Gaec Beausoleil




Quand une start-up accompagne une exploitation agricole

 

Retour d’expérience de collaboration entre “Né d’une seule ferme” et le Gaec Beausoleil à Longes et ses yaourts locaux vendus au supermarché

 

 

Les start-up ne se retrouvent pas seulement dans la high tech. On en trouve aussi en milieu agricole. Certaines viennent en aide aux producteurs de lait qui n’ont pas toujours la vie facile. C’est le cas pour la start-up “Né d’une seule ferme”, créée par un agriculteur du Pilat  qui a permis d’améliorer grandement les comptes du Gaec Beausoleil à Longes, dans ce même Pilat, et ce via la production de yaourts que vous pouvez désormais retrouver dans votre supermarché. Explications.

 

 Un défi à relever

 

Face aux difficultés rencontrées de prix de revient par les éleveurs – producteurs, une solution semble être la plus souvent exploitée : transformer eux-mêmes leur production en lui apportant de la valeur ajoutée. Tel était le dilemme, désormais résolu, du Gaec BeauSoleil à Longes, 130 ha de pâturage et de cultures, d’autant qu’une difficulté supplémentaire s’annonçait : les membres de cette exploitation familiale venaient de voir la subvention de la Politique Agricole Commune diminuer : – 25 000 euros, et ce suite à un changement de classification, une partie de leurs pâturages passant du statut de zone de montagne à celui de plaine. Plus d’aide spécifique !

 

Une opportunité innovante

 

C’est alors que frappe à la porte de ce Gaec, André Bonnard, un agriculteur, mais aussi aubergiste à la Terrasse-sur-Dorlay, créateur de la start-up “Né d’une seule ferme”. Il a mis au point une unité mobile de fabrication de yaourts aux toutes dernières normes qu’il loue aux producteurs de lait désireux de transformer leur production laitière. Mais de plus, il résoud dans le même temps le problème de la distribution des dits yaourts en passant un accord avec les supermarchés du groupe Intermarché à 80 km à la ronde qui s’engagent à acheter les yaourts produits. Bingo ! “Nous vendions les mille litres de lait 335 euros, désormais une fois toutes les charges déduites, les mille litres nous rapportent 550 euros”, décrit Aurélie Boyron.

Cette jeune femme, compagne de Guillaume qui travaille avec ses parents, Michel et Sylvie, est directement intéressée par le sujet. Elle envisageait de quitter son métier d’aide-soignante à l’hôpital de Condrieu pour travailler dans l’élevage au côté de son conjoint. L’occasion rêvée. C’est elle désormais qui fabrique les yaourts. Elle est, pour ce faire, depuis le mois de juin, salariée par le Gaec.

Il a fallu également que le Gaec investisse 35 000 euros dans un camion frigorifique, un local de stockage et une chambre froide.

Certes il ne faut pas rechigner à la tâche, d’autant qu’elle produit différents types de yaourts : natures, sucrés ou dotés de quatre parfums différents. La production prend désormais la direction des Intermarchés de la région: Une seconde production est réalisée sous le nom du GAEC. La gamme se compose de 14 parfums différents, natures, aromatisés et sur lit de confiture en partenariat avec un confiturier de la Loire. Cette production est vendue aux cantines, dans les magasins de producteur, épicerie du secteur ou encore en drive à la ferme le samedi matin. Le reste du lait produit sur la ferme et non transformé est vendu à la fromagerie Guilloteau.

 

Une expérience encourageante tournée vers l’avenir

 

Comment fonctionne ce concept que son créateur veut développer dans toute la France ? La start-up loue simplement le module de fabrication de yaourts qui a été installé contre l’étable en échange d’un loyer de1300 € par mois. Dès l’installation, les contrats ont été signés avec les magasins Intermarché, dont, par ailleurs, ceux de Vienne.

Cette ferme de 250 vaches de race Montbéliarde et Prim’Hoslstein, dont 110 laitières et près de 140 génisses a ainsi pu retrouver la maîtrise de son avenir ; alors que jusqu’à présent, l’intégralité de sa production partait dans les cuves de la fromagerie Guilloteau à Pélussin.

 



Coordonnées :


55 chemin de la Durantière à Longes