Ils font rayonner notre territoire

    • Cadres et créations

      Artisan cadreur installé à Longes depuis vingt ans, Laurent Mounier passe le témoin à une jeune consœur, Hélène Lo-Leblanc. Pour l'heure ils travaillent en doublette. Elle se lancera dans le grand bain en septembre...

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      Artisan cadreur, un métier passion : passage de témoin à Longes…

      Artisan cadreur installé à Longes depuis vingt ans, Laurent Mounier passe le témoin à une jeune consœur, Hélène Lo-Leblanc. Pour l’heure ils travaillent en doublette. Elle se lancera dans le grand bain en septembre…

      Au départ, c’est l’histoire d’une passion qui s’est muée en un métier. Comment expliquer autrement le fait que Longes, commune d’un millier d’habitants possède en son centre un artisan cadreur dont les clients, peintres aguerris et amateurs arrivent de cinquante kilomètres à la ronde, voire plus.

      Laurent Mounier a commencé à jouer les artisans cadreurs pour son plaisir. Il en a ensuite réalisé pour sa famille, des amis. Vu la qualité de ses prestations, cette passion a pris de plus en plus d’ampleur, jusqu’au moment où, il y a une vingtaine d’années, il a trouvé ce local à Longes qu’il a su faire croître et prospérer par le seul « bouche à oreilles ».

      Son atout, le fait de se trouver dans un village et d’avoir des charges fixes très raisonnables, lui permet de proposer des prix particulièrement attractifs.

      Désormais pour lui, l’heure de la retraite a sonné. Mais il entendait bien transmettre à la fois sa boutique et son art.

      Le passage de témoin se fera bien : à une jeune-femme, Hélène Lo-Leblanc mue par les mêmes ressorts. L’encadrement, elle est presque née dedans, ses parents tenant à Saint-Clair-du-Rhône, une boutique multi-services parmi lesquels, l’encadrement.

      Jusqu’à présent, elle a effectué plusieurs métiers sans véritablement de rapport avec l’encadrement, mais la passion et l’entrepreneuriat l’ayant rattrapée, elle a décidé de sauter le pas et de reprendre l’atelier d’encadrement de Laurent Mounier. Pour l’heure, elle travaille en doublette avec le fondateur de l’atelier pour compléter sa formation.

      Un atelier de 100 mètres carrés dont les murs appartiennent à la mairie de Longes et qui de ce fait bénéficie d’un loyer qui n’a rien d’excessif. Ce qui explique sa pérennité. Il est doté d’une surface de vente et d’exposition au rez-de-chaussée et d’un atelier à l’étage où sont fabriqués les cadres. Des cadres dans les prix oscillent selon la qualité des verres et des baguettes, de 50 euros à plusieurs centaines d’euros.

      La clientèle ? « Nous avons de nombreux peintres, mais aussi des particuliers qui sont passionnés par la peinture ou qui veulent encadrer des diplômes, des photos… », explique Hélène.

      Pour l’heure, cette dernière travaille depuis le mois de juillet en doublette avec Laurent Mounier ravi de pérenniser son atelier qu’il lui cédera définitivement au mois de septembre prochain.

      Un métier, celui d’artisan cadreur qui est en fait constitué par un dialogue entre le peintre et l’artisan qui, riche d’expériences, distille des conseils. Ce dernier oriente, fait des propositions d’encadrement, le client faisant valoir son point de vue et choisissant in fine en fonction de la discussion. A charge ensuite à l’artisan de fabriquer le cadre dans son atelier, avant de le livrer.

      La clientèle provient de la Vallée du Gier, mais aussi de Vienne, voire même de Lyon.

      A la rentrée de septembre, Mounier cadres changera de dénomination pour s’appeler « Cadres & Créations » ; on y trouvera aussi des miroirs qu’Hélène Lo-Leblanc, entend fabriquer elle-même.


    • La ferme du Colombet

      La Ferme du Colombet, un exemple d’agriculture biologique Cette exploitation propose : volailles, vaches, céréales et abeilles 100% bio. Clairement, elle défend et revendique une agriculture locale naturelle et accessible. Un bel exemple de circuit court.

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      La Ferme du Colombet, un exemple d’agriculture biologique

      Cette exploitation propose : volailles, vaches, céréales et abeilles 100% bio. Clairement, elle défend et revendique une agriculture locale naturelle et accessible. Un bel exemple de circuit court.

      “ Notre objectif est de proposer à nos clients des produits issus de l’agriculture biologique à des tarifs accessibles“, c’est en ces quelques mots que Philippe Brun résume l’Adn de la Ferme du Colombet. Cette exploitation élève et cultive, sur ses terres, des volailles, des vaches, des abeilles et des céréales. Le tout 100% bio. Et ce concept ne répond aucunement à un effet de mode mais correspond entièrement à la philosophie de ses quatre associés.

      Car cette exploitation, installée au pied du Mont Monnet à Trèves, est née de plusieurs belles rencontres. A l’origine, “il existait deux entités, comme le rappelle Philippe Brun, celle de Florent Chapelle, spécialisée entre autres dans l’élevage de poulets, et celle de Séverine Forel, spécialisée dans apiculture. J’ai rejoint l’aventure avec la production de viande bovine (charolaise, ndlr), et in fine, Camille Branchu, également apicultrice, est venue compléter et enrichir notre exploitation.“

      Aujourd’hui, la Ferme du Colombet a trouvé son rythme de croisière. “ Nous élevons par an environ 6 000 poulets, découpons 11 vaches et produisons entre 1 à 4 tonnes de miel avec près de 300 ruches. Sans parler de l’exploitation de céréales qui pèse également dans nos travaux annuels“. Concrètement, elle propose à la vente : miels, gelée royale GRF, pains d’épices, pollen frais, madeleines, farine, volailles prêtes à cuire, terrines à la coupe, viande séchée, viande fumée…

      Ces différentes productions sont destinées en premier lieu à “ notre clientèle de proximité, comme l’explique Philippe Brun, les gens viennent directement acheter sur place.“ Et le succès est au rendez-vous car “ le consommateur recherche aujourd’hui des produits de qualité. Et ce constat vaut pour l’ensemble de la population. Croire que ce type de production ne trouve échos que chez les CSP+ (les catégories professionnelles les plus favorisées) est un  leurre.

      Aujourd’hui, tout le monde souhaite se nourrir autrement. Nous le constatons. De fait, ajoute-t-il, nous pratiquons des tarifs abordables justement car nous ne souhaitons pas sélectionner notre clientèle mais au contraire l’élargir le plus possible“. Preuve de l’engagement maison, la Ferme du Colombet se veut “Ferme pédagogique“. Autrement dit, elle propose des visites guidées et commentées à ses clients. L’an dernier, elle a accueilli près de 1 200 visiteurs dans ce cadre là. Un authentique succès.

      La Ferme du Colombet est aussi régulièrement présente sur différents marchés de la région dont celui de Collonges-au-Mont-D’Or (69).

      En marge de sa vente sur place, l’exploitation de Trèves fournit un certain nombre de magasins Bio comme BioCoop et plusieurs enseignes Bio dans la vallée du Rhône. “ Il nous semble en effet que les deux modes de distributions ne sont pas incompatibles mais au contraire complémentaires, souligne Philippe Brun,  qui ajoute, toujours dans un souci de proximité, nous travaillons également avec des Amap régionales (association pour le maintien d’une agriculture de proximité/ndlr) ce qui s’inscrit totalement dans notre démarche.“ In fine, Philippe Brun se projette : “ Nous désirons à l’avenir continuer à sensibiliser les gens au bien fondé de notre action.“ Dont acte…


    • Spirulib

      Seul producteur de spiruline de l'Agglomération, Vincent Libeaut joue la carte des circuits courts Il y a quinze ans, personne ne connaissait la spiruline. Elle a connu en quelques années un boom incroyable. Cinq producteurs en 2005, deux cents aujourd'hui, en France ! Parmi eux : Vincent Libeaut qui a installé il y a sept ans son site de production de spiruline, chemin du Viannais à Eyzin-Pinet.

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      Seul producteur de spiruline de l’Agglomération, Vincent Libeaut joue la carte des circuits courts

      Il y a quinze ans, personne ne connaissait la spiruline. Elle a fait en quelques années un boom incroyable. Cinq producteurs en 2005, deux cents aujourd’hui, en France ! Parmi eux : Vincent Libeaut qui a installé il y a sept ans son site de production de spiruline, chemin du Viannais à Eyzin-Pinet.

      En juillet 2013, il lançait sa première production de spiruline. Près de sept années plus tard, Vincent Libeaut a toujours le feu sacré. Non seulement le créateur de la société Spirulib maîtrise parfaitement la production de la spiruline, mais il a également trouvé le modèle économique qui lui permet de vivre et de pérenniser son entreprise.

      Mais d’abord qu’est-ce que la spiruline ?

      « C’est une micro-algue en forme de spirale à l’origine de l’oxygénation de notre atmosphère », décrit l’exploitant.

      Il ajoute : « C’est l’élément naturel le plus riche en protéines : on y trouve de 60 à 70 % de protéines, du fer, des minéraux, des acides gras essentiels, des vitamines… »

      Et de détailler : « C’est un produit naturel, idéal pour les adolescents, les femmes enceintes, les sportifs, les végétariens, les malades qui ont besoin de renforcer leurs défenses immunitaires, les convalescents ou les personnes fatiguées ».

      Vincent Libeaut, 39 ans qui est issu d’un milieu agricole a découvert la spiruline en effectuant des missions humanitaires après son Master de chimie. Pour ce faire, il s’est formé pendant trois mois à sa culture au lycée agricole d’Hyères.

      Il faut savoir que dans certains pays, notamment africains, elle est produite naturellement sur les bords de lacs où la température et l’hygrométrie sont adaptées à son développement. « On a découvert au bord du lac Tchad, une tribu qui la récoltait et en consommait quotidiennement : or, l’on a pu constater que cette tribu avait un faible taux de maladies et était en bien meilleure santé que les tribus voisines… »

      C’est la raison pour laquelle des ONG ont installé des sites de production de spiruline dans de nombreux pays en voie de développement. C’est à travers ce type de missions que Vincent Liebaut a découvert la micro-algue et sa culture.

      Revenu en France, il a décidé de se lancer à son tour dans la production en créant sa société, Spirulib. Il a pour cela bénéficié d’aides financières, notamment d’un prêt d’honneur du réseau Initiative Isère Vallée du Rhône, ainsi que d’une subvention à l’investissement agricole.

      Seul sur sa zone de production composée de trois bassins sous serre, il fait tout, à lui tout seul : de la culture à la récolte de la spiruline, soit de 300 à 350 kilos par saison, mais aussi son séchage qui s’opère lentement ; entre 6 et 12 heures, pour ne pas altérer les qualités de la micro-algue verte. Ladite qualité est d’ailleurs contrôlée plusieurs fois par an par un laboratoire indépendant.

      Il s’occupe également de la commercialisation, directement sur l’exploitation (55 % de la production), mais aussi, via son site de e-commerce (de 20 à 25 %) ou au sein de magasins de la région, style « Ronde des Fermes » pour le reste des ventes, à raison de 150 euros les 100 grammes, ce qui correspond à une ration mensuelle pour une personne.

       



      www.spirulib.com

      06 74 54 52 34


    • Bruneton

      Il a obtenu le titre de maître-confiturier lors d'un concours national en 2004 en Picardie. Depuis Philippe Bruneton est devenu un des grands artisans de la confiture de la région. On peut découvrir ses nectars, sur place, à Longes.

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      Longes héberge l’un des rares maîtres confituriers français : Philippe Bruneton

      Il a obtenu le titre de maître-confiturier lors d’un concours national en 2004 en Picardie. Depuis Philippe Bruneton est devenu un des grands artisans de la confiture de la région. On peut découvrir ses nectars, sur place, à Longes.

      Il arrive du Japon où il était invité début avril par la Foire française d’Osaka. Philippe Bruneton est une sommité dans l’art de la confiture et il est installé à Longes. Deux raisons à cela, sa compagne, Marie-Françoise qui travaille avec lui est originaire de la commune : ils se sont installés dans l’ancienne maison de la grand-mère qu’ils ont baptisée « Les saisons de Rosalie », à son nom.

      D’autre part, Longes étant situé dans le massif du Pilat, le pays des arboriculteurs et notamment celui de la pomme ; ils se retrouvent de facto au cœur d’une de leur source d’approvisionnement. « Nous nous approvisionnons essentiellement en circuit court, dans le Pilat, la Drôme, essentiellement dans la région Rhône-Alpes », précise Philippe Bruneton.

      Il n’y a pas de formation pour être confiturier en France : ils ne sont pas assez nombreux, on estime leur nombre à environ deux cents seulement. De facto, Philippe Bruneton est donc un autodidacte de la confiture. Il est tombé dedans, non pas tout petit, mais d’abord comme cuisinier, sa formation de base, effectuée au lycée hôtelier de Dardilly où il a obtenu son BEP et CAP de cuisine.

      « C’est une interview par Bernard Pivot d’une confiturière alsacienne qui venait d’écrire un livre, Christine Ferber, qui a constitué le facteur déclenchant », explique-t-il. Il a commencé par faire des confitures en famille, puis pour des amis et les demandes étant de plus en plus nombreuses, il a décidé d’en faire son métier. Son diplôme de Maître confiturier, il l’a obtenu de haute lutte lors d’un concours en 2004 en Picardie, lorsqu’il a reçu le prix du meilleur confiturier de France. La confiture est pour lui une affaire de temps : « Il faut laisser le temps aux fruits d’atteindre leur pleine maturité. Prendre aussi le temps de la préparation, de la cuisson. Et enfin donner du temps à la dégustation et au partage… », décrit Philippe Bruneton. C’est cette prise en compte du temps qui fait toute la différence entre une confiture industrielle et une autre artisanale.

      Depuis les affaires marchent plutôt bien pour lui et sa compagne. Ils ont ainsi pu créer une large gamme de près de 200 variétés de parfums (120 références en moyenne par année, selon la mode du moment et les fruits sur le marché) « Chaque année, nous proposons de nouvelles créations ».

      Son top 3 : Fraise-basilic ; Pomme caramel-beurre salé avec la golden du Pilat et Poire Williams-gingembre confit…

      Pour la distribution, là encore – environ 50 000 pots de confiture produits par an- Marie-Françoise et Philippe sont adeptes du circuit court. On trouve d’abord leurs confitures à Longes, dans la boutique qu’ils ont créée. On peut les déguster le week-end dans la zone de dégustation. « Je vends également dans la région via des cavistes, des restaurants, des épiceries fines, des boulangers », ajoute-t-il.

      Il est sans cesse à la recherche de nouvelles saveurs. Parmi ses dernières créations : le confit de bière présenté lors du dernier salon Sirha à Lyon-Eurexpo…

       



      Mail : contact@confiture-bruneton.com

      www.confiture-bruneton.com


    • A.Fresco

      Ils sont peu nombreux et sont désormais concurrencés par les graffeurs. Basée à Eyzin-Pinet, la société A.Fresco de Patrick Commency peint des fresques dans toute la France, après en avoir réalisé beaucoup à Lyon. Il fait partie du dernier carré de muralistes dont le travail est toujours recherché par les communes.

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      Eyzin-Pinet recèle sur son territoire l’un des rares muralistes français.

      Ils sont peu nombreux et sont désormais concurrencés par les graffeurs. Basée à Eyzin-Pinet, la société A.Fresco de Patrick Commency peint des fresques dans toute la France, après en avoir réalisé beaucoup à Lyon. Il fait partie du dernier carré de muralistes dont le travail est toujours recherché par les communes.

      Lorsque vous arrivez dans le centre d’Eyzin-Pinet, votre regard est inévitablement attiré par une grande fresque peinte sur un mur en contrebas de l’église. Elle est signé Patrick Commency dont la société A.Fresco est installée à Eyzin-Pinet.

      Débutant sa carrière à Lyon au sein de la célèbre entreprise « Cité Création » qui a peint de nombreux murs à Lyon, lorsqu’il a quitté cette Scoop, il a choisi Eyzin-Pinet pour son calme et le grand atelier dans lequel il prépare ses œuvres. Il a en effet créé avec sa compagne, Marion Pillard, sa propre société, se faisant accompagner par des peintres indépendants lorsqu’il doit mener un chantier dans la région ou à l’autre bout de la France. C’est le cas actuellement à Aurec-sur-Loire, en Haute-Loire où il installe six fresques dans le bourg ancien à la demande de la municipalité.

      Il faut savoir que le gros du travail se situe dans l’atelier du muraliste. Il peint son œuvre sur une toile marouflée qui est ensuite collée sur le mur. « Cela permet à l’œuvre de se conserver beaucoup plus longtemps que si elle avait été peinte directement sur le mur », explique Patrick Commency. Il précise : « ce qui entoile le mur qui reste nickel après… »

      A plus de 90 %, la majeure partie de sa clientèle est constituée des communes qui, pour se mettre en valeur, lancent un appel d’offres pour « habiller » d’une fresque tel ou tels pans de murs de la cité ; le plus souvent des trompe-l’œil, comme on peut le voir à Lyon, par exemple, avec la fresque des Canuts ou celle dite des Lyonnais auxquelles Patrick Commency a participé.

      Sa plus grande fresque ? « Un parking qui était installé dans une usine désaffectée à Levallois-Perret. Nous étions 32 à travailler sur ce chantier, composé de six grandes fresques ! », se remémore-t-il. La fresque de la gare de Vienne en hommage aux soldats de la guerre 14-18, c’est lui aussi.

      Au total, il peint de huit à dix fresques par an. Le coût pour une municipalité s’étage entre 250 et 400 euros le mètre carré, selon la complexité des motifs. « Une fresque, cela permet d’embellir des murs pas toujours très beaux. Cela donne aussi une identité à la ville qui accueille la fresque : les gens se l’approprient, s’y reconnaissent. »

      « Le plus souvent, c’est un sujet libre : les municipalités nous expliquent le sujet qu’elles veulent voir traiter : nous leur faisons une proposition qui, le plus souvent est acceptée », décrit-il.

      Frédéric Commency qui est passé par les Beaux-Arts de Lyon, ne se considère pourtant pas comme un artiste : « Nous sommes plutôt des artisans du bâtiment », explique-t-il. Peut-être, mais des artisans à haute valeur ajoutée.



      Tel: 04 74 58 44 10

      a-fresco.com




    • Gerken

      Gerken fabrique dans ses ateliers des milliers de produits « de niche » La SNCF, les fabricants d'éoliennes ou encore l'industrie : tels sont quelques-uns des clients de la société Gerken, installée sur la ZAC de l'Orme à Condrieu. Une entreprise de treize salariés qui a développé un savoir-faire que seules possèdent quelques entreprises. Elle fabrique des petites séries d'éléments utilisant le carbone ou le graphite, indispensables, par exemple, pour faire rouler les trains ou faire tourner les éoliennes.

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      Gerken fabrique dans ses ateliers des milliers de produits « de niche ».

      La SNCF, les fabricants d’éoliennes ou encore l’industrie : tels sont quelques-uns des clients de la société Gerken, installée sur la ZAC de l’Orme à Condrieu. Une entreprise de treize salariés qui a développé un savoir-faire que seules possèdent quelques entreprises. Elle fabrique des petites séries d’éléments utilisant le carbone ou le graphite, indispensables, par exemple, pour faire rouler les trains ou faire tourner les éoliennes.

      Il n’y a pas que des vignes ou des commerces à Condrieu. On y pratique aussi l’industrie. L’une des entreprises les plus importantes du petit pôle industriel de la commune est Gerken.

      Le vin a joué un rôle dans sa création, car l’homme qui a créé cette société en 1986, Léopold Gerken en était un grand amateur. C’est la raison pour laquelle il a jeté son dévolu sur Condrieu, au cœur des Côtes-du-Rhône septentrionales pour créer l’entreprise qui porte son nom. Comme pour les start-up, la petite histoire raconte que les débuts de Gerken ont eu pour cadre un garage.

      Et ce, avant d’installer l’entreprise dans une « usine en blanc » qu’avait construit la municipalité d’alors dans le but de développer des emplois. Gerken, qui a ensuite repris en 2008 et 2009 des locaux contigus, en est désormais le propriétaire : l’entreprise se déploie sur près de 1 200 mètres carrés.

      La spécialité de cette entreprise d’origine belge, mais désormais dans l’orbite de la société américaine Wabtec (20 000 salariés), via une de ses filiales françaises Faiveley, c’est ce qu’on appelle des produits « de niche », c’est-à-dire correspondant à un marché peu concurrencé car très spécifique et ne nécessitant pas de longues séries. Impossible ainsi à produire sur une chaîne. Les produits qu’élabore Gerken sont à base de carbone ou de graphite qui possède la même structure moléculaire que le diamant et est doté d’une forte conductivité électrique et d’une grande résistance à la chaleur ; ces deux matériaux étant choisis pour leurs propriétés spécifiques.

      Des produits réalisés façon cousu-main par les cinq techniciens des ateliers. Laurent Guillot, ingénieur Itech-Lyon, le directeur de Gerken France dans l’entreprise depuis 2001 explique : « nous ne fabriquons pas de matériaux à Condrieu, ni n’effectuons de traitements chimiques ou thermiques : nous procédons à l’assemblage, à la finition et effectuons un peu d’usinage ».

      L’un des plus importants clients de la société est la SNCF, et au-delà toutes les entreprises qui fabriquent ou utilisent des véhicules utilisant l’électricité pour se mouvoir et circulant sur des rails : des trains, des tram-trains, des tramways. Parmi les clients de Gerken, on trouve aussi par exemple le groupe Alstom.

      Pour tous ces clients, Gerken fabrique des balais en carbone, nécessaires pour faire fonctionner les moteurs ou des retours électriques vers les voies pour permettre à l’électricité de s’évacuer. Ou encore des « baguettes » qui assurent la jonction avec les fils électriques des caténaires SNCF. La société condriote fabrique aussi des « balais » pour les alternateurs d’éoliennes. Son troisième débouché est l’industrie : elle fabrique des « conducteurs » pour guider le verre plat de l’usine Eurofloat de Salaise-sur-Sanne, par exemple ou pour les usines d’aluminium. Plus récemment, plus high Tech encore, l’entreprise propose aussi désormais des outils de maintenance préventive permettant de détecter l’usure des fils électriques des trains ou des tramways : elle vient ainsi d’effectuer tout un panel de mesures au sein du réseau du tramway de Lyon.

      Tous ces matériaux sont élaborés par un service d’ingénierie de deux personnes. Au total, l’entreprise emploie treize salariés. Au sein des ateliers, les produits sont testés en conditions réelles et vérifiés, voire même revérifiés. « Il n’est pas question qu’un moteur de train tombe en panne par exemple, bloquant plusieurs milliers de voyageurs et coûtant à la SNCF plusieurs centaines de milliers d’euros. Ce que nous produisons ici est fiable à 100 %. Nous avons des clients très rigoureux », souligne Laurent Guillot avec un large sourire. Pour ce faire, l’usine est certifiée iso 9001 et s’apprête également à l’être pour la norme iso 14001.

      Une relation de confiance s’est ainsi créée avec ses clients, gage de pérennité de l’entreprise. En 2001, Gerken réalisait 2 millions d’euros de chiffre d’affaires. Cette année, elle en prévoit 6 millions dont 15 % à l’export ; et ce, avec le même nombre de salariés…



      04 74 59 59 15

      www.gerken.f


    • Gonzales

      Spécialiste de la mécanique et de la construction d’équipements industriels

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      Implantée zone de la Craz à Estrablin, cette entreprise créée par André GONZALES, son actuel président, fête cette année ses 40 ans.  Reconnaissance ultime de son savoir-faire et de son expertise, elle vient de recevoir le « Supplier Awards » : une distinction de Michelin aux 4 meilleurs fournisseurs pour leur contribution exceptionnelle en 2010. Le site d’Estrablin compte une quarantaine de salariés, dont certains sont là depuis la création de l’entreprise.



      04 74 59 44 60

      http://www.gonzales.fr/


    • General Electric

      Il ya trois ans, GE Energy achetait son fournisseur Novat et Bey à Chonas, spécialisé dans l’usinage de pièces venues de fonderies de précision.

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      Un nouveau départ donc pour ce site qui emploie aujourd’hui 35 personnes et produit quasi artisanalement les éléments de 5 à 100 turbines à gaz pour centrales électriques par an. 95 % de la production est destinée à l’export.

      Pour le directeur du site Chonas, Stanislas Bourot, « cette filière 100% française est un modèle exemplaire de notre capacité de production en France ».

      Dernière en date, signature d’un partenariat avec EDF le 8 décembre 2011 pour un nouveau type de centrale électrique, une première mondiale à 400 millions d’euros la mise à Chonas-L’Amballan.



      04 74 15 94 76


    • GONZALES : études et réalisation d’équipements industriels

      Il existe encore de belles entreprises industrielles dans la région viennoise. En témoigne la société Gonzales basée sur zone de la Craz à Estrablin. Créée par André Gonzales, cette entreprise qui s'est forgée une belle réputation dans les machines spéciales a un nouveau président, Damien Gonzales, 35 ans, et de nouveaux projets...

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      Le parcours d’André Gonzales est à lui seul le plus bel hommage que l’on puisse faire à l’entrepreneuriat.
      Doté d’un CAP de fraiseur, ce dirigeant de soixante-quatre ans a su construire une très belle entreprise, Gonzales, basée à Estrablin où se situe son siège social et ses quarante-quatre salariés.
      La martingale de cette réussite : la rigueur et la passion. La société Gonzales, spécailisée dans l’étude et la réalisation d’équipements industriels, fabrique des machines spéciales, des « moutons à cinq pattes » qui demandent une très grande technicité.
      Un exemple : depuis l’origine, l’entreprise estrablinoise est sous-traitante du pneumaticien Michelin qui lui commande régulièrement des machines spéciales destinées à intégrer ses lignes de fabrication de pneus en Auvergne, mais plus sûrement encore en Chine, au Brésil ou dans les autres pays où Michelin est implanté. Une collaboration qui, fait rare, a valu à la société Gonzales un « Award du meilleur fournisseur de machine ».
      L’entreprise Gonzales a peu de clients, mais ceux-ci sont fidèles et figurent parmi le who’s who de l’industrie françaises : Areva, Alstom, Saint-Gobain, ou encore l’américain Procter & Gamble, etc. ; excusez du peu !
      André Gonzales a débuté dans le métier comme artisan sur la commune de Septème. Il a ensuite installé son entreprise à Estrablin, ses premiers locaux s’avérant trop petits pour pouvoir faire face à une demande grandissante.
      En matière industrielle, qui n’avance pas recule. André Gonzales a ainsi successivement repris une entreprise haut-savoyarde spécialisée dans la mécano-soudure, a ouvert une base en Roumanie, acquis une autre entreprise très axée robotique et automatisme à Toussieu ; et enfin développé une unité de maintenance à Saint-Etienne.
      Après un passage sur les bancs de la faculté et un diplôme à l’ESC Saint-Etienne, son fils Damien, 35 ans, après avoir sillonné le monde pour diverses entreprises, a intégré ensuite l’entreprise familiale, après avoir fait ses preuves de manager.
      Son père lui a proposé un très beau challenge : construire et mettre en route une usine en Roumanie, pour que Gonzales puisse suivre ses clients à l’Est.
      « Sans ce développement et toutes ces diversifications, nous n’existerions peut-être plus », estime André Gonzales.
      Passage de témoin
      Nouveau stade important pour l’entreprise : le passage de témoin d’une génération à l’autre. Damien Gonzales a pris en décembre dernier la présidence de la SAS (Société à Actions Simplifiée) Gonzales, succédant à son père à la tête de l’entreprise.
      Ce dernier va continuer de l’accompagner pendant deux ans, avant de prendre une retraite amplement méritée.
      Parmi les projets dans les cartons : la création d’une nouvelle usine en Asie, une région que connaît bien Damien Gonzales pour y avoir travaillé entre sa sortie de l’ESC Saint-Etienne et son intégration dans l’usine familiale. Là encore, il s’agit de suivre les grands donneurs d’ordres de la société, désormais tous présents dans cette partie du monde.
      Un nouveau challenge qu’aura à relever Damien Gonzales, perpétuant une tradition entrepreneuriale manifestement bien ancrée dans la famille.


    • Coraline

      Gérée depuis vingt-et-un ans par Nicole Oriol, la boutique de prêt-à-porter Coraline située dans le centre-ville a su fidéliser de nombreuses clientes et sait en attirer de nouvelles. A l'instar du commerce dans son ensemble qui a su conserver son dynamisme à Condrieu, avec l'appui de nombreuses animations tout au long de l'année.

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      Le commerce de centre-ville résiste bien à Condrieu : la preuve par Coraline.

      Gérée depuis vingt-et-un ans par Nicole Oriol, la boutique de prêt-à-porter Coraline située dans le centre-ville a su fidéliser de nombreuses clientes et sait en attirer de nouvelles. A l’instar du commerce dans son ensemble qui a su conserver son dynamisme à Condrieu, avec l’appui de nombreuses animations tout au long de l’année.

      On sait qu’en matière de commerce, les villes moyennes souffrent en France. Parmi les raisons qui expliquent cette situation : la multiplication des zones commerciales périphériques ces dernières années et les ventes en ligne.

      Pourtant, le commerce à Condrieu semble bien moins souffrir qu’ailleurs. Pour preuve le tissu commercial reste dense et on ne voit pratiquement pas de rideaux baissés. Et l’on y trouve encore une vraie vie commerciale qui a disparu ou diminué en grande partie dans certaines communes voisines.

      Pour se convaincre du maintien du dynamisme commercial de la commune, il suffit de se rendre chez Coraline, une boutique de prêt-à-porter d’une superficie de 50 mètres carrés située rue Jean Peyret dans le centre-ville : elle est tenue depuis 21 ans par Nicole Oriol.

      Nicole Auriol, le commerce, elle l’a dans le sang, puisqu’elle le pratique depuis l’âge de 17 ans, ayant d’abord travaillé à Vienne dans différents magasins de prêt-à-porter comme Colifichet, ou Caroll par exemple, avant de reprendre la boutique Coraline dont la propriétaire partait à la retraite.

      Petit à petit, tout en conservant les clientes de la boutique, elle a su la faire évoluer vers des marques tendances. On y trouve ainsi la fameuse marque espagnole Desigual, mais aussi Pause-Café, Marble, Betty Barclay, Jus d’Orange ou encore « Rêvé » pour les manteaux…

      C’est cette variété qui fait, estime-t-elle, la réussite de son magasin qui s’adresse à une palette très large de clientes : de « 25 à 80 ans, avec des tailles adaptées à toutes ».

      « Nous n’avons pas de franchise à Condrieu. En tant que commerçante indépendante, j’ai une totale liberté et je peux présenter une large gamme de marques et donc de vêtements, ce qui est de plus en plus rare dans les grandes villes avec la multiplication des franchises », explique Nicole Oriol.

      Sa clientèle est condriote et vient d’une dizaine de kilomètres alentour. « Beaucoup de femmes qui travaillent à l’extérieur en semaine n’ont pas obligatoirement envie de reprendre leur voiture le week-end pour faire leurs courses. Comme elles trouvent un large choix chez Coraline, elles deviennent des clientes fidèles. »

      Et d’ajouter : « Elles viennent aussi rechercher le conseil, la considération, la convivialité, le service : des retouches par exemple ou la possibilité de payer en trois fois sans frais, une carte de fidélité et une possibilité de chèques cadeaux ». Une démarche naturelle chez Nicole Oriol aux petits soins pour ses clientes, ce qui, assurément, plaît. Pour preuve : elle a également des Viennoises comme clientes.

      Autre atout : Condrieu compte deux autres magasins de prêt-à-porter, dont un mixant vêtements et chaussures : « Nous avons la chance d’être complémentaires : cela élargit l’offre de la commune », se félicite Nicole Oriol.

      Ce regain du commerce à Condrieu s’est traduit l’année dernière par la relance de l’association de commerçants dont Nicole Oriol fait partie et qui compte trente-six commerces adhérents. Les animations qu’elle développe, telles que le 8 décembre, un Black Friday, une Quinzaine Commerciale etc…, participent à l’attractivité de Condrieu et à son image de bourg commerçant vivant.




    • Condat

      Condat entend poursuivre sa croissance en menant une active politique de diversification Après avoir repris les sociétés Sicobel, puis Pharm'up, le groupe familial Condat est engagé dans une ambitieuse entreprise de diversification dans le domaine de la santé/beauté qui devrait perdurer. Face aux grands chimistes, il ne reste plus que quelques indépendants. La société familiale Condat, créée par François Condat, le premier de la dynastie de cette entreprise familiale, en fait partie.

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      Condat entend poursuivre sa croissance en menant une active politique de diversification

      Après avoir repris les sociétés Sicobel, puis Pharm’up, le groupe familial Condat est engagé dans une ambitieuse entreprise de diversification dans le domaine de la santé/beauté qui devrait perdurer. Face aux grands chimistes, il ne reste plus que quelques indépendants. La société familiale Condat, créée par François Condat, le premier de la dynastie de cette entreprise familiale, en fait partie.

      Avec actuellement à sa tête Claude Bercq, président du directoire, le premier dirigeant qui ne fait pas partie de la famille, Condat doit sa pérennité aux marchés de niche où elle est installée.

      L’un de ses plus gros marchés est la lubrification des énormes tunneliers qui forent la terre dans le monde entier : on creuse de plus en plus de tunnels et Condat, parmi ses autres lubrifiants, vend de plus en plus d’huiles spéciales dont ont besoin ces mastodontes. Un marché de niche, c’est bien, mais c’est insuffisant pour assurer un développement que l’actionnaire souhaite soutenu.

      C’est la raison pour laquelle Condat s’est tourné vers un second marché, celui des cosmétiques, en rachetant en 2014 le Laboratoire Sicobel dont le siège était situé à Dardilly. Sa spécificité, ses produits de beauté avec en tête la gamme Placentor Vegetal, sont vendus en pharmacie et parapharmacie.

      Les salariés de Sicobel ont quitté Dardilly pour s’installer sur le site de Condat à Chasse-sur-Rhône, à raison de 1 800 mètres carrés de production, 1 400 de stockage et près de 900 mètres carrés de bureaux. Un site qui est désormais opérationnel et qui accueille donc in situ les 115 collaborateurs de Sicobel.

      En s’installant sur le site de Chasse-sur-Rhône, le groupe vise des synergies entre ses équipes et ses outils de recherche. Ainsi, de nouvelles gammes sont annoncées, à l’instar de CComBio Homme, lancé l’année dernière. La gamme femme devrait aussi voir arriver des nouveautés.

      S’est ajouté en 2016 le rachat de Pharm’up, spécialisée dans la distribution en pharmacie et parapharmacie. Cette société est restée à Grenoble, le site de Condat à Chasse-sur-Rhône assurant désormais la logistique et le stockage. Mais ce n’est pas tout. Le site sur lequel Condat est installé est vieillissant. Il méritait un coup de neuf, aussi bien pour les bureaux que pour les laboratoires, voire encore le restaurant d’entreprise.

      Condat est ainsi engagé dans un important plan d’investissements: « un lourd investissement de 15 millions d’euros : c’est une nécessité pour augmenter la capacité de notre outil de production et notre productivité », précise Claude Bercq.

      Ce dernier ajoute « qu’il s’agit d’accroître aussi par l’investissement le bien-être de nos salariés : nous revendiquons une vraie dimension sociétale, en développant des cycles de formation pour notre personnel, une école de la deuxième chance, des cours de philosophie, de stratégie, de coaching… » A l’arrivée, l’entreprise ne cesse de se développer et compte à ce jour sur Chasse-sur-Rhône, près de 300 salariés, sur 650 au niveau mondial. Le président du directoire ne cache pas que d’autres projets de diversification sont à l’étude, suite à la réussite des dernières en date…



      Tel. 04 78 07 38 86

      www.condat.fr


    • Calor

      L'information était tombée en février dernier, via un communiqué du groupe Seb : les fabrications de l'usine que le groupe réalise à Saint-Jean-de-Bournay allaient être rapatriées à Pont-Evêque, amenant le transfert de près de 160 salariés. Pourquoi une telle décision, quelles conséquences et quel avenir pour ces salariés ? Entretien avec Ingrid Johanis, directrice de l'usine Calor de Pont-Evêque en charge de ce dossier.

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      Ingrid Johanis, directrice de l’usine Calor : « 7 300 m2 de nouveaux ateliers seront prochainement construits à Pont-Evêque »

      L’information était tombée en février dernier, via un communiqué du groupe Seb : les fabrications de l’usine que le groupe réalise à Saint-Jean-de-Bournay allaient être rapatriées à Pont-Evêque, amenant le transfert de près de 160 salariés. Pourquoi une telle décision, quelles conséquences et quel avenir pour ces salariés ? Entretien avec Ingrid Johanis, directrice de l’usine Calor de Pont-Evêque, en charge de ce dossier.

      Pourquoi cette décision de rapatriement des fabrications de Saint-Jean-de-Bournay à Pont-Evêque ?

      Ingrid Johanis-Nous visons un objectif de compétitivité et d’efficacité industrielle.

      En effet, les fers à repasser et les centrales à vapeurs que nous produisons connaissent un renouvellement accéléré de leurs gammes. Or, ces nouvelles gammes sont de plus en plus techniques, ce qui se répercute dans l’outil industriel. De même nos clients nous demandent de plus en plus de personnaliser leurs produits.

      Tout ceci nécessite de grosses machines qui n’existent pas à Saint-Jean-de-Bournay, l’usine saint-jeannaise n’étant pas adaptée pour les accueillir. Il faut savoir que désormais avec une seule machine nous arrivons à fabriquer tout en un.

      L’usine de Pont-Evêque est donc, elle, adaptée ?

      Oui, nous avons de la place puisque nous bénéficions d’importantes réserves foncières : l’usine fait 32 000 m2 et nous possédons 100 000 m2 de terrains. Ce qui va nous permettre de construire deux nouveaux ateliers : l’un pour le stockage et le second pour la plasturgie. Cet ensemble va représenter un agrandissement de 7 300 m2 de la superficie de l’usine, soit encore un investissement global de 15,4 millions d’euros : ce qui est très important ! Je suis ravie que l’on investisse à nouveau et à ce niveau dans l’industrie en France.

      Tous les salariés de Saint-Jean-de-Bournay vont-ils être transférés à Pont-Evêque ?

      Il y a actuellement très précisément 619 salariés à Pont-Evêque et 162 à Saint-Jean-de-Bournay qui, je vous le confirme, retrouveront leurs postes.

      Nous comptons également embaucher des alternants car nous avons besoin de plasturgistes, des compétences d’un haut niveau que l’on trouve de plus en plus difficilement sur le marché du travail.

      Quels vont être les gains de compétitivité ?

      Ils tiendront au fait que nous produirons sur un seul site. De même, les camions n’effectueront plus 140 000 kilomètres par an, entre Pont-Evêque, Saint-Jean-de-Bournay et notre plate-forme de stockage, ce qui nous fera économiser 15 tonnes de CO2. Au passage par ailleurs, comme nous allons en profiter pour améliorer nos process de fabrication, nous allons aussi économiser 11 000 mètres cubes d’eau de la Gère dans laquelle nous nous approvisionnons.

      Quel va être le calendrier ?

      Le premier bâtiment destiné au stockage va sortir de terre en août 2019. Et fin 2019 pour le second consacré à la plasturgie.

      Le transfert des salariés, ainsi que celui des machines, au nombre de trente-quatre, pourront ainsi débuter au premier semestre 2020.

      Avec quel état d’esprit entamez-vous ce transfert ?

      C’est un beau projet qui redonne la primauté à l’industrie : c’est une vraie aventure industrielle et je suis fière d’y participer. Il faut savoir qu’il n’y a pratiquement plus de site de fabrication de centrales à vapeur et de fers à repasser en Europe : ils sont tous délocalisés en Asie.

      Chez Seb, nous avons fait le choix de produire en France : ce transfert va nous permettre d’améliorer encore notre compétitivité et donc de mieux produire et d’améliorer notre part de marché. Sachez que nous fabriquons déjà à Pont-Evêque six millions de produits par an !



      https://www.calor.fr/


    • Contact RH

      Nouveau Partenaire viennois du recrutement et de l’intérim, Contact RH accompagnera jour après jour d’une part les entreprises et les collectivités publics dans la gestion de leurs ressources humaines et d’autre part les collaborateurs intérimaires et les candidats dans la gestion de leur parcours professionnel.

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      Fort de son expertise du marché de l’emploi, Contact RH étend son activité et propose à ses clients toute une gamme de services en Gestion des Ressources Humaines. A coté de l’activité traditionnelle du travail temporaire, un nouveau département Conseil en Recrutement est créé : ainsi Contact RH sera à votre service pour vous accompagner dans les différentes étapes de vos recrutements CDD et CDI (employés, Ouvriers qualifiés, Agents de maitrise, Middle managers et Cadres).

      Cette implantation volontairement locale et cette connaissance approfondie de votre bassin d’emploi nous permettra de vous aider dans vos projets de recrutement en CDD/CDI et de vous conseiller sur toutes vos réflexions en matière de Ressources Humaines.


    • Cabinet Jacques Lagier

      Créé dans l’enthousiasme en 1999 par l’expert-comptable fraîchement diplômé en quête de perspectives nouvelles Jacques Lagier, le cabinet du même nom emploie aujourd’hui 17 personnes : treize au service comptable (enregistrement de factures, révision de comptes, production des états financiers, commissariat au comptes…) et quatre au service social (paies et conseils connexes).

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      Que la matière soit fiscale ou sociale, la demande du client s’avère pressante, vu « la complexité accrue et l’insécurité permanente liée à l’activité intense du législateur, » selon J.Lagier. « Nous sommes actuellement trois associés dont un jeune diplômé particulièrement performant. Notre clientèle : essentiellement des TPE et quelques PME dans des activités industrielles, commerciales ou artisanales.»…

      Et si le contexte général est, disons morose, J.Lagier affiche une certaine sérénité, un chiffre d’affaires 2012-2013 de 1.8M € et table sur le franchissement de 2M € horizon 2014-2015. Sa recette : « Continuer de faire son travail humblement et sérieusement dans le respect des conditions de l’exercice libéral. » Tout simplement.



      04 74 78 29 77

      http://cabinetlagier.fr/


    • Cabinet Brière

      Basé à l’Espace Saint-Germain à Vienne, le cabinet d’études Brière se positionne comme précurseur dans l’utilisation des « scans dynamiques 3D ». Cette nouvelle technologie permet de numériser entièrement une ville et ses réseaux, offrant à la fois un important gain de temps et une grande efficacité à tous les opérateurs qui interviennent sur les réseaux.

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      L’innovation est incontestablement vecteur de développement économique. Philippe Jeudy, Pdg du Cabinet Brière créé en 1967 et installé à l’Espace Saint-Germain à Vienne en est la parfaite illustration.
      Acquérant pour 100 000 euros un système laser avec ses logiciels, il s’est lancé dans une activité complémentaire à ce bureau d’études : la laserographie.
      S’appuyant sur un savoir-faire qui s’est développé au cours de plusieurs décennies et en installant son système laser sur une camionnette qui sillonne les rues, il est capable de passer au scanner une ville toute entière en l’espace de une ou deux semaines de travail seulement.
      Cela signifie que, non seulement les rues, son mobilier urbain, l’éclairage public, mais aussi l’ensemble des réseaux extérieurs ou souterrains, etc., réussissent à être numérisés « avec une précision de l’ordre du centimètre », se félicite Philippe Jeudy.
      Il a déjà expérimenté cette manière de procéder extrêmement innovante à Thonon et à Annemasse pour la plus grande satisfaction de ces collectivités locales.
      Celles-ci se retrouvent, une fois leur ville passée au scanner, avec l’immense avantage de bénéficier d’une base de données à la fois très complète et d’une très grande précision. Un travail qui auparavant pouvait demander près d’un an de travail selon les moyens traditionnels !

      Cette démarche intéresse non seulement les municipalités ou communautés de communes, mais aussi les opérateurs amenés à intervenir en milieu urbain, à l’instar d’EDF ou d’ERDF, par exemple.
      « Toutes ces données récoltées en 3D donnent de solides bases facilitant l’aide à la décision », s’enthousiasme Philippe Jeudy. A la clef, de très solides économies pour tout le monde.
      Géomètre de formation, Philippe Jeudy, 55 ans, est devenu en 1976 l’actionnaire principal de ce cabinet de quatorze personnes installé à l’Espace Saint-Germain. Il a réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires de 1,2 million d’euros.
      Vu le fort intérêt que suscite ce savoir-faire, il devra sans doute embaucher à l’avenir pour répondre à un besoin qui pourrait devenir important.

      En 2013, Philippe Jeudy a été invité par le fabricant de ce matériel à présenter son ses réalisations à Las Vegas, lors d’un congrès international : il a vivement intéressé tous les experts présents, venus du monde entier : il bénéficie incontestablement d’un temps d’avance !



      04 74 31 50 70

       


    • Critical Error

      Qu'il s'agisse des particuliers ou des entreprises, le besoin d'avoir, en matière informatique, un dépannage et une maintenance efficaces et rapides, mais qui ne soit pas hors de prix, est très fort. Dans la région viennoise, comme ailleurs. C’est sur ces trois critères que Bernard Boirivent a développé sa petite société qui croît rapidement.

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      Les plus anciens s’en souviennent sûrement encore. « Critical Error » ! Tel est le message qui s’affichait sur l’écran bleu de l’ordinateur sous Windows, il y a de nombreuses années de cela, le tout suivi d’une sonnerie stridente, lorsqu’il tombait en panne. Traumatisant !

      « Critical Error » : c’est le nom qu’a choisi avec humour Bernard Boirivent pour dénommer sa société de dépannage et de maintenance informatique basée à Serpaize dans l’agglomération viennoise.

      Un domaine au sein duquel, hormis de grosses sociétés, souvent hors de prix et qui souvent ne se déplacent que pour de gros dépannages, on ne trouve que peu d’artisans.

      Bernard Boirivent s’intitule artisan-commerçant. Et a comme tout artisan qui se respecte, un sens aigu du service. Ce que peuvent confirmer tous ceux, particuliers ou entreprises qui ont pu avoir affaire à lui.

      Son moteur : Bernard Boirivent est curieux de tout, à commencer par l’informatique. C’est un passionné. « Ce que j’aime dans l’informatique, c’est qu’il y a toujours à apprendre », explique-t-il.

      Electro-mécanicien de formation, son parcours professionnel l’a amené à faire plusieurs métiers, ceux touchant à sa formation de base, mais aussi à tenir un bar à l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry, puis le long de la Saône, mais encore à être cadre dans une société spécialisée dans les produits béton et même animateur dans une association de montage et de cadrage vidéo.

      Mais la découverte de l’informatique, à vingt-deux ans, a été l’élément déclencheur. Il a compris que telle était sa vraie vocation ; c’est là où il pourrait le mieux s’exprimer.

      Il a d’abord appris l’informatique en autodidacte, puis ensuite, à quarante ans, en reprenant des études Bac+2 de « développeur informatique » à l’AFPA, non loin de Grenoble pour sortir plus que jamais outillé. « J’ai appris cinq langages informatiques, deux méthodes, c’était très pointu et j’avais des professeurs vraiment au top », se remémore-t-il.

      Face à tous les types de pannes qu’il peut rencontrer, il sait être opiniâtre et ne lâche jamais le morceau.

      « Je pratique surtout le dépannage. Mais je fais aussi de la maintenance et surtout de la prévention, ainsi que du conseil aux entreprises, PME ou TPE », précise-t-il.

      Il se déplace le plus souvent, mais fait aussi du dépannage à distance, ce qui est désormais possible sur la plupart des ordinateurs. Il a ainsi récemment dépanné un ancien client installé désormais à Miami qu’il avait connu dans la région et qui est parti s’installer en Floride.

      Il s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises, à des tarifs qui restent abordables : 56 euros hors taxe l’heure, déplacement compris. Il se déplace en effet dans un rayon de quinze à vingt kilomètres autour de Serpaize, c’est-à-dire dans la grande agglomération viennoise, Vienne compris bien sûr.

      Sa petite société d’artisan-commerçant se développe un peu plus chaque année. Il a ainsi réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires de 66 000 euros, avec une hausse à deux chiffres qui devrait perdurer cette année.

      « Le bouche à oreilles prend du temps, mais lorsque c’est lancé… », se félicite-t-il avec un large sourire…



      06 10 12 80 26

      bernard@critical-error.fr


    • Novasep

      Deux cent trente salariés dont quarante dédiés uniquement à la Recherche&Développement : l'innovation est l'ADN de Novasep, entreprise basée à Chasse-sur-Rhône qui fournit des molécules de tous ordres à toutes les grandes sociétés pharmaceutiques du monde entier. D'où la nécessité d'investissements permanents : une nouvelle ligne de fabrication par moins 80 degrés a ainsi vu le jour l'année dernière.

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      Elle fournit des molécules à l’industrie pharmaceutique dans le monde entier : Novasep en excellente santé.

      Deux cent trente salariés dont quarante dédiés uniquement à la Recherche & Développement : l’innovation est l’ADN de Novasep, entreprise basée à Chasse-sur-Rhône, qui fournit des molécules de tous ordres à toutes les grandes sociétés pharmaceutiques du monde entier. D’où la nécessité d’investissements permanents : une nouvelle ligne de fabrication par moins 80 degrés a ainsi vu le jour l’année dernière.

      C’est l’entreprise qui contribue le plus au budget de Vienne Condrieu Agglomération et ça devrait continuer…

      Classée Seveso, se développant sur dix hectares depuis 1965 sur les bords du Rhône, l’usine Novasep (*) connaît une belle santé économique. Les clients sont de plus en plus nombreux, ce qui se traduit par de nouveaux investissements.

      Si vous interrogez le directeur de l’usine, Jean-Pierre Pilleux, sur l’identité de ses clients, il vous répondra illico : « top secret ! ».

      L’usine fait en effet de la sous-traitance à façon et fabrique toutes sortes de molécules chimiques destinées à la pharmacie pour les plus grands groupes, « les « Big Pharma », comme on les appelle, notamment américains, mais aussi pour les start-up, à la demande. Elle est de ce fait contrainte à la confidentialité, vu la concurrence féroce régnant dans ces secteurs.

      « Les trois quarts des produits que nous fabriquons sont des molécules utilisées dans le traitement du diabète, de l’ophtalmologie, la lutte contre le cancer ou encore l’asthme », décrit Jean-Pierre Pilleux.

      L’usine Novasep de Chasse-sur-Rhône produit actuellement une trentaine de références différentes. Et, de surcroît, elle vient de voir cette année son portefeuille s’agrandir avec trois nouvelles molécules approuvées par les Autorités de Santé.

      L’entreprise chassère qui a embauché 40 personnes depuis 2014, emploie actuellement 230 salariés dont 40 personnes dédiées à la Recherche & Développement.

      Vu l’extension continue du site, les embauches vont se poursuivre, selon le directeur. Seul problème, « le marché des techniciens dans notre domaine connaît une vraie pénurie dans la région lyonnaise ».

      Pour pallier cette difficulté, l’entreprise a décidé de créer sa propre filière de formation.

      L’année dernière, l’entreprise a investi 5 millions d’euros pour installer une nouvelle ligne cryogénique pouvant aller jusqu’à – 80 degrés : certaines réactions chimiques ne peuvent s’opérer qu’à très basse température. Un investissement qui permet à l’entreprise d’augmenter pour ses clients sa capacité de production.

      Un « pilote » a vu également ses capacités de production augmenter, avec l’installation d’une nouvelle ligne, un filtre sécheur et une salle blanche, ce qui renforce la capacité du site chimique ; ce qui lui permet aussi de gérer les besoins de développements cliniques et les principes actifs à petite échelle.

      La grande force de Novasep qui explique son succès, c’est que cette entreprise est capable de produire des molécules destinées à fabriquer des médicaments de quelques dizaines de kilos, jusqu’à plusieurs tonnes, répondant de ce fait à tous les besoins.

      Travaillant beaucoup avec les Etats-Unis, le site reçoit régulièrement des visites des inspecteurs de la FDA (Food and Drug Administration) afin de valider les procédés utilisés, permettant l’exportation des molécules sur le marché américain.

      Dernières retombées en date en ce début d’année 2019 qui ravit Jean-Pierre Pilleux : la FDA américaine a délivré « pas moins de quatre approbations pour quatre nouvelles molécules », ce qui est exceptionnel ! ».

       

      (*) Le site de Chasse-sur-Rhône fait partie d’un groupe comprenant dix sites industriels sur trois continents : en France, Allemagne, USA, Belgique et Chine. Il comprend 1 315 salariés et a réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires de 282 millions d’euros.



      04 72 49 19 60.

      www.novasep.com


    • Au p'tit creux du Pilat

      « Au p'tit creux du Pilat » à Echalas : quand le public et le privé s'épaulent Une boulangerie est avec un bar, l'un des deux éléments qui permettent aux communes rurales de maintenir un niveau minimum de services et de vie locale. Echalas, commune située à une dizaine de kilomètres de Givors a la chance d'avoir maintenu sa boulangerie-pâtisserie ; et ce, grâce à un local appartenant à la municipalité.

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      « Au p’tit creux du Pilat » à Echalas : quand le public et le privé s’épaulent

      Une boulangerie est avec un bar, l’un des deux éléments qui permettent aux communes rurales de maintenir un niveau minimum de services et de vie locale. Echalas, commune située à une dizaine de kilomètres de Givors a la chance d’avoir maintenu sa boulangerie-pâtisserie ; et ce, grâce à un local appartenant à la municipalité.

      A Echalas on ignore le mot désertification : la commune a la chance de bénéficier à la fois d’un bar qui va bientôt faire aussi restaurant, mais aussi d’une boulangerie/pâtisserie/épicerie à demeure. Ce qui évite aux habitants de se rendre à Givors pour faire leurs courses quotidiennes. Ce n’est pas le fruit d’un hasard, mais d’une volonté politique.

      C’est la mairie qui est à l’origine du petit immeuble qui outre un salon de coiffure, accueille la boulangerie du village et qui loue la boutique à un prix qui permet au boulanger de vivre de son travail.

      Ils sont deux d’ailleurs à gérer cette boulangerie, associés à part égale : Sandrine Montbobier et  Viriathe Tomas. La boulangerie et la pâtisserie dessert également une boulangerie annexe qu’ils ont créée à Trèves. La petite entreprise va d’ailleurs encore grossir, car à partir de ces deux boulangeries, les deux associés s’apprêtent à en créer une troisième: à Cellieu dans la Loire. Ils emploient trois salariés.

      C’est bien le mot boulanger qui apparaît sur la façade : le pain est donc pétri et cuit par un vrai professionnel, à la fois boulanger et pâtissier : des produits de qualité, d’autant que Sandrine Montbobier et Viriathe Tomas ont faits le choix de s’affilier à la marque Banette qui sélectionne des farines de qualité pour ses adhérents que le label accompagne professionnellement. « Tout est fabriqué sur place », se félicite Viriathe Tomas.

      S’y ajoute une petite épicerie pour le dépannage et proposant aussi des fruits et légumes frais, ainsi que quelques produits traiteur.

      Les deux associés qui ont créé une Sarl, ont investi 120 000 euros pour acheter le fonds de commerce et équiper la boulangerie, changeant notamment le pétrin. Un choix gagnant dans la mesure où ils ont réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires de 240 000 euros.

      La marque Banette amène en outre une animation commerciale sous forme de jeux ou de tombolas, prisés des enfants et ils ont nombreux à Echalas, tout comme les jeunes couples ayant opté pour cette commune bien située à mi-chemin de Lyon et de Saint-Etienne, ce qui a amené la création de nouvelles classes.

       



      04 37 22 64 61


    • AOD

      AOD à Echalas tire son épingle du jeu sur un marché de la sécurité très disputé Comment une TPE de cinq salariés, en l'occurrence AOD arrive à se développer face à des mastodontes de la sécurité et aux nombreuses agences qui s'ouvrent partout en franchise ? En proposant à ses clients, particuliers et entreprises du cousu main à des coûts finalement abordables, solides arguments à l'appui.

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      AOD à Echalas tire son épingle du jeu sur un marché de la sécurité très disputé

      Comment une TPE de cinq salariés, en l’occurrence AOD arrive à se développer face à des mastodontes de la sécurité et aux nombreuses agences qui s’ouvrent partout en franchise ? En proposant à ses clients, particuliers et entreprises du cousu main à des coûts finalement abordables, solides arguments à l’appui.

      Le marché très porteur de la sécurité est très encombré. Tout le monde s’y met. Pas seulement quelques mastodontes dont on entend beaucoup la publicité sur les ondes, mais désormais aussi les assureurs et les banques qui proposent eux-mêmes des packages destinés à protéger maisons ou entreprises des cambrioleurs

      Les indépendants qui existent arrivent pourtant à se développer. Tel est le cas d’« Alarme Optique Domotique », AOD qui, basée à Echalas, depuis sa création en 2003, ne cesse de croître.

      A telle enseigne que cette entreprise compte s’installer à terme dans un local plus important de la zone d’activités du Chalet à Echalas.

      L’entreprise a été créé par Olivier Dupeuble, il y a quinze ans, comme souvent, au sein même de la maison de son initiateur. Son créateur est du métier de la sécurité : doté d’un BEP Electronique, il est passé par un fabricant spécialisé dans la sécurité, s’occupant notamment du Service Après-Vente.

      Il a créé une SAS avec un associé qui l’a rejoint en 2010, lui aussi du métier : Damien Sordet

      Désormais cette entreprise qui compte cinq salariés ne cesse de croître, affichant l’année dernière un chiffre d’affaires de 500 000 euros.

      Quelle est la martingale gagnante d’AOD ? « Les grandes entreprises de la sécurité vous proposent des abonnements et à l’arrivée, votre sécurité vous coûtera cher, même si la somme à verser chaque mois en abonnement apparaît modique. Et lorsque le client décide de quitter l’entreprise de sécurité, celle-ci arrive pour démonter les alarmes et le matériel. Il faut le savoir… », décrit la direction en ajoutant: « Notre éthique, c’est le respect du client. »

      Elle poursuit : « Nous, nous installons le système de sécurité en direct, avec nos partenaires et celui-ci appartient au client. Nous ne proposons pas des radars, trop faciles à neutraliser, mais des fils électriques. Certes, le coût d’emblée peut apparaître plus cher qu’avec une grande entreprise de sécurité, il n’y a pas d’abonnement, mais à l’arrivée ce ne sera pas le cas… » c‘est par le bouche à oreilles que l’entreprise poursuit son développement.»

      Mais sans doute, la clef du succès de cette entreprise est qu’elle ne propose pas à ses clients des packages sécurité tout préparés et souvent mal adaptés aux besoins, « mais nous faisons du sur-mesure, du cousu main, répondant exactement aux besoins de nos clients »

      AOD dont la zone de chalandise ne cesse de s’étendre, à Rhône-Alpes, mais aussi à la Suisse, à la Franche-Comté, à la Côte d’Azur, notamment, a comme clients aussi bien des particuliers que des entreprises, des collèges, des lycées, des grandes surfaces soit au total près de 1 100 clients.

      Ils ont organisé le 27 avril 2018 une journée portes ouvertes qui s’est déroulée à la salle des fêtes d’Echalas. Ses fournisseurs de matériels de sécurité étaient là au nombre d’une dizaine : près de 200 personnes ont ainsi participé à cette journée organisée pour fêter les quinze ans de l’entreprise. On y a même testé des systèmes d’enfumage dans des cabines gonflables. Utile pour dissuader les cambrioleurs !



      Tel 04 72 24 57 67

      www.aod-alarmes.com


    • ACFD

      Être une Très Petite Entreprise (moins de dix salariés) peut avoir des inconvénients, mais recèle aussi des avantages. Ce sont ces derniers qui l'emportent chez ACFD, une société basée sur la Zone d'activités la Noyerée à Luzinay dont les concurrents ont une taille plus importante. Franck Depaix, son créateur et dirigeant a su user de la souplesse et de la réactivité induite par cette petite taille pour développer son marché de niche à bonne allure, celui des chaînes de manutention.

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      Une TPE spécialisée dans les chaînes de manutention qui croît à vive allure

      Être une Très Petite Entreprise (moins de dix salariés) peut avoir des inconvénients, mais recèle aussi des avantages. Ce sont ces derniers qui l’emportent chez ACFD, une société basée sur la Zone d’activités la Noyerée à Luzinay dont les concurrents ont une taille plus importante. Franck Depaix, son créateur et dirigeant a su user de la souplesse et de la réactivité induite par cette petite taille pour développer son marché de niche à bonne allure, celui des chaînes de manutention.

      Technicien de formation, Franck Depaix, 60 ans, qui a travaillé de nombreuses années pour de grands groupes mécaniques dans la région, comme Montabert ou Rexroth, a toujours eu le goût pour l’entrepreneuriat.

      Il a fini par sauter le pas en créant son entreprise dans un secteur qu’il connaissait bien : une niche en pleine expansion, celui des chaînes de convoyage et de manutention, proposant des systèmes de convoyage, chaînes mécaniques, chaînes forgées et autres roues dentées de toutes tailles, pouvant aller jusqu’à… 8,80 mètres de diamètre, à l’instar d’un arbre de transmission livré dans le passé.

      « Nos clients sont des entreprises qui ont besoin de transporter les produits qu’elles fabriquent d’un point A à un point B : il s’agit de cimentiers comme Vicat en Isère, par exemple, des aciéries, des fabricants de pâte à papier ou de panneaux à particules, des centrales d’incinération, voire encore des centrales thermiques », explique-t-il.

      Et d’ajouter : « Nos composants destinés aux systèmes de convoyage sont au cœur des process de nos clients ».

      Contrairement à certains de ses concurrents, Franck Depaix n’a pas fait le choix de la fabrication au sein d’ateliers dédiés. Il a su sélectionner des sous-traitants effectuant un travail de qualité. Certains d’entre eux sont basés dans la région proche, à Pont-Evêque ou Roussillon, par exemple, mais le plus important d’entre eux est installé en Italie.

      Même s’il surveille de près tout le processus de fabrication qu’il n’a pas à gérer, il consacre le temps gagné à la relation avec ses clients, ce qui se révèle à l’usage très efficace car chacun de ses clients ayant des besoins spécifiques, ce sont pratiquement des chaînes de manutention sur-mesure qu’il leur propose.

      Pour ce faire, Franck Depaix se rend sur place pour appréhender les problèmes à résoudre et s’appuie ensuite sur ses ressources maison et son équipement informatique (Conception Assistée par Ordinateur, CAO) pour proposer une solution adaptée. Il va ensuite installer lui-même les chaînes chez le client. C’est cette proximité appréciée de ses clients qui fait son succès.

      « D’autant, précise-t-il, que nous proposons aux entreprises avec lesquelles nous travaillons un seul responsable pour suivre de A à Z tout le processus d’élaboration de leurs demandes. »

      S’ajoutent parfois des produits complémentaires, « des options que nos concurrents ne proposent pas, ce que nos clients apprécient car cela leur simplifie la tâche », décrit Franck Depaix

      Depuis sa création en 2002, la société n’a cessé de croître, même la crise de 2008 n’a pas freiné son activité.

      Pour répondre à cette croissance ACFD a quitté le premier bâtiment industriel où il était installé à l’origine sur la ZA de Luzinay pour s’installer dans un plus grand qui s’étend sur 500 mètres carrés, avec d’importantes possibilités d’agrandissement pour répondre à la croissance de l’entreprise.

      Fait rare pour une entreprise de cinq salariés, ACFD s’est aussi développé à l’export, qui représente déjà 25 % de son chiffre d’affaires. Sa cible privilégiée : l’Algérie où Franck Depaix s’est déplacé à de nombreuses reprises. Un marché certes un peu compliqué, mais qui peut se révéler intéressant lorsqu’on en connaît les arcanes comme le dirigeant d’ACFD. L’entreprise travaille également avec le Sénégal, le Bénin, le Burkina-Faso, ainsi que l’île Maurice, sans oublier les deux départements d’outre-mer que sont la Guadeloupe et la Réunion.

      Le seul frein à la croissance d’ACFD, ce sont les difficultés de recrutement que rencontre l’entreprise. Depuis six mois, Franck Depaix recherche ainsi un chargé d’affaires sédentaire qui fasse l’interface entre le client et le fournisseur, ainsi qu’un technico-commercial itinérant avec l’Hexagone comme champ d’activité. Il ne trouve pas.

       « Je propose pourtant aux candidats un métier d’autant plus intéressant qu’il est enrichi du fait de nos faibles effectifs ; ainsi, le chargé d’affaires par exemple aura des attributions fort larges, comme l’utilisation de la CAO », explique le dirigeant d’ACFD.

      C’est au final à un cabinet spécialisé dans le recrutement de ce type de profil à Vienne que Franck Depaix a donné carte blanche pour ces deux recrutements. En espérant que ce dernier finira par trouver les deux oiseaux rares…

      Malgré son besoin en personnel, l’entreprise qui a réalisé 2,6 millions d’euros de chiffre d’affaires lors de son dernier exercice (clos à fin mars) devrait frôler cette année les 3 millions d’euros lors de l’exercice en cours. A n’en pas douter, en l’occurrence, « small is beautiful ».



      www.societe-acfd.com


    • AFIMI

      C'est un véritable petit pôle sécurité que possède Échalas, commune de 1 800 habitants. Tout à côté d'AOD, spécialiste de la sécurité, tout court, sur la même Zone d'Activités du Chalet, on trouve une autre société, installée elle aussi sur un marché très porteur, celui de la sécurité incendie, cette fois : AFIMI qui connaît chaque année une croissance de 20 à 30 % !

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      C’est un véritable petit pôle sécurité que possède Échalas, commune de 1 800 habitants. Tout à côté d’AOD, spécialiste de la sécurité « tout court », sur la même Zone d’Activités du Chalet, on trouve une autre société, installée elle aussi sur un marché très porteur, celui de la sécurité incendie, cette fois : AFIMI, qui connaît chaque année une croissance de 20 à 30 % !

      Un chiffre d’affaires de 150 000 euros, il y a onze ans, en 2006 et de 1,1 million d’euros l’année dernière. Une multiplication par un peu plus de sept ! Rares sont les TPE (Très Petites Entreprises) qui tiennent longtemps une croissance à deux chiffres.

      C’est pourtant le cas de la société AFIMI créée à Échalas par Francis Naudy, 53 ans, et spécialisée dans la sécurité incendie.

      Il est vrai que le feu (sacré), Francis Naudy y est tombé tout petit, comme Obelix dans la marmite : il a été pompier volontaire, dès l’âge de cinq ans. Il a beaucoup plus tard été notamment technico-commercial, puis chef d’équipe dans un grand groupe spécialisé dans la sécurité incendie ; mais aussi instructeur incendie et secourisme.

      Sportif de haut niveau, il a effectué un cursus sport/études, il a été gardien de but à l’ASSE, à Saint-Etienne.

      La passion de pompier ne l’a jamais quitté. Il l’est toujours par ailleurs, mais en a fait une entreprise qui, créée en 2005, compte déjà dix salariés : elle est installée sur 750 mètres carrés sur la Zone d’Activités du Chalet à Echalas.

      Francis Naudy a d’abord créé son entreprise tout seul chez lui. Puis petit à petit, celle-ci s’est développée. Chaque année une croissance à deux chiffres : depuis sa création, son chiffre d’affaires croît de 20 à 30 %.

      Il a deux activités : la formation puis l’installation de systèmes incendie.

      La formation : AFIMI est classée organisme de formation pour la sécurité, l’incendie, le secourisme : bon an, mal an, l’entreprise forme de 5 à 600 personnes.

      L’entreprise installe également les systèmes incendie, auprès des particuliers comme des entreprises : désenfumage, installation d’alarmes, d’extincteurs, etc… elle en assure également la maintenance.

      Assez surprenant pour une entreprise privée : la société de Francis Naudy possède quatre camions de pompiers bien rouges, au logo AFIMI bien visible.

      Explication : la loi oblige les propriétaires d’immeubles de plus de six étages, de parkings ou responsables d’entreprises à vérifier régulièrement les colonnes sèches. Ce sont des canalisations qui évitent aux hommes du feu en action, de tirer leurs tuyaux dans les escaliers. Ils branchent leurs pompes au bas de la colonne, mettent la pression. Aux étages supérieurs, leurs collègues n’ont plus alors qu’à brancher leurs tuyaux.

      La vérification régulière de la bonne qualité de ces colonnes est l’une des spécialité d’AFIMI qui a emporté notamment l’important marché du métro de Lyon ! Il œuvre également aussi dans les tunnels routiers et SNCF.

      Vu sa vive croissance, AFIMI entend continuer son développement, « Je compte embaucher à nouveau », explique Francis Naudy. Heureusement, il a encore de l’espace à demeure pour grandir encore sur la ZA Le Chalet.

      La pérennité de l’entreprise est assurée : son fils qui travaille avec lui est destiné à reprendre un jour…le flambeau, bien sûr.



      www.protection-incendie-afimi.fr

      04 72 49 04 13


    • ARPENTEURS

      Le cabinet de géomètres-experts viennois « Arpenteurs » fête cette année son 80ème anniversaire C'est le plus important cabinet de géomètres-experts de la nouvelle communauté d’agglomération Vienne Condrieu Agglomération, mais aussi le plus ancien. « Arpenteurs », dirigée par quatre associés et qui ne compte pas moins de vingt salariés, va fêter ses quatre-vingts ans cette année.

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      Le cabinet de géomètres-experts viennois « Arpenteurs » fête cette année son 80ème anniversaire
      C’est le plus important cabinet de géomètres-experts de la nouvelle communauté d’agglomération Vienne Condrieu Agglomération, mais aussi le plus ancien. « Arpenteurs », dirigée par quatre associés et qui ne compte pas moins de vingt salariés, va fêter ses quatre-vingts ans cette année.

      A n’en pas douter, c’est le plus ancien cabinet de géomètres-experts du territoire. Au cours de sa longue histoire, elle a changé plusieurs fois de nom, mais cette entreprise dont le siège est installé au sein de l’immeuble « Swing » du Jazz Parc de l’Espace Saint-Germain va afficher cette année ses 80 ans. Un anniversaire qui sera dignement fêté en cours d’année, comme il se doit.

      Une vraie richesse, cet âge, dans cette profession à l’heure où l’on célèbre le « big data », en l’occurrence les bases de données : « Arpenteurs » a sur ses étagères et dans sa propre base de données 80 ans d’archives !

      Ce n’est pas l’âge des associés, tous quadras depuis le départ de Jean-Yves Bourguignon, l’un des historiques du cabinet, qui affichait pas moins de trente années de maison.

      Son départ à la retraite a amené une réorganisation à la tête des « Arpenteurs », désormais co-dirigée par quatre associés : Eric Damon, un ingénieur responsable du bureau d’études VRD, ainsi que Erwan Varillon, Philippe Lacour et Frédéric Cellier, géomètres -experts.

      Le siège social de 200 m² qui est donc situé au sein du « Jazz Parc » de l’Espace Saint-Germain à Vienne, compte onze salariés, mais si l’on rajoute les bureaux de Givors, Saint-Maurice l’Exil et de Serrières, au total près de vingt personnes travaillent au sein d’Arpenteurs.

      Un cabinet dont la caractéristique est de travailler à 90 % sur le territoire où ses membres sont installés. Ses clients sont à la fois des particuliers et des collectivités. C’est un métier de proximité. « Nous sommes une profession de terrain, très ancrée localement », se félicite Frédéric Cellier, un des quatre associés.

      Le métier de base « d’Arpenteurs » est celui de géomètre-expert. De par sa délégation de service public, ce sont les seuls professionnels habilités à « dire la propriété » en fixant les limites des biens fonciers par bornage et en assurant la mise à jour des données cadastrales. Arpenteurs effectue aussi quotidiennement des missions de relevés, implantation, nivellement, géo-référencement.

      A ces fonctions traditionnelles de géomètres-experts, les quatre associés d’Arpenteurs ont rajouté un bureau d’études VRD qui assure l’ensemble des démarches permettant la viabilisation des terrains à bâtir (estimation des travaux, consultation des entreprises, suivi de travaux, etc.).

      Et enfin, ce qui permet aux clients d’Arpenteurs de n’avoir qu’un seul interlocuteur, les géomètres-experts assurent également l’ensemble des diagnostics immobiliers, désormais rendus obligatoires par la loi : performance énergétique, risque naturel, attestations Carrez, voire encore amiante, etc.

      C’est enfin un métier qui, au cours de ces dernières années, a bénéficié d’un fort apport technologique ce qui a permis au cabinet de développer deux nouvelles activités complémentaires : les relevés architecturaux BIM (Building Information Modeling), via un scanner 3D, ce qui a ouvert de nouveaux débouchés : plans d’intérieur, de façades, calculs de volumétrie, etc.

      S’y est ajouté le Système d’Information Géographique (SIG) à destination des collectivités et des entreprises désireuses de gérer leurs espaces et de maîtriser leurs bases de données cartographiques.

      « Arpenteurs » devrait afficher cette année un chiffre d’affaires de 1,7 million d’euros. Les marchés publics représentent 20 % de ce chiffre, ce qui est loin d’être négligeable.

      « Arpenteurs », géomètres experts-Bureau d’études VRD, Bâtiment Swing, Espace Saint-Germain à Vienne, 30 avenue du Général Leclerc. Tel. 04 74 85 26 24. Site Web: www.arpenteurs.pro.

      Page Facebook: facebook.com/arpenteurs.pro

      Partagez l’article sur vos réseaux: https://entreprendre.vienne-condrieu-agglomeration.fr//entreprise/arpenteurs/



      Tel. 04 74 85 26 24.

      www.arpenteurs.pro.

      facebook.com/arpenteurs.pro


    • ADP Laboratoire

      Le long de l’aérodrome, dans la ZA du Saluant promise à s’étendre, le territoire économique de Reventin-Vaugris compte une dizaine d’entreprises, dont un acteur discret du paysage pharmaceutique français, ADP Laboratoire.

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      Son histoire commence en 1981, à Saint-Sorlin-de-Vienne, à l’initiative d’un herboriste passionné, Gérard Mondet qui va commercialiser par lui-même, en pharmacies, des plantes de France et du monde entier conditionnées dans son laboratoire maison. Aujourd’hui, la seule PME familiale française (45 collaborateurs, 6 millions d’euros de CA, HT) spécialisée en herboristerie et phytothérapie propose l’un des plus vastes choix de plantes médicinales en France. Représenté sur 4 continents, implanté au Maroc, surfant sur la vague du retour au naturel dans les pays industrialisés, ADP Laboratoire s’est forgé une envergure de taille internationale, tout en restant fidèle à lui-même.

      Ses atouts face aux ogres pharmaceutiques? La spécialisation, et quelques 5000 références d’articles et 500 plantes en stocks.

      Installés depuis 2001 à Reventin-Vaugris dans des laboratoires ultramodernes, Gérard et son fils Vincent, qui l’a rejoint en 1994, gèrent plus de 3000 m2 dans la ZA du Saluant, dont 300m2 de « salles blanches » et 700m2 de « salles propres », pour une capacité de production de 1 million de gélules, 1 500 000 comprimés et 8000 flacons. Par jour bien sûr.



      Tél : 04 74 15 98 99

      http://www.adplaboratoire.com/


    • ADE Publicité

      Marilyn, Bob Marley, publicités vintage de Coca Cola ou de whisky… les miroirs décoratifs d’ADE Publicité ont fait maintes fois le tour du monde de la limonade, des restaurants, troquets et chambres d’ados.

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      Fondée il y a trente ans à Vienne, l’entreprise (730 000 euros de CA) a été reprise il y a huit ans par son gérant actuel, Gaétan Bouleau : « À l’activité historique, nous avons ajouté l’impression numérique grand format, sur tout support, banderoles, affiches, « sucettes » d’abribus, panneaux de signalisation, ou d’entreprise, enseignes. Mais aussi, déco d’intérieur, reproductions sur toile d’artistes, stores imprimés. » Le métier du numérique permet toutes ces découpes au format, inimaginables hier encore.

      Pour incorporer les dimensions respectables de ses nouvelles machines, ADE Publicité a donc fait construire il y a un an et demi, dans la Zone du Rocher. Et continue d’investir : cette année, dans le personnel, pour passer de cinq à sept, dans une « vraie logique d’investissement en période de crise ».

      100% High Tech ? ADE exerce toujours le métier historique, devenu fort rare, de l’argenture miroir. Un métier perpétué en France par deux entreprises : Saint Gobain, et ADE Publicité, à Estrablin.


    • Alpes Biscuits

      Le bio a le vent en poupe. Ceci explique que la société Alpes Biscuits-marque bioSoleil- dont le siège est situé en Haute-Savoie connaisse depuis plusieurs années une croissance à deux chiffres. Pour répondre à la demande, elle vient d'ouvrir une unité de fabrication au sein de l'ancien site de la Cooperl à Estrablin. Un bâtiment suffisamment vaste pour permettre aussi l'ouverture prochaine d'un magasin de vente directe.

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      Cela faisait deux ans que le site installé sur la zone d’activités du Rocher à Estrablin, anciennement occupé par la Cooperl pour fabriquer de la charcuterie et des salaisons, était vide de machines et de salariés.

      Ce grand bâtiment de 3 600 m² revit depuis peu. Il arbore désormais une petite plaque : « Alpes Biscuits ». En son sein, on entend vrombir une unité de production autour de laquelle s’affairent des salariés en blouse blanche.

      Basé en Haute-Savoie à proximité du Lac d’Annecy où se situe son siège, la société Alpes Biscuits qui se retrouvait à l’étroit vient de reprendre le bâtiment pour y installer une nouvelle ligne de fabrication de biscuits. La production a très précisément été lancée le 5 mai.

      « Nous avons d’abord choisi ce site car il accueillait préalablement des productions agro-alimentaires et était donc tout-à-fait adapté à nos activités », explique avec un large sourire Dominique Gallippi, PDG de cette société dont la marque « bioSoleil » est née en 1981.

      Il précise : « Nous accupons déjà une moitié du site : ses dimensions vont nous permettre d’installer d’ici un mois une deuxième ligne de production pour répondre à la croissance à deux chiffres que connaît l’entreprise. »

      Deux autres atouts de ce site sont relevés par le PDG : « L’emplacement logistique, situé près de Lyon et des réseaux de transports, mais aussi dans le même temps, le fait de nous situer dans un cadre presque campagnard, collant bien à l’image de nos produits. »

      « Alpes Biscuits » est une société produisant des biscuits comme l’indique son nom, mais son originalité tient au fait que sa production est 100 % bio. « Nous proposons une gamme très large composée de pas moins de quatre-vingts références : aussi bien des cakes que des madeleines, des financiers, des sablés, des palets, des galettes, des barres céréalières…et même du nougat… »

      Le choix stratégique de Dominique Gallippi, qui siège au conseil d’administration du Synabio, le syndicats national du « bio », de ne fabriquer que des biscuits bio s’est révélé porteur.

      Il permet de répondre au développement de toutes les enseignes spécialisées bio qui ouvrent de nouveaux magasins, à l’instar des société rhônalpines « Satoriz », « la Vie Claire » et « L’eau vive » ; mais aussi de « Biocoop », Naturalia et bien d’autres. « Nous distribuons nos produits au sein de l’ensemble des circuits spécialisés », se félicite le Pdg de Alpes Biscuits.

      On imagine que ces chaînes de distribution bio sont particulièrement courtisées par les producteurs. Pour répondre à une demande de plus en plus diverse, Dominique Gallippi joue la carte de l’innovation. « C’est dans l’ADN de l’entreprise : en permanence, tout le monde est impliqué au sein de la société dans la création de nouveaux produits. »

      Une stratégie qui se révèle payante : l’entreprise qui totalise à ce jour, avec les deux sites confondus dix-neuf salariés, vise 4 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année.

      Lorsque la deuxième ligne de fabrication sera mise en route, elle produira à Estrablin, près de deux cents tonnes de biscuits.

      Du fait de sa grande taille, le bâtiment va aussi permettre à l’entreprise d’ouvrir un magasin de vente directe qui, du fait du nombre de références, de sa bonne situation commerciale et d’un grand parking proche, devrait attirer les chalands en nombre.

      D’ores et déjà le bilan est positif pour l’emploi. Outre deux collaborateurs qui ont accepté d’être transférés de Haute-Savoie vers l’Isère, huit salariés ont été ou sont en cours d’embauche. Si le développement de l’entreprise se poursuit au même rythme au cours des années à venir, d’autres embauches pourraient à l’avenir compléter l’effectif.



      04 27 69 15 06

      http://www.biosoleil.com/

       


    • Artisans du Monde

      Double événement pour la boutique de commerce équitable « Artisans du Monde ». Elle a quitté le n° 24 de la rue des Clercs pour s'installer, non loin de là, 6 rue Pérouillère. Cette ONG a en outre fêté le 21 juin le dixième anniversaire de sa création à Vienne

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      Située depuis 2005 au n° 24 de la rue des Clercs, la boutique d’articles équitables « Artisans du Monde » a fait un petit saut pour s’installer, non loin de là, toujours dans une rue
      piétonne, rue Pérouillère.
      Un déménagement qui avait pour but de la rendre plus visible en s’implantant sur une rue à plus forte affluence. Le résultat ne s’est pas fait attendre : les quinze bénévoles qui gèrent la boutique développée par cette ONG viennoise voient transiter un plus grand nombre de chalands dans leur boutique toute neuve.
      D’une quarantaine de m², ce nouvel espace permet à cette association de mettre encore mieux en évidence ses produits alimentaires équitables provenant de nombreux pays émergents ou en voie de développement, de la Bolivie à la Thaïlande en passant par le Vietnam: du café, en passant par le chocolat, le riz, les biscuits, la confiture ou les confiseries, voire encore du sucre de canne complet, etc.
      On y trouve aussi de l’artisanat : des bijoux, des sacs à main, de la vaisselle, des objets divers en bois, etc. Cette ONG s’approvisionne auprès d’une centrale d’achat spécialisée dans le commerce
      équitable : SolidarMonde.
      L’objectif de cette association qui a la particularité de ne pas avoir de président, mais un bureau co-présidé par ses membres, est non seulement d’aider les producteurs de ces différents produits, rémunérés de manière à pouvoir vivre correctement du fruit de leur travail, de pouvoir envoyer leurs enfants à l’école, mais aussi de sensibiliser les clients sur cette notion de commerce équitable.
      Tous les produits vendus ne doivent pas contenir de pesticides. Ils émanent obligatoirement de petits producteurs, le plus souvent organisés en coopératives. Il existe ainsi 150 boutiques de ce type en France dont trois à Lyon.
      Ses membres sont aussi présents sur les marchés ou organisent des conférences au sein des établissements scolaires. « Artisans du Monde » est très précisément présente à Vienne depuis dix ans.
      Cet anniversaire a pu être fêté dans, et devant le nouveau local de la rue Pérouillère, le jour de la Fête de la Musique, en compagnie bien sûr d’un orchestre. Les Viennois qui ne connaissaient pas la boutique ont pu également à cette occasion découvrir les produits qui étaient proposés à la dégustation.
      Ce sont deux étudiantes en BTS Communication de Saint-Romain-en-Gal, actuellement en stage, qui ont été chargées de promouvoir l’association, sa nouvelle boutique et cet anniversaire.
      A noter qu’actuellement cette association recherche des bénévoles. Du fait d’un nombre insuffisant de personnes s’occupant de la boutique, celle-ci est fermée tous les matins, sauf le samedi.
      « Il serait bon qui nous soyons plus nombreux pour ouvrir avec une amplitude plus large »,
      souhaitent Suzanne et Catherine, toutes deux membres du bureau de cette association qui
      souhaite élargir le cercle de ses membres.

      Horaires d’ouverture : de 14 h 30 à 19 heures, du lundi au vendredi ; ouverte le samedi de 9
      h à 12 h 30 et de 14 h 30 à 19 h



      04 74 56 66 80

      Mail : admvienne38@orange.fr


    • Beau Rivage

      L'hôtel-restaurant Beau Rivage, l'ambassadeur gastronomique de Condrieu est un important employeur Avec ses 45 salariés en haute saison, l'hôtel Beau Rivage de Condrieu figure sans nul doute parmi les plus gros employeurs de la commune

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      L’hôtel-restaurant Beau Rivage, l’ambassadeur gastronomique de Condrieu est un important employeur

      Avec ses 45 salariés en haute saison, l’hôtel Beau Rivage de Condrieu figure sans nul doute parmi les plus gros employeurs de la commune. Pascal Humann a fait le choix d’ouvrir sept jours sur sept, toute l’année avec une grande amplitude horaire, ce qui nécessite de facto un important personnel. Il estime à cet égard avoir fait le bon choix, d’autant que l’établissement ne désemplit pas. Son objectif : développer encore plus les séminaires d’entreprise…

      Condrieu a la chance d’avoir sur son territoire, sur les bords du Rhône un hôtel-restaurant emblématique : le Beau Rivage.

      Créé par  Paulette Castaing, une « mère » lyonnaise, il a été repris en 1988 par la famille alsacienne Humann qui a su maintenir l’image et le standing de cette belle maison.

      C’est sur la recommandation de Fernand Point en 1955 que Paulette Castaing a construit l’hôtel contigu à ce qui, à l’époque était une auberge déjà fort renommée.

      Son propriétaire- exploitant actuel, Pascal Humann, 62 ans, a en 2000 investit 3 millions d’euros pour refaire l’hôtel à neuf : il fallait bien cela pour maintenir le standing quatre étoiles aux vingt-neuf chambres qui bénéficient d’une vue splendide sur un des plus beaux méandres du Rhône. Et qui offrent un taux de remplissage de 50 % en moyenne sur l’année.

      Le Beau Rivage est un établissement qui marche sur ses deux jambes : hôtellerie et restauration se complètent. Ce qui lui a permis de réaliser un chiffre d’affaires de 2,7 millions d’euros en 2017.

      Il est en outre ouvert sept jours sur sept, ce qui nécessite un important personnel : 35 personnes en équivalent temps plein toute l’année ; 45 en haute saison avec les saisonniers : l’établissement est sans nul doute l’un des plus importants employeurs de Condrieu.

      Il possédait même la caractéristique d’avoir derrière les pianos, non pas un seul, mais deux chefs : Ludovic Mounier et Emile Gabarre qui assurent une cuisine gastronomique, « classique, mais ce qui ne veut pas dire ancienne ».

      Parmi les plats fétiches de la maison : « la quenelle de brochet au salpicon de homard », « La salade de homard » au printemps ; ou encore « les fleurs de courgette farcies, mousse de brochet au beurre d’estragon », etc.

      Le restaurant qui chaque année voit transiter 20 000 convives, est doté d’une magnifique terrasse donnant sur le Rhône les beaux jours, propose ainsi de 60 à 80 couverts. Et offre des menus oscillant entre 41 euros (menu de l’Hermitage), à 99 euros (le menu toque et bouchons, intégrant un verre de vin avec les plats principaux).

      Le type de clientèle est varié : de passage, pour une part venant du Nord de la France ou de l’Europe qui fait halte pour une nuit ou deux, mais aussi régionale : des habitants de la région lyonnaise ou stéphanoise venant pour un week-end ou des raisons familiales.

      La ViaRhôna, la voie verte cycliste qui va du Lac Léman à la Méditerranée passe juste devant l’établissement : ce qui permet à l’hôtel-restaurant de bénéficier depuis peu d’une nouvelle clientèle grandissante sur deux roues qui dort sur place et profite au passage du restaurant. Pascal Humann a ainsi par exemple récemment accueilli un cycliste qui avait fait la route entre l’Alsace et Condrieu… en trois jours. Une clientèle souvent dotée d’un bon pouvoir d’achat.

      On estime que lorsque la ViaRhôna sera entièrement terminée, près de 100 000 cyclotouristes devraient l’emprunter, voire plus…

      Pascal Humann aimerait enfin voir une clientèle se développer encore plus : celle des séminaires d’entreprises. Il bénéficie pour ce faire d’une grande salle de 100 mètres carrés, modulable en trois salles séparées. « Nous avons tous les atouts pour développer cette clientèle », explique-t-il.

      Bref, entre touristes de passage, tourisme œnologique, cyclotouristes et entreprises, le Beau Rivage n’est pas près de voir sa clientèle se tarir…

       



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      www.hotel-beaurivage.com


    • Bonneau

      Il y a tout juste un an, Olivier Jund rachetait la belle PME Bonneau située à l'extrémité Sud de l'avenue du Général Leclerc à Vienne : une belle PME de 22 salariés qui fête cette année ses 70 ans et a réalisé l'année dernière 2,4 millions d'euros de chiffre d'affaires. Il a déjà augmenté son chiffre d'affaires de 10 % et entend, en s'ouvrant à de nouveaux secteurs, doubler de taille. Il y a tout juste un an, Olivier Jund rachetait la belle PME Bonneau située à l'extrémité Sud de l'avenue du Général Leclerc à Vienne : une belle PME de 22 salariés qui fête cette année ses 70 ans et a réalisé l'année dernière 2,4 millions d'euros de chiffre d'affaires. Il a déjà augmenté son chiffre d'affaires de 10 % et entend, en s'ouvrant à de nouveaux secteurs, doubler de taille.

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      Olivier Jund, son repreneur, veut doubler le chiffre d’affaires de Bonneau en cinq ans

      Il y a tout juste un an, Olivier Jund rachetait la belle PME Bonneau située à l’extrémité Sud de l’avenue du Général Leclerc à Vienne : une belle PME de 22 salariés qui fête cette année ses 70 ans et a réalisé l’année dernière 2,4 millions d’euros de chiffre d’affaires. Il a déjà augmenté son chiffre d’affaires de 10 % et entend, en s’ouvrant à de nouveaux secteurs, doubler de taille.

      Olivier Jund, un ingénieur Arts et Métiers de 55 ans a réalisé toute sa carrière dans l’industrie, de la santé à la chaudronnerie, au secteur de la plasturgie.

      Pris par le démon de l’entrepreneuriat, à la cinquantaine, il a décidé de quitter le cocon d’une grande société pour racheter une PME. Après avoir rencontré plusieurs dirigeants désireux de vendre, il a porté son choix sur une belle et discrète PME viennoise, Bonneau. Et ce, avec l’aide du réseau Entreprendre Isère, dont il a été lauréat.

      Cette société qui compte actuellement 22 salariés, située entre des concessions automobiles de la N7, avenue du Général Leclerc, est en bonne santé et recèle donc, estime le nouveau boss, toutes les potentialités pour son développement.

      Certifiée Iso 9001, elle œuvre dans la tôlerie fine, et ce dans deux domaines, deux marchés de niche.

      La tôlerie fine de précision d’abord qui représente les trois quarts de son chiffre d’affaires. Elle travaille ainsi le métal qui lui parvient en feuilles depuis la conception du bureau d’études (trois personnes) à la réalisation, non pas pour produire de longues séries, mais des prototypes ou des petites et moyennes séries. Elle propose à ses clients du sur-mesure. Parmi ses clients, le fabricant grenoblois de remontées mécaniques et de télécabines : Poma dont Bonneau est un sous-traitant.

      La deuxième niche de cette PME est constituée par la fabrication de boîtiers électriques spéciaux, pesant donc un quart du chiffre d’affaires : des coffrets et boitiers destinés notamment à être installés dans les tunnels avec une grande exigence d’étanchéité à l’eau à la poussière, ainsi qu’une grande résistance au feu, jusqu’à 1 000 degrés.

      « Nous bénéficions de toute la technologie pour fabriquer nous-mêmes un produit de A à Z », explique Olivier Jund.

      De ce fait, Bonneau fournit les grandes majors du BTP, comme Bouygues, Vinci ou Eiffage par exemple.

      Comme toute PME installée sur un marché fluctuant, elle a connu des hauts et des bas, atteignant lors de sa plus belle période un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros. Puis est venue la crise de 2008.

      En 2016, son chiffre d’affaires était tombé à 2 millions d’euros.

      Depuis l’arrivée à la barre de l’entreprise d’Olivier Jund, la croissance est repartie : elle a été de 10 %, l’année dernière.

      Il n’entend pas s’arrêter là. Objectif pour Olivier Jund : doubler le chiffre d’affaires de cette PME industrielle d’ici cinq ans. « Depuis que j’ai repris l’entreprise, je n’ai pas été déçu : l’entreprise correspondait bien à ce que j’espérais. Elle recèle beaucoup de potentialités. Les axes de développement ne manquent pas. Nous avons beaucoup de projets », se félicite le repreneur.

      Pour ce faire, l’entreprise a suffisamment d’espace pour son développement : elle se déploie sur près de 6 000 m², le tout sur un vaste terrain de 18 000 m² situé entre la voie ferrée et la N7.

      Pour ce faire, il compte notamment se développer dans le secteur du nucléaire. « Le sérieux et la rigueur sont dans l’ADN de Bonneau. Travailler dans le nucléaire avec toutes les contraintes que cela impose, va nous amener à être encore plus rigoureux », s’enthousiasme le nouveau dirigeant de Bonneau.

      Olivier Jund compte également multiplier les partenariats avec les autres entreprises industrielles de la grande région viennoise. « Il y a certainement des synergies à mettre en place », estime-t-il.

      Bonneau, 70 ans cette année, qui était une PME quelque peu refermée sur elle-même jusqu’à présent, compte désormais s’ouvrir à la fois sur son environnement proche, mais aussi sur d’autres domaines, à l’instigation de son nouveau PDG. Il est vrai désormais qu’à notre époque, une entreprise ne peut se développer que si elle fonctionne en réseau. Telle est la voie que s’est désormais fixé Olivier Jund.

       



       04 74 78 32 00.

      http://cab-bonneau.com


    • Bulles de Vienne

      Fabrice MATRON a transféré il y a deux mois sa librairie spécialisée dans la Bande Dessinée de la rue du Collège à la rue Marchande avec un effet immédiat : une hausse sensible de ses ventes. De bon augure avant la célébration du 10ème anniversaire de « Bulles de Vienne » en novembre prochain.

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      Fabrice MATRON, 49 ans, est un homme heureux, ça se lit sur le visage de ce libraire. Il l’est en fait depuis qu’il y a dix ans, lors de la crise de la quarantaine, il a décidé de faire le grand saut.

      Il avait alors effectué toute sa carrière comme cadre dirigeant dans des entreprises de logistique. Il avait déjà un bon parcours derrière lui. Mais il sentait le besoin d’avoir un métier qui le fasse véritablement vibrer. Car sa véritable passion a toujours été la bande dessinée.

      Il décide d’ouvrir une libraire spécialisée dans la BD à Vienne, « alors que toutes les normes assuraient qu’une telle librairie ne pouvait survivre si la ville n’avait pas au moins cent mille habitants. On me disait que j’étais fou ! », se rappelle-t-il.

      Il réalise une étude de marché, s’appuyant non pas, strico sensu, sur la population de la ville de Vienne, « mais sur son rayonnement », précise-t-il. Ce qui le conforte dans sa démarche.

      Il avait vu juste : installée alors 11 rue du Collège, sa librairie qu’il baptise « Les Bulles de Vienne » trouve rapidement sa place et développe son chiffre d’affaires, année après année. Ce qui prouve que même à Vienne, un commerce de niche très spécialisé peut croître et prospérer.

      La librairie de Fabrice MATRON a ainsi réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires de 320 000 euros.

      A tel point qu’il se retrouve à l’étroit dans ses 60 m². C’est la raison pour laquelle, il y a deux mois, il a emménagé non loin de la rue du Collège, dans un local plus grand, au 79 rue Marchande -85 m²- où il a pu exposer de meilleure façon les quinze mille ouvrages qu’il a en stock. Bingo !

      « Depuis que je suis installé rue Marchande, mon chiffre d’affaires s’est développé de façon très sensible », se félicite-t-il.

      Ce qui lui permet d’exposer de manière exhaustive l’ensemble de la production de BD, tous genres confondus. « On parle de plus en plus du 9ème art dans les médias. Un nombre grandissant de films sont tirés de bandes dessinées : je suis sur un domaine de l’édition qui a le vent en poupe. »

      Ce qui amène Fabrice MATRON à battre en brèche « la réputation que l’on fait injustement à la rue Marchande qui serait sinistrée : ce n’est pas vrai, je le constate tous les jours. »

      Loin de lui de ne pas reconnaître qu’il subsiste encore, notamment au bas de la rue, un certain nombre de pas-de-portes qui ne trouvent pas preneurs.

      Il a, à cet égard, son analyse. « Je pense que le problème n’est pas dû aux commerçants qui ne seraient pas compétents ou à une clientèle qui serait aux abonnés absents dans cette rue. »

      Pour lui, « pour une bonne part, le problème tient aussi aux exigences excessives de propriétaires de locaux commerciaux de la rue dont certains demandent des loyers exorbitants ou exigent six mois d’avance. Dans ces conditions, lorsque les banques examinent le dossier du nouveau commerçant qui veut s’installer, on comprend qu’elles soient frileuses… »

      Lui, pense avoir fait le bon choix : « Je suis locataire de mes locaux. J’ai eu la chance de signer avec un propriétaire qui était ravi de valoriser ses locaux commerciaux et de faire en sorte qu’ils soient entretenus, et ce pour un loyer situé dans le marché. »

      Fabrice MATRON ne court-il pas le risque de se faire concurrencer comme les autres libraires généralistes par Amazon ou les autres sites de commerces en ligne ? Il ne le pense pas.

      S’il a son propre site, il s’agit avant tout d’une vitrine. Il ne compte pas se développer dans le e.commerce. «La Bande Dessinée n’est pas du tout adaptée à la lecture sur tablettes ou sur liseuses. Les amateurs n’aiment pas et préfèrent le livre papier. La BD n’a jamais percé sur le Web ». Il en est ravi.


    • Florent Michel, maraîcher Bio


      Vous avez sans doute entendu parler des Amap, ce système qui s’est développé dans toute la France et qui permet chaque semaine à de nombreuses familles de bénéficier notamment de légumes et de fruits frais, bio de surcroît. Maraîcher à Condrieu, Florent Michel s’est si bien inséré dans ce nouveau mode locavore de distribution que celui-ci représente 90 % de son chiffre d’affaires.

      Le Français se soucie à juste titre de plus en plus de ce qu’il y a dans son assiette. Il désire des fruits et légumes sains, sans pesticides ni fongicides, et dont il connaît la provenance.

      C’est ainsi que sont nées les Amap, suite d’abord à une initiative de la région marseillaise qui s’est propagée dans toute la France comme une traînée de poudre.

      Pas une commune, petite ou grande, sans son ou ses Amap, dont l’acronyme signifie Association pour le maintien d’une agriculture paysanne.

      Le concept est simple et c’est sans doute ce qui a fait son succès : une association se crée, qui passe des contrats de distribution avec des producteurs. Ceux-ci fournissent chaque semaine des légumes et des fruits, voire aussi d’autres produits comme des œufs, des fromages ou de la viande.

      Plusieurs paniers sont proposés en fonction de la taille de la famille. Les Amapiens récupèrent une fois par semaine leur panier à une heure et à un lieu convenu.

      Un concept qui a le mérite de permettre le maintien, voire de développer une agriculture de proximité. Tel est le cas de Florent Michel qui depuis 2013 est installé à Ampuis sur un terrain alluvionnaire de 1,5 hectare de terres pour le maraîchage doté de quelques serres « froides », ainsi qu’un verger où il produit du jus de poire bio.

      Un terrain situé non loin du Rhône, bénéficiant d’une nappe phréatique proche : il s’est d’emblée inséré dans ce nouveau mode de distribution sans intermédiaire, ce qui lui a permis de démarrer son exploitation.

      Le maraîcher propose ainsi trois paniers à 8, 11 et 16 euros, qu’il fournit chaque semaine au marché aux fruits de Condrieu à 45 Amapiens condriots : salades, choux fleurs, radis, épinards, céleri, etc., selon la saison. Ainsi, six à sept légumes garnissent le panier à 16 euros.

      Il fait de même à Genas, dans la banlieue Est de Lyon, alimentant là 65 Amapiens.

      Et à l’arrivée, les Amap constituent 90 % de son chiffre d’affaires de 60 000 euros HT, lui offrant le débouché d’une centaine de clients. Ce qui lui permet de sortir un salaire en relation avec les contraintes de son travail : « Avec ce système, j’arrive à vivre correctement de mon métier », se félicite-t-il. Il embauche en outre un travailleur saisonnier à mi-temps, d’avril à octobre.

      Les 10 % restants de son chiffre d’affaires sont réalisés par le biais de deux épiceries proches. Il transforme aussi lui-même une partie de sa production : choucroute, caviar d’aubergine, ratatouille, notamment, « ce qui me permet de diversifier le contenu des paniers en hiver », explique-t-il.

      C’est un nouveau mode de distribution de forme associative : chaque année, les Amapiens se réunissent en assemblée générale en présence du ou des fournisseurs de l’Amap qui peuvent échanger ensemble, faire évoluer si nécessaire le système.

      Florent Michel est en outre administrateur de l’Union des Amap de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Une région qui pèse bon poids en la matière, puisqu’on n’y compte pas moins de 160 Amap. « Chaque année, nous voyons arriver de nouveaux adhérents », se félicite le jeune maraîcher qui a pu d’emblée pérenniser son exploitation dans un monde agricole actuellement en pleine transition.


    • Forezia

      Une nouvelle entreprise s’installe aux Platières à Chasse : Forezia D’ici quelques jours, vingt-cinq salariés vont s’installer sur 2 200 m² de locaux neufs sur la zone d’activité des Platières à Chasse-sur-Rhône. Un véritable pôle agro-alimentaire est en train de s’y constituer.

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      Décidément, située en bordure de l’A 46 à Chasse-sur-Rhône, la récente zone d’activités des Platières semble n’avoir aucune difficulté pour attirer des entreprises. La dernière en date ? Forezia, une société spécialisée dans l’agro-alimentaire. « Nous avons fait ce choix car d’un point de vue géographique et logistique, il était idéal pour nous », explique Fabien Brias, 37 ans, directeur général de sa société, installé dans des locaux commerciaux situés dans le 9ème arrondissement de Lyon où les cartons s’accumulent en vue du prochain déménagement. Fabien Brias précise : « Nous voulions regrouper notre siège social situé à l’Etrat dans la vallée du Gier et nos locaux commerciaux lyonnais : la zone des Platières est située à midistance, ce qui est pratique pour nous ».
      Les deux équipes rhodanienne et ligérienne de Forezia vont s’installer sur les 2 200 m² du nouveau site, une superficie comprenant à la fois 600 m² de bureaux, mais aussi un nouvel équipement dont l’entreprise avait grand besoin : un vaste entrepôt tri-températures (frais, sec et surgelé) de 1600 m².
      Nécessaire si l’on sait que cette société, qui, à l’origine fabriquait de la charcuterie dans le Forez-d’où son nom-est devenue depuis dix ans, un des principaux acteurs de la fourniture aux sandwicheries. Elle est importatrice/distributrice de produits alimentaires spécialisés dans la restauration rapide. S’appuyant sur 700 références, elle sert à ce jour pas moins de 1500 sandwicheries en France, aussi bien en charcuterie, son métier d’origine, mais aussi en légumes, fromages, smoothies, etc. « Il faut reconnaître que pas grand monde croyait au redéploiement de notre société dans cette direction, il y a dix ans, lorsque je suis arrivé dans l’entreprise, mais je constate qu’aujourd’hui, nous avons fait le bon choix », se félicite Fabien Brias. Forezia qui s’apprête à réaliser lors de son exercice 2012/2013, clos à fin mars, un chiffre d’affaires de 19,5 millions d’euros, effectue désormais 60 % de son chiffre d’affaires avec les sandwicheries, les 40 % étant effectués dans la charcuterie. A l’occasion de ce regroupement à Chasse-sur-Rhône, l’entreprise embauche cinq personnes, essentiellement des préparateurs de commande. Un développement continue pour cette PME familiale comptant au total 56 salariés, née en 1927 et présidée par Roland Brias et au sein de laquelle travaillent ses deux fils, Fabien, donc, directeur général et Jeremy, 34 ans, chargé des forces commerciales. Avec cette arrivée, une sorte de pôle agro-alimentaire est d’ailleurs en voie de constitution sur la zone des Platières, puisque deux autres entreprises de ce secteur y sont déjà installées (Ekibio et FRID’ALPES).


    • Exploitation Dussurget (EARL DES CHENES)

      Ludovic Dussurget, à Estrablin : producteur de lait et de céréales et heureux de l'être... Malgré les contraintes propres à Estrablin et celles de leur métier d'éleveur, actuellement fragile, Ludovic et Agnès Dussurget respirent la sérénité et le bonheur tranquille. Ce couple d’agriculteurs explique retirer un revenu suffisant de leur exploitation de 92 hectares, leur permettant d'en vivre correctement. Contrairement à certains de leurs confrères qui souffrent.

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      Ludovic Dussurget, à Estrablin : producteur de lait et de céréales et heureux de l’être.

      Malgré les contraintes propres à Estrablin et celles de leur métier d’éleveur, actuellement fragile, Ludovic et Agnès Dussurget respirent la sérénité et le bonheur tranquille. Ce couple d’agriculteurs explique retirer un revenu suffisant de leur exploitation de 92 hectares, leur permettant d’en vivre correctement. Contrairement à certains de leurs confrères qui souffrent. Ils expliquent pourquoi...

       

      A l’heure où l’on constate qu’il est important que subsiste au sein de Vienne Condrieu Agglomération, une agriculture de proximité, il est plaisant de croiser des agriculteurs heureux. Il y en a encore et sans doute plus qu’on ne le croit.

      Installé au sein d’un domaine situé à Estrablin, Ludovic qui exploite avec son épouse Agnès, conjointe collaboratrice, 92 hectares est d’abord un éleveur, producteur de lait. Il en produit en moyenne 290 000 litres chaque année, qu’il vend à Sodiaal à Vienne (Yoplait, la petite fleur…).

      Il possède ainsi une quarantaine de laitières.

      Parallèlement, il est aussi céréalier. Il cultive ainsi du colza, du blé de l’orge et du maïs. Pour nourrir d’abord directement ses vaches, puis il vend le surplus de sa production à la Coopérative Dauphinoise.

      On a vu suffisamment de reportages montrant des éleveurs en colère, mécontents du prix payé pour leur lait et qui n’arrivent plus à rémunérer leur travail. On ne peut s’empêcher de poser la question à Ludovic s’il arrive à vivre de son élevage. Et celui-ci de répondre sans sourciller : « Moi, je ne me plains pas ».

      Il se dit heureux, même si du fait des contraintes de la traite, il ne prend en famille qu’une semaine de vacances par an et quelques week-ends.

      Cela ne signifie pas qu’il est satisfait du prix payé pour son lait, néanmoins pour 90% de sa production,  il ne le vend pas à perte.

      Les quotas laitiers ont disparu sur le papier, mais en réalité, explique-t-il, ils subsistent. Ludovic a cependant la chance que 90 % de sa production laitière lui soit payée au tarif dit A, soit 300 euros les mille litres. Auxquels il faut rajouter 30 euros de primes pour la qualité de son lait.

      Environ dix pour cent de sa production lui est en revanche payée au prix B, beaucoup moins rémunérateur : autour de 200 euros.

      En fait, ces quotas dépendent de l’histoire de chaque exploitation et de leur ancienneté en la matière.

      Ludovic, 47 ans, qui a d’abord travaillé avec ses parents en GAEC, après être passé pour sa formation par Agrotec à Seyssuel où il a obtenu son BEPA agricole et son CAP de mécanique auto, a repris avec son épouse l’exploitation en EARL, il y a treize ans.

      Il a d’abord eu la chance de ne pas devoir investir de manière importante, pour mettre son étable aux nouvelles normes. « Contrairement à certains de mes confrères qui ont dû lourdement investir et dont les exploitations sont lestées d’une lourde dette… »

      Dernière contrainte pour Ludovic et Agnès : leur exploitation étant située sur la zone de captage des eaux de Vienne, une zone vulnérable, des contraintes en matière d’engrais et de lisier leur sont imposées.

      Ce qui ne gêne pas outre mesure l’agriculteur estrablinois, adepte de l’agriculture raisonnée « Moins on étend d’engrais mieux c’est », lance-t-il.

      Le niveau qui lui est imposé, à l’instar d’ailleurs de la petite dizaine d’agriculteurs estrablinois, lui convient tout-à-fait. « Ce niveau n’interfère pas sur ma productivité », se félicite Ludovic. Il atteint ainsi en moyenne de 70 à 80 quintaux/hectares.

      Grâce à la bonne santé économique de son exploitation, il prévoit de s’agrandir pour améliorer encore l’élevage de ses génisses.



      500 chemin de Granges neuves, Estrablin

      Téléphone : 04 74 58 02 29


    • Ekibio

      Grâce à la société Ekibio, basée à Chasse-sur-Rhône, le Pays Viennois est aussi une terre de production bio

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      Vingt-sept personnes travaillent, sur la zone d’activités des Platières à Chasse-sur-Rhône, à créer, développer, mélanger, ensacher, bon an mal an, près de trois-cents produits bio différents que l’on retrouve dans les magasins bio du Pays Viennois sous les différentes marques de la société Ekibio. Une filière qui marche si bien qu’une extension de cette unité de production de 3 000 m2 est annoncée pour 2018.

      Même si vous êtes adeptes des produits bio, vous ne connaissez pas sans doute la société Ekibio. En revanche si vous fréquentez les magasins spécialisés bio, sans nul doute vous connaissez ses différentes marques : Priméal, le « Pain des fleurs » ou Bisson.

      Cela se sait peu, mais ces marques et ces produits émanent du Pays Viennois ou plus précisément de la zone d’activités des Platières à Chasse-sur-Rhône où la société Ekibio possède un important atelier de production.

      Pourquoi Chasse-sur-Rhône, alors qu’historiquement le siège d’Ekibio, créée par un fils d’agriculteur, Didier Perréol, bien avant le boom actuel du bio, est situé à Peaugres en Ardèche ?

      Tout simplement parce qu’en 2007, Ekibio a racheté une société viennoise, Sovipa, qui produisait des compléments alimentaires. Le dirigeant de cette société avait alors eu le nez creux, en installant en 2002, son unité de production sur ce qui allait devenir plus tard la zone d’activités des Platières à Chasse-sur- Rhône.

      Et lorsque Ekibio a racheté cette entreprise, tout en conservant ses salariés, elle a utilisé les différents mélangeurs, chaînes d’ensachage, etc., pour concevoir ses propres produits bio.

      Les compléments alimentaires ont été alors abandonnés pour produire des produits maisons.

      Pour Bernard Martin, directeur des opérations chez Ekibio, « C’était une bonne acquisition et un excellent outil… »

      Trois cents produits différents

      Ainsi sur 3 000 m2, à Chasse, Ekibio élabore pas moins de trois cents produits différents :  dont quelques « best-sellers », à l’instar du « Couscous aux fleurs », du « Quinoa rouge et blanc » ou de nombreuses préparations sans gluten.

      Chasse-sur Rhône avec ses vingt-sept salariés actuels constitue l’une des trois unités de ce groupe spécialisé dans l’alimentation bio, qui est riche de plus de deux cents salariés. Outre Peaugres, on trouve aussi une implantation en Bolivie essentiellement axée sur un des produits phares d’Ekibio : le quinoa.

      Pas question pour Ekibio de vendre ses produits en dehors des nombreuses chaînes spécialisées qui se sont créées depuis de nombreuses années : Biocoop, bien sûr le leader, mais aussi la Vie Claire, Satoriz, Bio C’ bon, Naturalia, etc.

      Un marché actuellement euphorique : le chiffre d’affaires du groupe Ekibio qui devrait atteindre les 100 millions d’euros l’année prochaine, connaît depuis plusieurs années une croissance à deux chiffres.

      Agrandissement de l’unité de Chasse-sur-Rhône

      Pour répondre à la demande, Bernard Martin explique qu’Ekibio a prévu d’agrandir son unité de Chasse sur Rhône : elle bénéficie de possibilité d’extension car elle n’occupe pour l’heure qu’une partie du terrain de 13 000 m2 où elle est installée.

      Les travaux devraient débuter en début d’année prochaine pour une livraison en 2019.

      Une extension qui a un corollaire : « Logiquement, nous devrons procéder avec cet agrandissement à plusieurs embauches ».

      Rachetée en 2007, avec quinze salariés, l’ex-société viennoise Sovipa devrait ainsi avoir doublé ses effectifs. « C’est un projet important qui va nous permettre de consolider et de renforcer les emplois à Chasse-sur-Rhône », se félicite Bernard Martin.

      Si ce n’est pas toujours le cas lors du rachat d’une entreprise par une autre, ça l’est pour cette fois ! Et vu le potentiel de développement du bio en France qui ne représente pour l’heure que 7 % du marché de l’alimentation, les marges potentielles de progression sont très importantes…

       



      04 75 32 43 60

      www.ekibio.fr


    • Ertips

      Installé sur un marché de niche, celui de la fabrication de systèmes complexes en acier inoxydable pour l'industrie agro-alimentaire et pharmaceutique, Ertips créée par Jean-Claude Boutouil, ne cesse d'innover chez ses clients, à commencer par l'usine Yoplait de Vienne.

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      « Chacune de nos fabrications est unique. Elles correspondent à chaque fois à un besoin spécifique. » Alignés comme à la parade au sein de son atelier situé sur la zone industrielle de Leveau à Vienne, les systèmes complexes dont l’inox jette des éclairs sous les néons, attendent d’être transportés par camions pour être ensuite installés dans des usines agro-alimentaires ou pharmaceutiques du Grand Sud-Est.

      La spécialité de Jean-Claude Boutouil, le créateur de cette société, Ertips ? « Nous fabriquons des moutons à cinq pattes, nous sommes sur un marché de niche. »

      Les unités très spécifiques que fabriquent Jean-Claude Boutouil et ses quarante salariés sont indispensables pour permettent la fabrication de fromages, de gâteaux, de yaourts ou encore de parfums, de produits médicaux, voire même des colorants pour l’industrie textile. Ses clients ont pour nom bioMérieux, Danone, Hermès, Orangina, Andros, etc., excusez du peu..

      Jean-Claude Boutouil, 63 ans, a pu développer cette belle entreprise qui a réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires en hausse de 10 % à 3 millions d’euros car il bénéficie d’une double compétence, plutôt rare chez un seul homme. Il est d’abord passé par l’Ecole des industries laitières et du lait, puis s’est ensuite formé en métallerie et chaudronnerie.

      Il a d’ailleurs fait ses premières armes de salarié, très jeune, chez Yoplait-Candia à Vienne, l’un de ses clients d’aujourd’hui.

      C’est en s’appuyant sur ce double bagage qu’il crée Ertips en 1982. « Je savais qu’il y avait une vraie demande dans le secteur agro-alimentaire où l’on ne peut pas pratiquer la chaudronnerie comme si l’on était à la raffinerie de Feyzin : ce secteur nécessite des connaissances très spécifiques », reconnaît-t-il.

      Lui et son équipe ont ainsi, lors de sa création, mis en route l’usine Danone de Saint-Just-Chaleyssin.

      L’intérêt de ce métier ? « Non seulement nous fabriquons ces concepts spéciaux, mais aussi en permanence, nous accompagnons les entreprises pour qu’elles puissent améliorer leur process de fabrication et développer leurs produits, ou en mettre de nouveaux en fabrication. »

      C’est ce qu’il fait chez Yoplait-Candia à Vienne, mais avec d’autres, à l’instar de la fromagerie Guillotteau de Pélussin (créateur du fameux pavé d’Affinois), avec laquelle il a mis au point un process permettant de développer la concentration ultra-rapide du lait, sans passer par des procédés thermiques, obligatoirement énergivores, avec donc de belles économies à la clef.

      Un procédé qui permet aux fabricants de fromages, de yaourts ou de desserts de conserver, de sélectionner autant de matière grasse, de sucre ou d’eau ou d’autres matières qu’ils le souhaitent pour fabriquer leurs produits.

      Un an d’études et de partenariat avec l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) ont été nécessaires pour pré-monter ce système complexe en inox qui représente…3 000 heures de travail. Une œuvre collective fruit notamment du travail entre le service de R&D d’Ertips (deux personnes) et ceux de ses clients.

      C’est ce type de projet qui passionne encore Jean-Claude Boutouil. Autre innovation cette année : pour trouver de nouveaux relais de croissance, il se lance pour la première fois à l’export.



      04 74 78 82 62

      http://www.ertips.com


    • Restaurant Mouton-Benoit

      Mouton-Benoit : distingué par le Michelin, un restaurant semi-gastronomique à Loire-sur-Rhône. Il est réputé sur la rive droite, mais moins connu sur la rive gauche. Il est vrai que les Viennois sont plutôt bien dotés en matière de restauration, mais qu'ils sachent qu'à quelques minutes, une fois passé le pont, se trouve un restaurant semi-gastronomique, Mouton-Benoit, qui discrètement, par le « seul bouche à oreilles » a su se créer à, et autour de Loire-sur-Rhône, un solide socle de fidèles qui ne demande qu'à s'élargir.

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      Mouton-Benoit : distingué par le Michelin, un restaurant semi-gastronomique à Loire-sur-Rhône

      Il est réputé sur la rive droite, mais moins connu sur la rive gauche. Il est vrai que les Viennois sont plutôt bien dotés en matière de restauration, mais qu’ils sachent, qu’à quelques minutes, une fois passé le pont, se trouve un restaurant semi-gastronomique, Mouton-Benoit, qui discrètement, par le « seul bouche à oreilles » a su se créer à, et autour de Loire-sur-Rhône, un solide socle de fidèles qui ne demande qu’à s’élargir.

       

      La qualité d’abord, plutôt que la quantité ! Telle est le mot d’ordre chez Mouton-Benoit, restaurant situé au bord de la RN 86 à Loire-sur-Rhône.

      En salle Maryline, 44 ans et dans la grande cuisine fort bien équipée, son mari, Philippe, 47 ans. Ils sont donc seulement deux, aidés par une apprentie, Audrey, en cuisine et un plongeur. Ils pourraient remplir leur vaste restaurant à ras bord, mais ont préféré limiter volontairement leur clientèle.

      « Nous avons limité le service à midi et le soir à vingt-cinq couverts pour que la qualité soit au rendez-vous », explique Maryline.

      Nous sommes là en effet au sein d’une table semi-gastronomique, comme le prouve l’intérêt grandissant du Guide Michelin pour cette belle table. Le restaurant Mouton-Benoit est actuellement doté d’une fourchette. « Nous recevons des touristes qui font le détour à partir de l’autoroute pour manger chez nous », se félicite Maryline.

      Sinon, une partie importante de la clientèle est constituée par un solide socle de fidèles, présents souvent et lors de grandes occasions, pour des repas familiaux, ou lors de la Saint-Valentin ou lors des Fêtes, par exemple.

      Maryline et Philippe, le couple Mouton-Benoit qui s’est connu au lycée hôtelier François Rabelais de Dardilly est soudé par la gastronomie.

      Désireux de développer leur propre restaurant en famille, ils ont repris il y a douze ans, une table déjà dotée d’une solide réputation, de surcroît précédée par plusieurs générations de « mères » : Camerano.

      Ils ont racheté les murs et le fonds, ce qui leur a permis d’investir pour rafraichir considérablement les lieux et les remettre au goût du jour.

      « On pourrait qualifier ma cuisine de traditionnelle française, un petit peu revisité, pas trop moderne, cependant ; dans le juste milieu », précise Philippe Mouton-Benoit.

      Parmi ses plats fétiches, celui pour lequel certains clients réservent d’une année sur l’autre : le lièvre à la royale qui cuit pendant…48 heures à basse température, en l’occurrence 64 degrés.

      Le chef a en effet suivi un stage sur les cuissons lentes chez Alain Ducasse à Paris, ce qui l’a amené à faire évoluer sa cuisine. Un certain nombre de viandes, telles que les joues de bœuf ou les quasis de veau, mais aussi des poissons, tels la daurade, le merlu de ligne ou le skrei, passent par la case cuisson lente. Plutôt rare.

      Mais Philippe est aussi pâtissier de formation. Tous deux ont tenu, avant d’arriver à Loire-sur-Rhône, une pâtisserie, cours de la Liberté à Lyon : il propose ainsi une de ses créations, parmi d’autres : « le Mont Blanc céleri/châtaignes » …

      Enfin, c’est la partie la plus discrète de cette table puisqu’elle ne se voit pas de l’extérieur : ce restaurant est doté d’une vaste terrasse qui vient d’ouvrir : elle est située à l’arrière de l’établissement. Très apprécié les beaux jours venant !



      Tél. 04 78 07 96 36 

      www.restaurant-moutonbenoit.com


    • Rando Cheval

      Créé par Sabine et Thomas Grataloup, RandoCheval est un voyagiste spécialisé dans la randonnée équestre. Ce qui tire notamment le développement rapide de ce voyagiste présent dans cinquante pays : le marché mongol où l'entreprise emploie déjà pas moins de trente personnes !

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      La plupart des habitants du Pays Viennois le savent, avec Béal qui s’apprête à s’installer sur la zone de Monplaisir à Pont-Evêque, la communauté d’agglomération possède sur son territoire le leader mondial de la corde d’alpinisme.

      Ce qui se sait moins en revanche, c’est qu’un autre leader d’envergure internationale développe ses activités à partir de l’agglomération, certes de plus petite taille. Il s’agit d’un voyagiste installé sur un marché de niche, celui de la randonnée à cheval à travers le monde : « Rando Cheval » dont le siège et les bureaux sont situés face au Temple d’Auguste et de Livie, place Charles de Gaulle, plus communément appelée place du Palais.

      Employant huit personnes, elle est installée sur le podium de ce marché de niche dans le monde du voyage qui connaît une croissance à deux chiffres. Rien d’étonnant au demeurant, la Fédération Française d’Equitation est la 3ème Fédération sportive de France avec 700 000 licenciés. On estime qu’il existe près de 2,5 millions de pratiquants de l’équitation dans le monde.

      Il faut dire que Sabine et Thomas Grataloup, 43 et 44 ans, le couple à l’origine de la création de cette agence de voyage a eu la bonne idée et l’opportunité de développer il y a trois ans ses activités dans l’un des derniers pays au monde oû une bonne partie de la population se déplace encore à cheval : la Mongolie.

      Cette particularité attire des cavaliers du monde entier. D’autant que, contrairement à une idée reçue, la Mongolie n’est pas seulement composée de steppes monotomes, mais possède des paysages très variés : un pays de rêve pour les cavaliers.

      Sabine et Grataloup emploient ainsi en Mongolie… trente personnes sous la responsabilité d’un directeur mongol parfaitement bilingue : un ancien danseur qui a notamment travaillé pour la petite histoire à l’Opéra de Bordeaux et qui est rentré en Mongolie pour soigner le mal du pays.

      Mais « Rando Cheval » propose aussi des randonnées sur les cinq continents : elle est présente dans cinquante pays. Outre la Mongolie, l’Islande est l’une des destinations équestres actuellement les plus prisées.

      Le succès de cette Agence de voyage très spécialisée, Sabine Grataloup l’explique « par nos tarifs qui sont très compétitifs et l’attention que nous mettons dans le choix des circuits et la qualité des accompagnateurs lors des randonnées. Nous ne sous-traitons jamais : nous travaillons en direct avec les équipes sur place, ce qui permet d’éviter toute mauvaise surprise. »

      Pourquoi une telle agence très spécialisée s’est -elle installée à à Vienne, alors qu’au démarrage, elle était basée en région parisienne ?
      Trouvant très compliqué de mener une vie professionnelle autour du cheval en région parisienne, Sabine et Thomas Grataloup qui y résidaient alors, ont décidé de rallier leur région d’origine : Rhône-Alpes. Un choix naturel puisqu’ils ont effectué leurs études et se sont rencontrés sur le campus de l’Ecole de Management de Grenoble.

      Ils ont trouvé pour ce faire une ferme adaptée à leur activité, à Moidieu, près de Vienne où l’entreprise a été installée pendant quelque temps. Le site devenant trop petit face à une activité grandissante, Sabine et Grataloup ont saisi l’oportunité de la fermeture d’un important cabinet de radiologie pour s’installer sur 300 m² au cœur de Vienne. Une agence de voyages plus classique, « Absolu Voyages » qui emploie deux personnes y a également trouvé sa place.

      À elle deux, les deux structures ont réalisé près de 5 millions d’euros en 2013, en croissance de 5 %. Pour répondre à la demande, « Rando Cheval » vient d’embaucher un nouveau salarié. Il s’agit de répondre à la croissance au trot du tourisme équestre…


    • Élevage bio de Thomas Ollagnon

      Commune qui compte de nombreuses entreprises artisanales, Echalas est aussi restée bien ancrée dans la terre. Sur le territoire de la commune on compte ainsi près d'une vingtaine d'exploitations agricoles. Parmi celles-ci, celle de Thomas Ollagnon qui a fait le choix de l'élevage bio et des circuits courts. Il est éleveur, mais aussi boucher...

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      Thomas Ollagnon : un éleveur adepte à la fois du bio et des circuits courts

      « J’ai fait le choix de la qualité plutôt que de la quantite, avec des animaux ne produisant par énormément de viande, mais de la belle et bonne viande », explique-t-il.

      Éleveur à Échalas, Thomas Ollagnon, 47 ans, a fait le choix du bio sur son exploitation de 50 hectares ; et de ce fait, a su se créer une réputation flatteuse, sur le plan de la qualité.

      Il a en effet le choix de la qualité plutôt que de la quantité et prouve que ça marche, même s’il n’est pas doté d’un cheptel gigantesque : dix-huit vaches allaitantes et cinq taureaux pour l’insémination naturelle.

      Il a d’abord choisi une race réputée par sa robustesse. « Elle est rustique » décrit Thomas Ollagnon : la race Aubrac, de taille moyenne à la couleur fauve et de belles cornes. C’est une race allaitante destinée à produire de la viande. Les agriculteurs l’apprécient notamment pour sa rusticité et ses qualités maternelles qui lui permettent d’élever facilement ses veaux.

      « Dans le bio, nous sommes en cercle fermé. Nous n’ajoutons pas d’apport extérieur. » Outre l’herbe bien grasse actuellement de ses pâturages, l’éleveur d’Echalas nourrit ses bêtes avec sa propre production d’orge, d’avoine et de pois, cultivés en biodynamie.

      Sa viande est abattue à Saint-Etienne au sein d’une chaîne d’abattage bio. Elle revient ensuite à la ferme de Thomas Ollagnon, amenant alors l’éleveur à se muer en boucher. C’est lui-même, qui, dans son atelier de transformation, sépare les quartiers, prépare la viande. Il produit ainsi et vend près de trois tonnes de viande chaque année.

      C’est lui aussi qui la commercialise à ses clients fidèles, directement à la ferme, pour une part, mais aussi sur le marché qui se déroule tous les vendredis après-midi à Echalas.

      Thomas Ollagnon qui a suivi une licence de maths ne se destinait pas à devenir agriculteur. « Mais j’ai vite compris qu’il me faut un ciel bleu au-dessus de mon bureau : je ne peux pas rester enfermé… », assure-t-il.

      Pour progresser dans son métier d’éleveur, il a suivi des cours spécifiques concernant le bio à l’antenne de l’Association régionale pour le développement de l’agriculture biologique à l’annexe de la Chambre d’agriculture, à Brignais.

      Il a ainsi repris la ferme familiale : son père était un précurseur. Il a démarré très tôt un élevage bio à une époque où ceux-ci étaient encore très peu nombreux en France.

      Thomas Ollagnon compte développer son élevage en s’améliorant encore techniquement, ainsi que la qualité de son fourrage. Il prévoit aussi de s’offrir un nouveau débouché à terme sur l’un des nombreux marchés bio qui ont fleuri à Lyon ces dernières années.

      De nombreux éleveurs se plaignent d’avoir des difficultés à vivre de leur métier. Pas Thomas Ollagnon, grâce à la fois à ce choix du bio et de la commercialisation en direct de sa production : il est créateur et seul bénéficiaire de la valeur ajouté que lui apportent ses choix et son travail. Une voie qu’empruntent chaque année un nombre grandissant d’agriculteurs péri-urbains.



      Chemin de Vareille

      Echalas

      Tel : 06 52 43 01 20

       


    • Tuilerie Blache

      Maîtres tuiliers depuis 1740, une fabrication d'excellence sur le territoire du pays viennois, la Tuilerie Blache jouit d'une notoriété nationale grâce à son savoir-faire d'exception. PME familiale de Loire-sur-Rhône, Mathieu Maillet, 36 ans, détient à son palmarès quelques-uns des plus beaux monuments de France dont le plus proche est le château d’Ampuis.

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      P-d-g de la « Tuilerie Blache », PME familiale de Loire-sur-Rhône, Mathieu Maillet, 36 ans, détient à son palmarès quelques-uns des plus beaux monuments de France dont le plus proche est le château d’Ampuis.

      La société de treize salariés qu’il dirige avec sa sœur a ainsi fabriqué les tuiles qui ont été utilisées pour la rénovation des Hospices de Beaune, ou du palais du roi Fahd d’Arabie Saoudite, mais encore du hameau de la Belle au Bois Dormant à Disneyland Paris, etc.

      Cette petite tuilerie née en 1740 est toujours là parce qu’à côté des tuiles plus classiques qu’elle fabrique, elle s’est spécialisée dans les tuiles vernissées, multi couleurs, les tuiles à l’ancienne, à grosse valeur ajoutée, destinées à la rénovation des bâtiments historiques, raison pour laquelle lui a été décernée en 2015 le label « Entreprise du Patrimoine Vivant ».

      Chaque année, la Tuilerie Blache produit de 2 500 à 3 000 tonnes de tuiles.

      A cet égard son plus gros marché a été celui de la fourniture des tuiles du bâtiment de 60 000 m2 signé Soufflot qui vient d’être fort joliment réhabilité à Lyon : le Grand Hôtel-Dieu, à Lyon, récemment inauguré.

      « Nous avons permis aux professionnels du bâtiment de couvrir 6 000 m2 des bâtiments du Grand Hôtel-Dieu, de tuiles canals : ça a été l’un de nos plus importants marchés de ces dernières années : il s’est établi à 300 000 euros  », se remémore Mathieu Maillet. Pour ce faire, il lui a fallu augmenter la capacité de son énorme four permettant de cuire les tuiles à 1 035 degrés.

      Son entreprise qui a réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires de 1,7 million d’euros est en pleine santé. Nonobstant, Mathieu Maillet a deux inquiétudes pour l’avenir.

      Il cherche à embaucher deux salariés, mais…n’en trouve pas ! « Pas besoin de formation spécialisée, il n’existe pas d’école pour la fabrication de tuiles : je cherche simplement des gens motivés, travailleurs pour les former sur le tas… »

      Deuxième inquiétude : la terre, une marne spécifique, sa matière première.

      Si cette tuilerie est installée à Loire-sur-Rhône c’est que s’y trouvait et s’y trouve d’ailleurs encore une veine de terre dont l’extraction a dû être interrompue dans le passé par la découverte de deux défenses de mammouths ! Impossible depuis de poursuivre l’extraction.

      Depuis plusieurs années, l’entreprise s’approvisionne donc au sein d’une carrière située près de Givors, mais celle-ci est en voie d’extinction.

      Il va lui falloir trouver d’ici quelques années une nouvelle source d’approvisionnement, à proximité. Il en existe à Saint-Romain-en-Gal : « si les Romains s’y sont installés c’est qu’il y existait de la matière première pour leurs poteries ou leurs amphores : la commune possède une veine importante. »

      Reste qu’il lui faut rapidement acheter un terrain, l’exploiter et pour ce faire que le PLU (Plan Local d’Urbanisme) le permette et qu’il bénéficie pour ce faire de toutes les autorisations nécessaires. « J’ai en vue une parcelle de 1,5 hectare de marne bleue, à Saint-Romain-en-Gal. Il est urgent que le projet débouche ! », lance Mathieu Maillet avec une pointe d’inquiétude.

      Une condition nécessaire pour qu’il puisse continuer à recouvrir les toits des chefs d’œuvres architecturaux du passé et à développer sa société.


    • Transport Combronde

      A Loire-sur-Rhône, le groupe de transports Combronde prévoit de multiplier par trois ses effectifs en cinq ans Installé depuis un an et demi sur la zone d'activités de Loire-sur-Rhône, le groupe de transports auvergnat Combronde ne cesse de se développer. Outre le fret classique par camion, et le développement du mode rail-route grâce à un embranchement ferroviaire, le transporteur va au cours du premier semestre 2018 mettre en place une liaison fluviale avec le port Edouard Herriot : un des développements de ses activités qui va amener ses effectifs à croître.

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      A Loire-sur-Rhône, le groupe de transports Combronde prévoit de multiplier par trois ses effectifs en cinq ans

      Installé depuis un an et demi sur la zone d’activités de Loire-sur-Rhône, le groupe de transports auvergnat Combronde ne cesse de se développer. Outre le fret classique par camion, et le développement du mode rail-route grâce à un embranchement ferroviaire, le transporteur va au cours du premier semestre 2018 mettre en place une liaison fluviale avec le port Edouard Herriot : un des développements de ses activités qui va amener ses effectifs à croître

      Concédée à la Compagnie Nationale du Rhône (CNR), la zone industrielle et portuaire de Loire-sur-Rhône (2 600 habitants), qui fait désormais partie de la nouvelle communauté d’agglomération Vienne Condrieu Agglomération va s’enrichir en 2018 d’une nouvelle liaison fluviale.

      Le groupe de transports Combronde dont le siège est situé à Thiers en Auvergne va développer des transports de mâchefer par barges entre le port Edouard Herriot à Lyon, où cette activité se trouve trop à l’étroit, et le port de Loire-sur-Rhône.

      Il va s’agir en effet non seulement de transporter ce mâchefer, mais aussi de le retraiter et de le stocker afin qu’il puisse être réutilisé, pour former par exemple le sous-bassement de routes.

      Installé sur 5 hectares depuis août 2016 sur ce site, qui était inoccupé depuis près de sept ans, le groupe de transports a pour ce faire, demandé à la CNR, propriétaire des terrains, d’utiliser 3,8 hectares contigus sans affectation jusqu’à présent. Le mâchefer sera traité et stocké là : ce futur trafic devrait représenter trois barges chaque semaine.

      Cette extension permettra également au groupe Combronde de développer l’une de ses principales activités sur ce site : celle du transport ferroviaire.

      Chaque semaine, trois trains chargés de 400 tonnes de containers maritimes installés sur douze wagons arrivent et repartent en direction de Fos-sur-Mer, faisant de Loire-sur-Rhône un « port avancé » de la cité phocéenne.

      Un trafic ferroviaire que Combronde a développé il y a un an et qui ne cesse d’intéresser de nouvelles entreprises. Au sein du territoire, ce transport de containers s’avère notamment fort utile pour Easydis, la filiale logistique du succursaliste stéphanois Casino ; ainsi que pour le chimiste Adisseo de la plateforme de Roussillon. Ce trafic pourrait intéresser d’autres entreprises dans l’environnement proche du groupe de transports.

      Philippe Beyan, directeur de Combronde pour la région Rhône-Alpes l’assure : « Nous avons le potentiel pour traiter cinq trains au lieu de trois actuellement, chaque semaine ».

      Ces projets fluviaux, ajoutés au transport classique à l’origine de ce groupe et au fret rail/route, devraient permettre aux effectifs de Combronde à Loire-sur-Rhône, « de tripler à moyen terme, c’est-à-dire au cours des cinq prochaines années », selon Philippe Beyan.

      Actuellement composés de 40 salariés, ces effectifs pourraient ainsi passer à près de 120. Bon pour l’emploi dans la région.

      Installé auparavant dans la banlieue Est de Lyon, le groupe de Transport Combronde (700 salariés et près de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires) a trouvé à Loire-sur-Rhône le terrain idoine pour développer son offre rail/route et fluviale.

      Inoccupés depuis près de sept ans, les locaux où est installée l’entreprise auvergnate constituaient le site idéal, grâce à son embranchement ferroviaire sur le ligne fret SNCF de la rive droite du Rhône et à ses quais sur le Rhône installés par la CNR.

      Il a tout-de-même fallu pour cette entreprise familiale qui investit chaque année 10 % de son chiffre d’affaires, rafraîchir sérieusement les locaux, rénover les voies ferrées qui n’étaient plus utilisées depuis longtemps et conforter la voirie pour permettre l’accession au site des reachstackers, ces énormes chariots-élévateurs qui permettent de transvaser les containers des wagons jusqu’aux poids-lourds chargés de les transporter sur les derniers kilomètres. Un investissement de 8 millions d’euros a ainsi été nécessaire pour remettre ce site à niveau.

      La stratégie du groupe Combronde est en effet de développer tous les métiers et tous les modes du transport et de la logistique pour pouvoir répondre à toutes les problématiques de transport de ses clients : ce qui lui permet de croître plus vite que le marché…

      Groupe Transports Combronde/SAS Prestalog, 55 rue de Savoie, zone industrielle et portuaire de Loire-sur-Rhône. Tel. 04 72 51 51 31 / Fax 04 72 51 17 28.

      Liens vidéo de présentation du groupe : https://vimeopro.com/studiobluelemon/groupe-combronde-1

       


    • Les Vergers de Planèze

      Arboriculture : « Les Vergers de Planèze » à Tupin-et-Semons prennent le chemin de l'agriculture raisonnée. Le GAEC « Les Vergers de Planèze » situé sur le plateau de la rive droite du Rhône condense à lui seul les difficultés, mais aussi les espoirs de l'arboriculture, un secteur encore très développé au sein du territoire de Vienne Condrieu Agglomération. De profondes mutations sont en cours. Le GAEC « Les Vergers de Planèze » situé sur le plateau de la rive droite du Rhône condense à lui seul les difficultés, mais aussi les espoirs de l'arboriculture, un secteur encore très développé au sein du territoire de Vienne Condrieu Agglomération. De profondes mutations sont en cours.

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      « Les Vergers de Planèze » à Tupin-et-Semons prennent le chemin de l’agriculture raisonnée

       

      Le GAEC « Les Vergers de Planèze » situé sur le plateau de la rive droite du Rhône condense à lui seul les difficultés, mais aussi les espoirs de l’arboriculture, un secteur encore très développé au sein du territoire de Vienne Condrieu Agglomération. De profondes mutations sont en cours.

      Seuls arboriculteurs de la commune de Tupin-et-Semons, non loin d’Ampuis,  les deux frères Bruno et Laurent Basset respectivement 47 et 50 ans, sont organisés en GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun).

      Leur exploitation de quatorze hectares est un condensé des craintes et des espoirs d’une arboriculture qui reste encore très présente sur la rive droite du Rhône, même si d’année en année constatent -ils, le nombre de producteurs s’amenuise.

      Employant une salariée à temps plein et des saisonniers  lors de la taille des arbres et de la récolte des fruits, l’exploitation qui réalise environ 220 000 euros de chiffre d’affaires leur permet de vivre correctement. Mais chaque année révèle son lot de difficultés supplémentaires.

      Deux épisodes de gel l’année dernière, puis l’arrivée en nombre de fruits en provenance notamment d’Espagne ont amené une stagnation des prix. « Nous avons dû maintenir le prix de nos petites pommes à 0,70 euro et celle d’un calibre plus gros à un euro, alors que nos frais augmentent, tels que l’essence, le coût de main d’œuvre, etc.). Nous n’avons pas pu les répercuter sur nos prix », constate Bruno Basset.

      Axé sur une dizaine de variétés de pommes, de la Golden à la Royal Gala (et les plus récentes, comme la Topaz ou la Crimson), cette exploitation commercialise en direct ses productions tout au long de l’année, car à côté des pommes, les deux frères cultivent aussi des fraises, cerises, des pêches, des abricots, un peu de poires, ainsi que des prunes.

      Ils valorisent donc eux-mêmes leurs produits en les vendant directement aux consommateurs, soit eux-mêmes sur les marchés de Vienne et de Vénissieux, ou à travers de deux magasins de producteurs à Ampuis (Valferme) et à Solaize (La croisée des fermes). Ils réussissent ainsi à écouler directement leur production, engrangeant eux-mêmes la valeur ajoutée de leur travail.

      Ils écoulent ainsi par exemple en direct près de 160 tonnes de pommes chaque année.

      Mais ils ont bien conscience que tous ces efforts ne sont pas encore suffisants et qu’il leur faut répondre à la demande des consommateurs qui souhaitent des produits de plus en plus éloignés de l’agriculture productiviste.

      C’est ainsi qu’ils ont engagé depuis plusieurs années un virage vers l’agriculture raisonnée.

      « Nous faisons zéro désherbage chimique. Tout est mécanique, désormais », se félicite Laurent. Un virage qui va encore s’accentuer cette année : « Nous allons diminuer de 80 % les produits phytosanitaires contre l’un de nos principaux ennemis, le vert de la pomme, grâce à des diffuseurs de confusion sexuelle que nous installons dans nos vergers et qui perturbent les verts… », rajoute Bruno.

      Et d’ajouter : « Pour nous, la culture raisonnée, c’est la carte que nous entendons bien jouer, nous avons conscience que c’est vraiment l’avenir… »

      Le GAEC « Les Vergers de Planèze » est associé depuis 2010 à l’opération un fruit pour la récré. Lancé par le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la forêt en 2008, ce programme permet d’organiser la distribution de fruits de saisons, de redonner le gout des fruits et de promouvoir une agriculture locale.

      Les fruits sont issus de l’exploitation des frères Basset, qui associés à deux autres producteurs de la rive droite de Vienne Condrieu Agglomération livrent tous les mardis matin des fruits dans les écoles à tour de rôle.



      Tupin-et-Semons. Tel. 06 78 58 64 67.


    • LYON ÉCHAFAUDAGE

      Spécialisée dans le montage d’échafaufages dans l’industrie, Lyon Echafaudage a déménagé de Vaulx en velin pour s’installer sur la zone de Reventin en 2007 : une position idéale pour rayonner sur le grand sud-est.

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      Avec une équipe de 32 salariés, l’entreprise intervient pour une part prépondérante de l’activité, dans le cadre de la construction ou de l’entretien d’unités de production industrielles, notamment dans la chimie.

      Si Lyon Echafaudage est reconnue dans le monde de l’industrie, elle a également développé une compétence particulière dans les chantiers de réhabilitation du patrimoine, qui représentent désormais 35 % de son CA.



      04 74 48 38 60

      Site Web : http://www.lyon-echafaudage.fr


    • Layher Lyon

      Une nouvelle entreprise est venue, le 1er octobre dernier, compléter le panel de sociétés déjà installées sur la zone d'activité des Platières à Chasse-sur-Rhône : l'agence de Lyon de la filiale française de la société allemande Layher Gmbh et ses quinze salariés. Son métier ? Les échafaudages, mais pas n'importe lesquels...

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      « Nous avons un métier qui demande une grande superficie de stockage, donc du terrain. Or, il est de plus en plus difficile d’en trouver en région lyonnaise. Heureusement nous avons trouvé sur la Zone d’Activités des Platières une superficie suffisante. Nous n’avons pas hésité », se remémore André Ducruix, directeur régional de l’Agence de Lyon de la société  Layher.

      Trop à l’étroit sur son ancien site de Chaponost dans l’agglomération lyonnaise, l’entreprise avait décidé de déménager. Et c’est ainsi qu’après quelques mois de travaux menés à une vitesse expresse, la société Layher ouvrait pour la première fois ses portes sur un site de 14 000 m² sur lequel avaient poussé 400 m² de bureaux, ainsi qu’un vaste entrepôt de 2 500 m². Un investissement conséquent : 3,3 millions d’euros.

      Pourquoi un tel entrepôt ? Parce que cette entreprise, filiale française de la société allemande Layher Gmbh, est spécialisée dans les échafaudages. Mais pas n’importe lesquels. Peu d’échafaudages destinés au Bâtiment. « Nous travaillons essentiellement avec l’industrie, notamment chimique et nucléaire, mais aussi avec l’événementiel. Les nombreux échafaudages que vous pouvez voir pendant des Nuits de Fourvière proviennent pour une part de Layher, qu’il s’agisse de tours de son ou de tours lumières. Nous étions également présents avec nos installations à la Fête des Lumières », décrit le directeur régional. Ainsi mille tonnes d’échafaudages sont entreposés à Chasse-sur-Rhône.

      « Nous vendons 40 % de nos échafaudages et nous louons le reste », précise le responsable. Les échafaudages sont achetés à la maison-mère basée en Allemagne.

      Outre le terrain, l’autre raison qui a guidé le choix du site isérois tient à son emplacement « fort bien situé à un carrefour entre l’A 7 et l’46 : notre territoire va de Dijon à Montélimar et de Clermont-Ferrand à la frontière suisse », précise André Ducruix.

      Douze personnes travaillent au nouveau siège régional de Layher, auxquels s’ajoutent de trois à quatre intérimaires « que nous comptons embaucher en CDI lorsque la situation économique se sera améliorée », précise le directeur régional.

      Le marché continue en effet à se développer. Comptant 160 salariés pour 75 millions d’euros de chiffre d’affaires, Layher France étoffe peu à peu son réseau en région : l’entreprise compte désormais dix agences régionales.

      « Notre but : continuer à nous développer et embaucher à terme : j’en suis persuadé, nous sommes sur un marché qui a encore un beau potentiel, notamment dans les services que nous développons, bureaux d’études, logiciels, centre de formation au montage : les entreprises sont de plus en plus demandeuses de ce type d’accompagnements », assure André Ducruix.

      En savoir plus : http://www.layher.fr



      04 72 31 00 51

      http://www.layher.fr/


    • Le Cottage

      Le chef étoilé de Chonas l'Amballan, Philippe Girardon, milite pour faire d'abord travailler les entreprises du tissu local. Parmi les partenariats qu'il a mis en œuvre, celui noué entre son nouvel établissement, « Le Cottage » et la société SIP de Vienne.

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      Il y a un peu plus d’un an, Gérard Gabert, Pdg de la société SIP sièges & décoration qui bénéficie de marchés dans toute la France et ailleurs, se plaignait de trop peu travailler avec les entreprises situées sur le territoire de Vienne Condrieu Agglomération.

      Depuis, cet appel a été entendu ! Cette entreprise de vingt salariés, installée au sein de l’Espace Garigliano à Vienne, spécialisée dans la sellerie et l’aménagement d’hôtels et de restaurants a bénéficié d’une rencontre qui a fait mentir l’adage qui veut que nul ne soit prophète en son pays.

      Gérard Gabert a depuis rencontré Philippe Girardon, Toque Blanche et chef étoilé qui a créé à côté du Domaine de Clairefontaine, à Chonas-l’Amballan, un second établissement : « le Cottage ». Un hôtel trois étoiles, d’une part, doté de onze chambres, de deux suites et d’un appartement. Ce nouvel établissement qui a ouvert ses portes en juillet dernier possède en outre un grand et vaste restaurant.

      Un restaurant faut-il noter qui, depuis quelques jours, en l’occurrence depuis le 17 mars, est ouvert sept jours sur sept, ce qui au passage a permis de créer deux emplois supplémentaires.

      Cet établissement de 113 couverts, doté d’une grande terrasse pour l’été, s’est positionné sur le créneau du bistrot chic.

      Philippe Girardon n’a pas fait appel pour aménager son établissement à des prestataires lointains. Il a tenu à s’adresser d’abord à des entreprises locales. Notamment le célèbre décorateur lyonnais Alain Vavro pour l’architecture intérieure et la société viennoise SIP pour les fauteuils, les canapés, les rideaux du restaurant et pour les jetés de lit des chambres.

      Un investissement de près de 3 millions d’euros, avec onze emplois à la clef.

      Une démarche naturelle pour Philippe Girardon : « Moi, je tiens d’abord à investir dans mon pays et à créer de l’emploi. Pourquoi aller chercher loin ce que l’on a tout près de nous. Nous avons dans la région d’excellents professionnels, profitons-en », martèle-t-il.

      Et de préciser : « Ainsi pour créer « le Cottage » j’ai fait appel à quarante-trois intervenants dont le plus éloigné est à 37 kilomètres. » Une démarche qui n’a rien d’étonnant lorsque l’on connaît Philippe Girardon qui avec ses pairs a créé l’Agora des chefs dans le seul but de susciter une dynamique sur le territoire viennois.

      Gérard Gabert apprécie cette démarche : « Nous avons fait des offres et des devis à Philippe Girardon avec qui on peut discuter les prix et trouver des solutions. Ce dialogue s’est appuyé sur une vraie volonté de sa part de faire travailler le tissu local. Et finalement, cela ne lui est pas revenu plus cher que de faire venir ou de faire fabriquer des sièges ou des canapés à l’autre bout de l’Europe : nous avons pu nouer un vrai partenariat. »

      SIP sièges & décoration

      04 74 31 19 19

      http://www.sipsiege.com

      Ce partenariat va d’ailleurs plus loin encore : « Nous avons sollicité Philippe Girardon pour nous accompagner dans le cadre de l’édition du salon Sirha de Genève. Il nous a consacré une journée de manière entièrement bénévole : il faisait la cuisine, nous, nous présentions nos produits. Chapeau : si, ça, ce n’est pas du partenariat entre entreprises ! »

      « Le Cottage » représente une excellente vitrine pour SIP qui s’apprête à accompagner d’autres restaurants à Vienne dont « Al Dente » qui doit s’installer prochainement cours Romestang ; il a également proposé à Philippe Girardon de s’occuper de l’ameublement et de la décoration du futur restaurant éphémère de Cybèle, installé au cœur de Jazz à Vienne et qui devrait cette année monter en gamme. C’est « l’Agora des chefs » qui a été choisie pour assurer la cuisine et toute la logistique. L’occasion, là encore, grâce à cette vitrine exceptionnelle, de mettre en évidence le « made in Vienne ».

       

       


    • La Ferme des Bacholles

      Quatre-vingt-dix chèvres, de jolies et coquettes Alpines chamoisées, cinq vaches, une fromagerie et un magasin à la ferme : Séverine et Stéphane Lentillon ont assurément réussi l'équilibre entre la production et la vente en circuit court.

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      S’ils vendent à peu près 20 % de leur production « mais en direct, sans passer par les centrales, ce qui nous permet d’imposer nos prix, dans trois supermarchés de la région viennoises », ce couple d’éleveurs, producteurs de fromages, réussit sans difficulté à écouler le reste, soit sur les marchés ; mais surtout au sein du magasin installé à même la ferme située près de Luzinay.
      Séverine reconnaît qu’elle prend plaisir à entendre ses clients la féliciter pour la qualité de ses fromages : essentiellement des fromages de chèvres qui pourraient s’apparenter à la rigotte, mais sans bien sûr posséder l’appellation réservée au seul Massif du Pilat, mais aussi des fromages de vaches.
      Ce couple qui possède environ cinquante hectares, produit également, non seulement son propre fourrage, mais aussi des céréales, du blé et du tournesol dont une part est, soit vendue à la Coopérative Dauphinoise, soit vendue, sous forme de farine pour le blé et d’huile pour le tournesol, au sein du magasin situé au sein même de la ferme.
      « Nous complétons également l’assortiment à destination de nos clients avec des légumes provenant du GAEC Mas de Gerbey des Frères Boyer et des volailles de Jean-Charles Simian », précise Séverine.
      Elle adore y accueillir ses clients : « Les gens qui viennent acheter directement à la ferme sont en attente d’une relation différente. L’acte commercial est plus long car les échanges sont plus nombreux, mais très plaisants. Il existe une vraie complicité : nous avons plusieurs dizaines de clients fidèles. »
      Ce rapport différent se traduit aussi par un panier moyen nettement plus important que celui constaté sur les marchés : « en moyenne de 30 à 40 euros de fromages contre une dizaine d’euros, lors des marchés », constate Séverine Lentillon. Résultat : cette exploitation qui emploie deux salariés a réalisé l’année dernière près de 200 000 euros de chiffre d’affaires.
      « Le succès de notre production de fromages a pour conséquence malheureusement le fait que nous manquions de produits une partie de l’année. C’est la raison pour laquelle, avec mon mari, nous nous interrogeons pour savoir si nous n’allons pas nous agrandir pour répondre à la demande », s’interroge Séverine.

      Vente à la ferme les mercredis et vendredis de 15 heures à 18 heures et le samedi de 10 heures 30 à 12 heures 30 et de 15 heures à 18 heures.



      Séverine et Stéphane Lentillon

      06 22 90 41 65


    • Librairie « Passerelles »

      Lise-Marie Dolenc et Murielle Gobert-Bacha qui viennent d'acquérir le fonds de commerce de la librairie du cours Brillier entendent lui insuffler une nouvelle jeunesse.

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      Vous vous êtes sans doute rendu compte que la librairie « Majuscule » installée 19 cours Brillier depuis 2001 à Vienne, a changé de nom et est devenue, depuis quelques mois la librairie « Passerelles ».

      Ce changement de dénomination découle d’un changement de propriétaires.

      Michel Villain, un Berjallien qui avait développé un petit réseau de librairies indépendantes, « Majolire » dont une était basée à Bourgoin, une autre à l’Isle d’Abeau et la troisième à Vienne, vient de céder le fonds de commerce de cette dernière.

      Les nouvelles propriétaires, co-gérantes, sont toutes deux des professionnelles aguerries :  Lise-Marie Dolenc et Murielle Gobert-Bacha. Pour cette reprise, elles ont été accompagnées par l’agence viennoise de la Banque Populaire Loire et Lyonnais.

      Pour aider ce rachat, la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) a également apporté une subvention de 4 000 euros dans le cadre de son soutien aux librairies indépendantes.

      Lise-Marie Dolenc travaille dans cette librairie depuis sa création, tandis que Murielle Gobert-Bacha a pas mal « bourlingué », travaillant dans plusieurs librairies depuis le début de sa carrière. Elle a notamment assuré le  démarrage de la librairie Decitre au centre commercial de la Confluence à Lyon. Elle possède donc un regard aiguisé et des expériences croisées.

      Ce duo complémentaire ne manque donc pas d’idées pour insuffler un nouveau dynamisme à une librairie dont elles sont co-gérantes. Celle-ci est d’une grande taille : 450 m². Elle emploie neuf personnes, soit sept équivalents temps pleins.

      Son chiffre d’affaires est à l’aune de cette importance : près de 2 millions d’euros. L’année dernière, la librairie du cours Brillier a connu 77 000 passages !

      Ce nouveau nom de « Passerelles » n’est pas le seul changement qui marque ce passage de témoin. Vous pourrez vous en apercevoir lors de l’inauguration de la librairie, prévue le 13 décembre prochain, en présence d’une marraine : une écrivaine lyonnaise, Sophie Divry qui a reçu le prix Wepler-Fondation la Poste 2014, pour son troisième ouvrage « La condition pavillonnaire », un « coup de cœur » des deux libraires.

      Mais d’abord, pourquoi ce nom de « Passerelles » «C’est un clin d’œil, illustrant la passerelle que nous voulons instaurer entre nos différents rayons : les livres, les disques, les CD, la papeterie », explique Murielle Gobert-Bacha.

      Auparavant dans un local contigu, le Club France Loisirs  intègre désormais la librairie.

      Enfin, si la nouvelle librairie « Passerelles » entend rester pluri-disciplinaire, proposant à la fois de nombreux rayons de littérature générale et spécialisée, un rayon papeterie et un rayon plus restreint consacré aux disques et aux CD-Rom, elle entend mettre l’accent sur la littérature.

      « Nous comptons bien développer la littérature et notamment notre rayon Jeunesse qui a beaucoup participé à notre réputation», précise Lise-Marie Dolenc.

      La partie conseil aux lecteurs sera développée : on voit déjà apparaître au sein de la librairie des petites notes sur les rayons incitant les clients à privilégier tel ou tel ouvrage qui ont emballé les deux libraires.

      C’est dans cet esprit que les deux responsables de la librairie Passerelles entendent désormais multiplier les animations et notamment les séances de signatures d’auteurs. L’une d’entre elles est programmée pour le 6 décembre. Seront privilégiés, les auteurs spécialisés dans la littérature  pour la jeunesse, ceux d’ouvrages pratiques, voire des écrivains locaux.

      Un site Web est également programmé.

      Ville moyenne richement dotée en la matière, Vienne a la chance de posséder trois librairies qui se complètent : outre « Passerelles », « Lucioles » et « Bulles de Vienne ». Toutes collaborent sur des événements comme Jazz à Vienne ou « Sang d’encre » et ne se livrent pas à une concurrence effrénée qui pourrait se révéler dangereuse, ce qui n’empêche pas l’émulation.

      Un gage de pérennité dans un monde du livre qui subit, on le sait bien, les assauts de la crise, comme en a témoigné à Lyon, les fermetures de la librairie Chapitre (ex-Flammarion), puis de Virgin.

      A Vienne, le socle éditorial reste solide !


    • JACQUET

      Il y a 50 ans, naissait l’entreprise Jacquet. Sa vocation : relever, restaurer et rendre à l’histoire des témoins glorieux, mais mal en point, de notre passé.

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      Redécouvrant les gestes des bâtisseurs de cathédrales, renouant avec le savoir-faire des compagnons, réutilisant des matériaux d’origine, elle a contribué à une prise de conscience de la valeur du patrimoine.

      Présents en Auvergne, Centre, Bourgogne et Rhône-Alpes, les compagnons de Jacquet peuvent s’énorgueillir d’avoir rendu à l’histoire quelques uns des plus beaux fleurons de nos régions. Les ateliers de restauration sont situés à Estrablin dans la zone du Rocher et représentent 30 personnes.

      Parmi les dernières restaurations, on peut citer Saint-Antoine l’Abbaye (38), l’église Notre-Dame à Saint-Chamond (42), Cathédrale de Moutiers (73), Château d’Annecy (74)…

      L’entreprise Jacquet appartient au groupe Lefevre.



      04 74 16 17 20

      http://www.jacquet.fr/


    • YOPLAIT

      L’aventure Yoplait a débuté en France en 1964 par un collectif de près de 100 000 agriculteurs regroupés au sein de six coopératives.

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      Au départ coopérative, il ne faudra qu’un an pour que la société Yoplait naisse. La célèbre fleur fait son apparition et l’entreprise nouvellement créée développe son activité pour devenir, de nos jours, le numéro 2 mondial des produits « ultra frais ». En quelques chiffres, on peut dire que Yoplait aujourd’hui c’est 3 sites en France (dont celui d’Estressin employant près de 300 personnes), 170 millions de litres de lait utilisé chaque année pour produire le 1.2 milliard de pots de yaourts natures ou fruits. Le site d’Estressin abrite aussi la structure Candia créé par Yoplait.


    • DID

      La zone artisanale « Le Remoulon » à Pont-Evêque accueille depuis moins d’un an un nouveau magasin pour les professionnels et les particuliers : DID.

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      Très ancienne zone artisanale, « Le Remoulon », située à la sortie de Pont-Evêque connaît une nouvelle jeunesse. Elle a d’abord accueilli l’imprimerie de la Tour qui a quitté Seyssuel pour s’agrandir. Plus récemment, c’était au tour d’un restaurant dansant, « l’Atelier » de s’y installer puis DID aujourd’hui.
      DID ? Il faut lire sous cette dénomination « Dosage Installation Détergence ». Cette entreprise créée par Alain Baule est à l’origine et reste encore une société de fourniture de produits d’entretien à destination de l’hôtellerie et la restauration. La qualité de ses produits, les conseils prodigués et sa réactivité ont fait son succès. Achetant il y a un an des anciens stockages alimentaires pour y entreposer leurs produits d’entretien, Alain et Evelyne Baule ont saisi l’opportunité d’utiliser un de ces grands hangars pour y ouvrir un magasin : « Espace DID ».
      Il répond a un besoin des professionnels et des particuliers en produits et matériels pour la restauration : nappes, vaisselle, couverts jetables, décoration. On y trouve aussi des auto laveurs, des aspirateurs, balais, brosses, etc.
      Marion Siomeau qui gère le magasin explique : « Nous avons voulu proposer une gamme étendue jusqu’au haut de gamme, ce qui nous permet d’avoir plusieurs centaines de références. »

      Comment lutter contre les grandes surfaces spécialisées ? En faisant la même démarche qu’elles : en mutualisant les achats. L’Espace DID est ainsi depuis un an et demi, avec d’autres magasins similaires à travers la France, à l’origine d’un groupement d’achat- Hynova- ce qui a permis d’offrir des tarifs attractifs. Dernière initiative en date : DID se lance aussi dans le e.commerce : un catalogue avec possibilité d’achats en ligne est en gestation. Yes, we DID…



      04 74 15 00 75

       

       


    • Menuiserie Charpente JULLIEN

      Fondée à Villeneuve-de-Marc en 1838, la Société Jullien, entreprise de menuiserie charpente, a pris son essor à Estrablin pour devenir cette société de 35 salariés, réputée dans la région et atteignant un CA moyen de 4 à 5 Md. En octobre 2010, deux salariés s’associent pour la diriger : Pascal Miguet président) et Laurent Jullien (directeur).

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      Depuis une dizaine d’années, la SAS Jullien a développé la fabrication de fenêtres bois sur mesure répondant aux normes d’isolation et respect de l’environnement, avec un tiers des effectifs uniquement à ce poste. L’achat de nouvelles machines et l’agrandissement significatif du bâtiment en 2009, lui permet aujourd’hui de fabriquer et fournir des fenêtres en bois certifié de différentes essences aux menuisiers professionnels de l’Isère et départements mitoyens.

      Outre la charpente, couverture et zinguerie, une autre spécialité signée « Jullien » en plein essor reste la construction de maisons et de bâtiments en ossature bois écologiques (maison bioclimatique, maison BBC…). La vénérable fabrique n’en oublie pas pour autant la transmission d’un savoir-faire ancestral en continuant d’accueillir et former des compagnons itinérant du Tour de France, charpentiers et menuisiers. Qualité France Oblige.



      04 74 58 00 44

      http://www.jullien38.com


    • INOREC

      Fin 2005 Inorec, société du Groupe Derichebourg, ouvre une entité à Saint-Romain-en-Gal. Sa spécialité : la préparation de l’inox pour les aciéries et les fonderies. « Nous recevons la marchandise» précise Ronan Soyer, responsable d’exploitation du site, « nous la trions, nous la préparons, nous la rechargeons par voie fluviale, par wagon ou par camion. »

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      Une quinzaine de personnes sont affectées à cette revalorisation de l’inox… pour refaire de l’inox. Inorec achète, uniquement auprès de professionnels de la récupération ou d’usines, des chutes ou tournures d’inox. A réception, les matières sont triées et stockées selon leurs analyses. La suite consiste à « préparer à froid » les marchandises avant de les expédier principalement en Europe.

      Une partie importante des matières expédiées serviront à produire de l’acier inoxydable 304, communément appelé Inox 18/8 ou Inox alimentaire : alliage à base d’environ 8% de Nickel, 18% de chrome et de fer. D’autres produits plus spécifiques sont également préparés et destinés à de multiples usages comme l’aérospatial, la pétrochimie, la chirurgie…


    • Optique Gauthier

      Ce professionnel indépendant de l'optique âgé de trente-deux se retrouve désormais à la tête de trois magasins : à Vienne dans le quartier d'Estressin, à Ampuis, et depuis le mois d'août à Pont-Evêque. Son credo : le service.

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      L’unique magasin d’optique de Pont-Evêque a changé de nom à la fin du mois d’août dernier. L’Optique Delamarre devient Optique Gauthier, du nom de son nouveau propriétaire, Jérôme Gauthier. Bénédicte Delamarre a dû vendre pour cause de mutation. « C’était une vraie opportunité, je l’ai saisie », explique Jerôme Gauthier.

      Les Episcopontains sont soulagés. Même s’il était minime, il existait un risque de voir disparaître l’unique magasin d’optique de la commune qui aurait pu être transformé en pizzeria ou une cabinet d’assurances, par exemple. Il restera un magasin d’optique. « Nous avions, avec Madame Delamarre la même façon d’appréhender cette profession. Elle aimait bien mon concept d’espace enfants, nous nous sommes rapidement entendus », se félicite Jérôme Gauthier.

      Accompagné par l’Agence du Crédit Mutuel de Vienne, ce trentenaire a ainsi investi 240 000 euros pour acquérir son troisième magasin.

      Diplôme en poche, il a ouvert son premier magasin, au sein d’un ancien bar-restaurant de 100 m², avenue Berthelot, face aux Charavelles, dans le quartier d’Estressin à Vienne. Il a ensuite repris, il y a un an et demi, à Ampuis un magasin de toilettage pour chien qu’il a transformé là encore en magasin d’optique, un commerce alors absent sur cette commune. Bilan de ces acquisitions : la création de trois emplois.

      Un joli parcours pour ce passionné doté d’un BTS d’optique qui a fait du service aux clients son credo. « L’attrait de ce métier est que l’on peut effectuer du conseil, proposer des verres qui correspondent vraiment aux besoins des clients. Je peux aussi les conseiller sur le look lors d’un changement de montures, tout en conservant le côté technique de ce métier, sans faire du forcing et sans se sentir obligé de proposer des verres amincis haut de gamme. »

      Originalité dans le monde de l’optique ou les grandes marques et les franchises sont légions. Jérôme Gauthier est un commerçant indépendant et entend le rester. Pour bénéficier de prix bas, il a adhéré à une centrale d’achat-REV- qui regroupe pas moins de huit cents commerçants indépendants dans toute la France.

      « Je bénéficie de ce fait, explique Jérôme- des mêmes avantages que dans un grand groupe d’optique, à la différence près que je ne suis pas obligé de commander telles ou telles grandes marques, ce qui me permet de choisir les meilleurs rapports qualité/prix, en fonction des besoins de mes clients. »

      Sa grande fierté ? D’avoir justement des clients fidèles. « Certains ont dû partir loin de Vienne, mais il continuent à revenir dès qu’ils ont un problème de lunettes. J’ai ainsi par exemple conservé une cliente qui, bien que partie à Mâcon, fréquente toujours le magasin », se félicite-t-il.

      Le dynamisme dont fait preuve Jérôme Gauthier, il le met aussi au service de ses confrères commerçants : il vient de prendre la présidence de l’association des commerçants de Pont-Evêque (ACAPE), « une commune dynamique et qui bouge », assure-t-il.

      Les commerçants de sa trempe y sont assurément aussi pour quelque chose !



      04.74.58.95.50


    • Ogier Fruits

      Depuis qu'ils ont repris en 2008 la ferme familiale, les deux frères Ogier ont réussi à multiplier par cinq le chiffre d'affaires de l'exploitation, faisant monter les effectifs à huit personnes. La recette, classique, mais efficace : la transformation des produits pour leur donner de la valeur ajoutée et l'export.

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      Lorsqu’on se développe à l’exportation, il vaut mieux savoir être réactifs. Ainsi quand ils ont appris l’embargo avec la Russie du fait du conflit Ukraine/URSS, Jerôme et Nicolas Ogier étaient bien ennuyés. Pour une bonne et simple raison : la Russie est l’un de leur plus gros marché à l’export.

      Ils ont dû viser très rapidement d’autres pays, à l’instar de l’Autriche et de la Grande-Bretagne.

      Quand on possède cinquante hectares cultivés en arboriculture sur différentes communes, telles que les Balmes viennoises, Communay, Marennes, Chuzelles ou Serpaize ; que l’on produit chaque année de 1 000 à 1 200 tonnes de poires-leur spécialité et leur image de marque-, mais aussi des pommes et autres fruits, on ne peut échapper à une réflexion stratégique.

      Celle-ci s’est traduite pour Jérôme et Nicolas Ogier, respectivement 38 et 28 ans, par deux axes de développement.

      Le premier est l’exportation. Même si leur production phare, la poire est plus difficile à transporter que la pomme : mais cela s’apprend !

      Deuxième axe : la transformation des fruits, afin de leur donner de la valeur ajoutée.

      Côté export, les fruits, conditionnés dans le bâtiment contigü à l’exploitation prennent chaque jour la direction de  la France, bien sûr, mais aussi de nombreux pays européens.

      Pour diminuer les coûts de transport, très lourds dans ce type de produit à faible valeur ajoutée, Jérôme Ogier a joué la proximité de l’exploitation familiale avec le contournement Est de Lyon. « Nous complétons le chargement de nombreux transporteurs, ce qui nous permet de bénéficier de prix à la marge, et donc de tarifs de transport compétitifs », précise Jérôme Ogier.

      La transformation des fruits passe par le développement de la distillerie. Ogier Fruit bénéficie en effet d’une licence de bouilleurs de cru, ce qui permet à la société de produire de l’eau de vie de poires Williams, mais aussi de mirabelles et d’abricots.

      S’y ajoute le développement d’une vaste gamme de jus de fruits et de nectars. De nouveaux nectars seront d’ailleurs lancés en 2015 : pomme-fraise et pomme-cerise, ainsi qu’un jus de pomme reinette.

      La distribution de ces nectars et jus de fruits passe à la fois par une enseigne nationale qui en a l’exclusivité, mais aussi par trois magasins de producteurs de la région.

      Enfin, les deux frères Ogier qui ont planté, à titre personnel cette fois, trois hectares de syrah et de viognier sur les coteaux de Seyssuel, sont également membre de Vitis Vienna qui, regroupant les viticulteurs des coteaux de la rive gauche du Rhône, milite pour la création d’un appellation spécifique de ce terroir.

      Côté export, plus que jamais, l’heure est à l’offensive : « Nous voulons continuer à nous développer sur les marchés extérieurs », lance Jérôme Ogier qui vient de rencontrer des importateurs allemands.

      A noter que pour la petite histoire, l’entreprise seyssuelloise fournit trente tonnes de fruits destinés à Euro-Disney à Marne-la-Vallée pour la fabrication de… « Pommes d’amour ».

      Résultat, une dynamique a été enclenchée lorsque Jérôme et Nicolas ont repris l’exploitation arboricole familiale en 2008 en co-gérance, via une earl (exploitation agricole à responsabilité limitée) : chez les Ogier, on est arboriculteur de pères en fils depuis…1893 !

      L’entreprise réalisait en 2008 près de 200 000 euros de chiffre d’affaires avec une poignée de personnes.

      Sept ans après, l’exploitation réalise autour d’un million d’euros de chiffre d’affaires et emploie huit personnes, ainsi qu’une soixantaine de saisonniers en période de cueillette.

      D’aucuns prédisaient des jours sombres à l’arboriculture qui, c’est vrai, est l’objet d’une forte concurrence en Europe, émanant notamment  de l’Espagne et de l’Italie.

      Jérôme et Nicolas Ogier ont prouvé, même si le marché est difficile, avec une consommation de fruits en baisse en France, qu’avec  une solide réflexion stratégique et un travail opiniâtre, une exploitation arboricole pouvait dans notre région, croître et prospérer.



      04 74 20 44 29

      http://www.jl-ogier.com


    • Xavier Jury

      Eleveur à Chonas-l’Amballan, il est totalement autonome produisant même ses propres tourteaux de colza. Il assure via le seul circuit court la commercialisation des 7 à 8 tonnes de viande qu’il produit chaque année.

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      Cela fait partie de sa philosophie. Xavier Jury, un éleveur de quarante-sept ans, installé à Chonas-l’Amballan a toujours milité pour les circuits courts. Il vend donc 100 % de sa production dans un rayon de cinquante kilomètres.

      Cet agriculteur qui a passé sa coopération civile en Casamance, au Sénégal, pour accompagner les producteurs locaux cultive à la fois sur 70 ha, des céréales, mais aussi élève, près de cent-quinze bêtes, des vaches limousines.

      Pour les nourrir, pas du tourteau de soja importé comme cela se fait beaucoup encore pour apporter des protéines aux animaux. Avec d’autres agriculteurs, à travers une CUMA (Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole), il a créé un moulin qui presse le colza qu’il cultive, produisant ses propres tourteaux de colza et n’a de ce fait pas de souci de traçabilité ni de prix erratiques.

      Pour Xavier Jury, ce mix entre céréales et élevage est important : « Il ne faut pas que l’agriculteur soit axé sur un seul produit. Cela peut être trop dangereux en cas de sécheresse ou de turbulences sur les marchés comme lors de la crise de la vache folle. »

      Il ajoute : « Cela permet en outre de pratiquer des rotations des terrains, des assolements, de bénéficier de fumures, ce qui offre au total une meilleure valorisation les produits. »

      A l’arrivée, cette façon de procéder constitue un gage de qualité. Ainsi cet éleveur est totalement autonome : il produit ce que consomme son élevage. Le reliquat des céréales est vendu à des coopératives dont la Dauphinoise.

      Et surtout, il vend les 7 à 8 tonnes de viande qu’il produit chaque année exclusivement en circuit court. D’abord chez lui, au sein de sa ferme de Chonas l’Amballan (50 % de ses ventes). Il suffit de réserver sur son téléphone portable. Il est également partie prenante du système d’AMAP (20 %), à l’Espace Saint-Germain et Malissol, à Vienne. Il participe également au magasin de producteurs de Solaize (30 %), ce qui lui permet de réaliser un chiffre d’affaires de l’ordre 150 000 euros par an, subventions comprises.

      Ce mode de distribution va s’élargir en 2014, puisqu’il fait partie de l’équipe de producteurs locaux à l’origine de la future « Halle des Terroirs » de 800 m² qui doit voir le jour à Salaise-sur-Sanne
      La seule contrainte de ce métier dont il apprécie « la liberté et la vie en plein air qu’il procure, c’est son corollaire : beaucoup de travail ». Mais, en face, il trouve sa récompense : « c’est le contact avec les clients : c’est agréable d’être remercié et d’avoir de bons échos sur ce que l’on produit », lance-t-il avec un large sourire.



      06 15 49 02 94.


    • Sophie et Thierry Didier

      Thierry et Sophie Didier sont chacun à la tête de leur exploitation individuelle. Lui pratique l'élevage, elle, les kiwis, mais aussi des lentilles et du tournesol, le tout en culture bio. Une caractéristique qui favorise la commercialisation : elle envisage cette année de faire grossir l'exploitation et de vendre aussi directement à la ferme.

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      En produisant en 2013 douze tonnes seulement pour des raisons climatiques (contre vingt en 2012), Sophie Didier est sans doute l’une des plus importantes productrices de kiwis du Pays Viennois. Des kiwis qu’elle transforme pour partie en confiture et en nectar qui représentent près de 60 % de sa production, complétée par des lentilles (1,5 tonne) cultivées sur un hectare et du tournesol : le tout en bio.

      Installée depuis cinq ans, Sophie, a effectué des études en biologie et a travaillé pour des organismes agricoles, avant de se lancer dans la production. « C’est un travail qui me plaît. L’emploi du temps, c’est nous qui le décidons et le fait de commercialiser nous-même permet de bien agréables rencontres », explique-t-elle.

      A la tête de son exploitation, elle travaille parallèlement à celle de son mari, Thierry, lui aussi à la tête d’une exploitation individuelle, mais dans l’élevage : vaches et moutons sur cinquante hectares de pâturages à Eyzin-Pinet.

      Ce couple d’agriculteurs quadragénaires est donc complémentaire. Ils réalisent à eux deux environ 100 000 euros de chiffre d’affaires.

      Thierry vend une partie de sa viande directement à la ferme en caissettes, tandis que Sophie a développé différents canaux de vente en direct : à la « Ronde des Fermes » à travers un dépôt-vente (elle n’est pas associée) ; à travers des paniers à destination des AMAP, mais aussi directement à des magasins, ou encore directement à des collectivités, à l’instar de cuisine centrale de Vienne.

      Il manque dans cette liste la vente directe à la Ferme. C’est ce que Sophie envisage de mettre en place cette année, le couple venant de s’installer dans une grande et belle maison en bois qui va lui permettre de développer ses activités.

      Sophie envisage aussi d’augmenter sa production de kiwis. « Ma production ne répond pas toujours à la demande, grandissante », explique-t-elle. Assurément, le bio constitue un bon argument de vente.



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    • Hôtel Ibis Lyon Sud

      Grâce à ses « superchargeurs » installés au sein de l'hôtel Ibis, Chasse-sur-Rhône et la région viennoise sont désormais connus de tous les conducteurs européens de voitures électriques Tesla...

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      Sans doute avez-vous déjà entendu parler des voitures électriques Tesla, une success story comme les adorent les Américains ?

      Elon Musk a créé cette société spécialisée dans les voitures électriques haut de gamme en 2003. Après un grand succès aux Etats-Unis avec sa première voiture, la Model S, il s’attaque à l’Europe.

      Si les Tesla offrent la plus grande autonomie des voitures de leur catégorie (450 km), le succès européen de Tesla dépendait de sa capacité à développer rapidement un réseau de « superchargeurs » dans toute l’Europe, permettant aux propriétaires de ces voitures à la fois très belles et très chères (60 000 dollars) de traverser sans souci le continent.

      Or, où ces conducteurs s’approvisionnent-ils en électricité entre Paris et Marseille ? A Chasse-sur-Rhône. Sylvain Poser propriétaire de l’hôtel Ibis de Chasse-sur-Rhône dont il acquis la franchise auprès du Groupe Accor, a été le premier à accéder à la demande de la firme américaine en acceptant de céder quelques places de son parking aux conducteurs de Tesla pour qu’ils puissent recharger leurs bolides électriques.

      Deux « superchargeurs »  sont depuis fin juin, bien visibles sur le parking de ce trois étoiles de 58 chambres installé, près de « Grand Frais », à huit kilomètres au nord de Vienne.

      Mais ce n’est qu’un début, explique Sylvain Poser, le patron de cet hôtel trois étoiles, puisque le projet de Tesla est d’installer au total huit « superchargeurs » sur le parking, ce qui devrait être effectif d’ici la fin de l’année. Il ne manque plus que le feu vert d’ERDF (Electricité Réseau de France). Et pour cause, si l’hôtel consomme 100 kwh , les huit superchargeurs en consommeront six fois plus !

      Ces fameux « superchargeurs » permettent de recharger en électricité 50 % de la capacité d’une batterie en vingt minutes et 75 % en trois quarts d’heure.

      De surcroît, un chargeur classique destiné à tous les autres véhicules automobiles électriques quelque soit leur marque a également été installé sur le parking.

      Quel est l’accord signé entre Sylvain Poser et Tesla ? « Nous mettons gracieusement les emplacements de notre parking à disposition de Tesla. C’est bien dans la philosophie d’Ibis qui est dotée de la norme environnementale iso 14 001 », explique Sylvain Poser.

      Il ne cache pas cependant qu’il escompte des retombées indirectes, en termes de location de chambres ou de restauration. « Comme tous les hôtels Ibis, nous avons une carte de restauration. Nous  sommes ouverts 24 heures sur 24 », explique-t-il. L’hôtel offre une cinquantaine de couverts et propose toute une palette de restauration qui va du snacking aux grillades, en passant par des pâtes, des pizzas ou des plats plus élaborés.
      Ce souhait de business supplémentaire se traduit déjà dans les faits. « Nous voyons s’arrêter des conducteurs de Tesla venus de toute l’Europe : beaucoup notamment provenant de Norvège où la Tesla est n°1 des ventes de voitures, et du Danemark », explique le patron de l’hôtel Ibis.

      Grâce à cette installation, l’Ibis dirigé par Sylvain Poser est aussi en train de figurer sur la carte d’Europe des équipements disséminés sur tout le continent par le constructeur américain de voitures électriques.

      Pour son premier mois d’ouverture, il a accueilli  très précisément 186 voitures Tesla, soit six par jour, leurs conducteurs et leurs passagers. Un démarrage sur les chapeaux de roues.

      A noter que si les voitures Tesla sont vendues chères, par contrat, pendant huit ans, leur conducteur s’approvisionne gratuitement en électricité en se branchant sur tous ces superchargeurs. Une économie substantielle…

      Cet hôtel Ibis, construit en 1992-il était alors sous l’enseigne « Climat de France- et racheté par Sylvain Poser en 1999 affiche un taux d’occupation de 65 % , soit 15 000 clients par an. Il emploie quinze salariés.



      tel. 04 72 24 32 12.