouché à terme sur l’un des nombreux marchés bio qui ont fleuri à Lyon ces dernières années.

      De nombreux éleveurs se plaignent d’avoir des difficultés à vivre de leur métier. Pas Thomas Ollagnon, grâce à la fois à ce choix du bio et de la commercialisation en direct de sa production : il est créateur et seul bénéficiaire de la valeur ajouté que lui apportent ses choix et son travail. Une voie qu’empruntent chaque année un nombre grandissant d’agriculteurs péri-urbains.



      Chemin de Vareille

      Echalas

      Tel : 06 52 43 01 20

       


    • Les Vergers de Planèze

      Arboriculture : « Les Vergers de Planèze » à Tupin-et-Semons prennent le chemin de l'agriculture raisonnée. Le GAEC « Les Vergers de Planèze » situé sur le plateau de la rive droite du Rhône condense à lui seul les difficultés, mais aussi les espoirs de l'arboriculture, un secteur encore très développé au sein du territoire de Vienne Condrieu Agglomération. De profondes mutations sont en cours. Le GAEC « Les Vergers de Planèze » situé sur le plateau de la rive droite du Rhône condense à lui seul les difficultés, mais aussi les espoirs de l'arboriculture, un secteur encore très développé au sein du territoire de Vienne Condrieu Agglomération. De profondes mutations sont en cours.

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      « Les Vergers de Planèze » à Tupin-et-Semons prennent le chemin de l’agriculture raisonnée

       

      Le GAEC « Les Vergers de Planèze » situé sur le plateau de la rive droite du Rhône condense à lui seul les difficultés, mais aussi les espoirs de l’arboriculture, un secteur encore très développé au sein du territoire de Vienne Condrieu Agglomération. De profondes mutations sont en cours.

      Seuls arboriculteurs de la commune de Tupin-et-Semons, non loin d’Ampuis,  les deux frères Bruno et Laurent Basset respectivement 47 et 50 ans, sont organisés en GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun).

      Leur exploitation de quatorze hectares est un condensé des craintes et des espoirs d’une arboriculture qui reste encore très présente sur la rive droite du Rhône, même si d’année en année constatent -ils, le nombre de producteurs s’amenuise.

      Employant une salariée à temps plein et des saisonniers  lors de la taille des arbres et de la récolte des fruits, l’exploitation qui réalise environ 220 000 euros de chiffre d’affaires leur permet de vivre correctement. Mais chaque année révèle son lot de difficultés supplémentaires.

      Deux épisodes de gel l’année dernière, puis l’arrivée en nombre de fruits en provenance notamment d’Espagne ont amené une stagnation des prix. « Nous avons dû maintenir le prix de nos petites pommes à 0,70 euro et celle d’un calibre plus gros à un euro, alors que nos frais augmentent, tels que l’essence, le coût de main d’œuvre, etc.). Nous n’avons pas pu les répercuter sur nos prix », constate Bruno Basset.

      Axé sur une dizaine de variétés de pommes, de la Golden à la Royal Gala (et les plus récentes, comme la Topaz ou la Crimson), cette exploitation commercialise en direct ses productions tout au long de l’année, car à côté des pommes, les deux frères cultivent aussi des fraises, cerises, des pêches, des abricots, un peu de poires, ainsi que des prunes.

      Ils valorisent donc eux-mêmes leurs produits en les vendant directement aux consommateurs, soit eux-mêmes sur les marchés de Vienne et de Vénissieux, ou à travers de deux magasins de producteurs à Ampuis (Valferme) et à Solaize (La croisée des fermes). Ils réussissent ainsi à écouler directement leur production, engrangeant eux-mêmes la valeur ajoutée de leur travail.

      Ils écoulent ainsi par exemple en direct près de 160 tonnes de pommes chaque année.

      Mais ils ont bien conscience que tous ces efforts ne sont pas encore suffisants et qu’il leur faut répondre à la demande des consommateurs qui souhaitent des produits de plus en plus éloignés de l’agriculture productiviste.

      C’est ainsi qu’ils ont engagé depuis plusieurs années un virage vers l’agriculture raisonnée.

      « Nous faisons zéro désherbage chimique. Tout est mécanique, désormais », se félicite Laurent. Un virage qui va encore s’accentuer cette année : « Nous allons diminuer de 80 % les produits phytosanitaires contre l’un de nos principaux ennemis, le vert de la pomme, grâce à des diffuseurs de confusion sexuelle que nous installons dans nos vergers et qui perturbent les verts… », rajoute Bruno.

      Et d’ajouter : « Pour nous, la culture raisonnée, c’est la carte que nous entendons bien jouer, nous avons conscience que c’est vraiment l’avenir… »

      Le GAEC « Les Vergers de Planèze » est associé depuis 2010 à l’opération un fruit pour la récré. Lancé par le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la forêt en 2008, ce programme permet d’organiser la distribution de fruits de saisons, de redonner le gout des fruits et de promouvoir une agriculture locale.

      Les fruits sont issus de l’exploitation des frères Basset, qui associés à deux autres producteurs de la rive droite de Vienne Condrieu Agglomération livrent tous les mardis matin des fruits dans les écoles à tour de rôle.



      Tupin-et-Semons. Tel. 06 78 58 64 67.