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ACFD à Luzinay : quand la reprise réussie d’une entreprise donne naissance à des emplois

 

La reprise d’une entreprise TPE /PME, véritable passage de témoin, peut être périlleuse. Sauf s’il est bien préparé et accompagné. C’est manifestement le cas pour l’entreprise ACFD de Luzinay qui vient d’être reprise par  un ex-cadre salarié de 47 ans, Vincent Boullard, qui se lance dans le grand bain de l’entrepreneuriat en étant accompagné par l’efficace réseau Entreprendre, très présent en Nord-Isère.

 

ACFD en quelques chiffres

La société ACFD basée sur la zone d’activité la Noyerée à Luzinay est une entreprise basée sur une niche en plein développement qui a su prendre une part de marché non négligeable sur le marché  des chaînes de manutention. L’entreprise de sept salariés est réactive, n’hésitant pas à aller sur le terrain, à mettre les mains dans le cambouis pour accompagner au mieux ses clients et les conseiller.

“C’est là que se situe notre vrai force : offrir un service complet au client. Nous fournissons les composants, nous intervenons sur site et nous sommes une force de propositions”, explique Vincent Boullard, l’ex-cadre de l’industrie qui vient de reprendre l’entreprise.

Créée en 2002, ACFD est spécialisé dans les chaînes de manutention : un secteur complexe comprenant les systèmes de convoyage, les chaines mécaniques forgées, les roues dentées. Tous ces composants destinés aux systèmes de convoyage sont au cœur des process des clients d’ACFD.

L’entreprise intervient dans des domaines très variés : enrobés, bois, escalier mécanique, incinération, sérigraphie, sucrerie, verrerie, agro-alimentaire, etc.

 

Une transmission d’entreprise à anticiper

Ce sont ces qualités qu’a vite décelées Vincent Boullard, un cadre de 47 ans “au profil type du repreneur”, tel qu’il se décrit. Il a passé 17 ans au sein du groupe Fives, une entreprise spécialisée dans les biens d’équipement et les usines clefs en main, avant de se jeter pour la 1ère fois dans le grand bain de l’entrepreneuriat.

Le contact s’est très bien passé avec le créateur d’ACFD, Franck Depaix, qui avait décidé de passer la main. La cession de l’entreprise a été paraphée le 31 juillet dernier.

Mais Vincent Boullard voulait pour cette reprise avoir le maximum d’atouts dans sa manche.

 

Une reprise d’entreprise accompagnée

Il s’est rapproché du réseau Entreprendre. Son projet a séduit le jury, à telle enseigne qu’il a été désigné lauréat  pour le Nord-Isère et a pu engranger à la fois une petite cagnotte de départ de 40 000 euros -ce qui va permettre d’accentuer à la fois la communication et  l’action commerciale au sein de l’entreprise- mais aussi et surtout un accompagnement.

Le concept du réseau Entreprendre, soutenu par Vienne Condrieu Agglomération en tant que partenaire financeur, est en effet d’accompagner tout nouvel entrepreneur par un parrain, lui même chef d’entreprise qui a déjà débrousaillé un parcours similaire à celui de son filleul.

Son parrain est en voie de désignation. Vincent Boullard peut en outre s’appuyer sur tous les autres lauréats nord-isérois du réseau Entreprendre qu’il rencontre et avec qui, il échange chaque mois.

Mieux encore, à la tête d’ACFD, même s’il est actionnaire majoritaire, le nouveau patron d’ACFD ne part pas seul, il est accompagné au capital par Camille Depaix, présente dans l’entreprise depuis six ans. Elle est chargée des domaines administratif, financier et de la communication.

Egalement présent au capital, Philippe Verne, “un ami et un conseiller qui va aussi m’accompagner”, se félicite Vincent Boullard.

Financièrement, à l’occasion de cette reprise, ACFD est accompagnée par la Banque Publique d’investissement (Bpi), le Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes, le CIC ainsi que par un fonds d’investissement basé à Lyon : Mermoz Participations.

Ses projets futurs

L’entreprise se porte bien : elle a réalisé un chiffre d’affaires record -3,5 millions d’euros- au cours de l’exercice, prolongé pour cause de Covid-19.

“Notre objectif est de faire d’abord au moins aussi bien au cours du prochain exercice”, explique Vincent Boullard. Mais déjà de nouvelles perspectives de développement se dessinent.

Il est en train d’embaucher deux commerciaux, responsables de région, dont l’un sera basé à l’Est de la France et l’autre à l’Ouest.

“Si l’entreprise rencontre la croissance que nous appelons de nos vœux, nous embaucherons aussi en back office”, précise Vincent Boulard

D’autre part, ACFD réalise déjà 25 % de son chiffre d’affaires export avec l’Afrique, mais pas en Europe. L’idée est de regarder aussi ces marchés si proches pour y développer du business.

Bref, tout semble concourir pour que cette reprise soit porteuse de développements et d’emplois. D’autant que suite à la crise, on a jamais autant parlé de relocalisations de nouvelles usines dans l’Hexagone. Le  marché d’ACFD pourrait encore s’élargir…



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