ACFD




Une TPE spécialisée dans les chaînes de manutention qui croît à vive allure

Être une Très Petite Entreprise (moins de dix salariés) peut avoir des inconvénients, mais recèle aussi des avantages. Ce sont ces derniers qui l’emportent chez ACFD, une société basée sur la Zone d’activités la Noyerée à Luzinay dont les concurrents ont une taille plus importante. Franck Depaix, son créateur et dirigeant a su user de la souplesse et de la réactivité induite par cette petite taille pour développer son marché de niche à bonne allure, celui des chaînes de manutention.

Technicien de formation, Franck Depaix, 60 ans, qui a travaillé de nombreuses années pour de grands groupes mécaniques dans la région, comme Montabert ou Rexroth, a toujours eu le goût pour l’entrepreneuriat.

Il a fini par sauter le pas en créant son entreprise dans un secteur qu’il connaissait bien : une niche en pleine expansion, celui des chaînes de convoyage et de manutention, proposant des systèmes de convoyage, chaînes mécaniques, chaînes forgées et autres roues dentées de toutes tailles, pouvant aller jusqu’à… 8,80 mètres de diamètre, à l’instar d’un arbre de transmission livré dans le passé.

« Nos clients sont des entreprises qui ont besoin de transporter les produits qu’elles fabriquent d’un point A à un point B : il s’agit de cimentiers comme Vicat en Isère, par exemple, des aciéries, des fabricants de pâte à papier ou de panneaux à particules, des centrales d’incinération, voire encore des centrales thermiques », explique-t-il.

Et d’ajouter : « Nos composants destinés aux systèmes de convoyage sont au cœur des process de nos clients ».

Contrairement à certains de ses concurrents, Franck Depaix n’a pas fait le choix de la fabrication au sein d’ateliers dédiés. Il a su sélectionner des sous-traitants effectuant un travail de qualité. Certains d’entre eux sont basés dans la région proche, à Pont-Evêque ou Roussillon, par exemple, mais le plus important d’entre eux est installé en Italie.

Même s’il surveille de près tout le processus de fabrication qu’il n’a pas à gérer, il consacre le temps gagné à la relation avec ses clients, ce qui se révèle à l’usage très efficace car chacun de ses clients ayant des besoins spécifiques, ce sont pratiquement des chaînes de manutention sur-mesure qu’il leur propose.

Pour ce faire, Franck Depaix se rend sur place pour appréhender les problèmes à résoudre et s’appuie ensuite sur ses ressources maison et son équipement informatique (Conception Assistée par Ordinateur, CAO) pour proposer une solution adaptée. Il va ensuite installer lui-même les chaînes chez le client. C’est cette proximité appréciée de ses clients qui fait son succès.

« D’autant, précise-t-il, que nous proposons aux entreprises avec lesquelles nous travaillons un seul responsable pour suivre de A à Z tout le processus d’élaboration de leurs demandes. »

S’ajoutent parfois des produits complémentaires, « des options que nos concurrents ne proposent pas, ce que nos clients apprécient car cela leur simplifie la tâche », décrit Franck Depaix

Depuis sa création en 2002, la société n’a cessé de croître, même la crise de 2008 n’a pas freiné son activité.

Pour répondre à cette croissance ACFD a quitté le premier bâtiment industriel où il était installé à l’origine sur la ZA de Luzinay pour s’installer dans un plus grand qui s’étend sur 500 mètres carrés, avec d’importantes possibilités d’agrandissement pour répondre à la croissance de l’entreprise.

Fait rare pour une entreprise de cinq salariés, ACFD s’est aussi développé à l’export, qui représente déjà 25 % de son chiffre d’affaires. Sa cible privilégiée : l’Algérie où Franck Depaix s’est déplacé à de nombreuses reprises. Un marché certes un peu compliqué, mais qui peut se révéler intéressant lorsqu’on en connaît les arcanes comme le dirigeant d’ACFD. L’entreprise travaille également avec le Sénégal, le Bénin, le Burkina-Faso, ainsi que l’île Maurice, sans oublier les deux départements d’outre-mer que sont la Guadeloupe et la Réunion.

Le seul frein à la croissance d’ACFD, ce sont les difficultés de recrutement que rencontre l’entreprise. Depuis six mois, Franck Depaix recherche ainsi un chargé d’affaires sédentaire qui fasse l’interface entre le client et le fournisseur, ainsi qu’un technico-commercial itinérant avec l’Hexagone comme champ d’activité. Il ne trouve pas.

 « Je propose pourtant aux candidats un métier d’autant plus intéressant qu’il est enrichi du fait de nos faibles effectifs ; ainsi, le chargé d’affaires par exemple aura des attributions fort larges, comme l’utilisation de la CAO », explique le dirigeant d’ACFD.

C’est au final à un cabinet spécialisé dans le recrutement de ce type de profil à Vienne que Franck Depaix a donné carte blanche pour ces deux recrutements. En espérant que ce dernier finira par trouver les deux oiseaux rares…

Malgré son besoin en personnel, l’entreprise qui a réalisé 2,6 millions d’euros de chiffre d’affaires lors de son dernier exercice (clos à fin mars) devrait frôler cette année les 3 millions d’euros lors de l’exercice en cours. A n’en pas douter, en l’occurrence, « small is beautiful ».



Coordonnées :


www.societe-acfd.com