Bonneau




Olivier Jund, son repreneur, veut doubler le chiffre d’affaires de Bonneau en cinq ans

Il y a tout juste un an, Olivier Jund rachetait la belle PME Bonneau située à l’extrémité Sud de l’avenue du Général Leclerc à Vienne : une belle PME de 22 salariés qui fête cette année ses 70 ans et a réalisé l’année dernière 2,4 millions d’euros de chiffre d’affaires. Il a déjà augmenté son chiffre d’affaires de 10 % et entend, en s’ouvrant à de nouveaux secteurs, doubler de taille.

Olivier Jund, un ingénieur Arts et Métiers de 55 ans a réalisé toute sa carrière dans l’industrie, de la santé à la chaudronnerie, au secteur de la plasturgie.

Pris par le démon de l’entrepreneuriat, à la cinquantaine, il a décidé de quitter le cocon d’une grande société pour racheter une PME. Après avoir rencontré plusieurs dirigeants désireux de vendre, il a porté son choix sur une belle et discrète PME viennoise, Bonneau. Et ce, avec l’aide du réseau Entreprendre Isère, dont il a été lauréat.

Cette société qui compte actuellement 22 salariés, située entre des concessions automobiles de la N7, avenue du Général Leclerc, est en bonne santé et recèle donc, estime le nouveau boss, toutes les potentialités pour son développement.

Certifiée Iso 9001, elle œuvre dans la tôlerie fine, et ce dans deux domaines, deux marchés de niche.

La tôlerie fine de précision d’abord qui représente les trois quarts de son chiffre d’affaires. Elle travaille ainsi le métal qui lui parvient en feuilles depuis la conception du bureau d’études (trois personnes) à la réalisation, non pas pour produire de longues séries, mais des prototypes ou des petites et moyennes séries. Elle propose à ses clients du sur-mesure. Parmi ses clients, le fabricant grenoblois de remontées mécaniques et de télécabines : Poma dont Bonneau est un sous-traitant.

La deuxième niche de cette PME est constituée par la fabrication de boîtiers électriques spéciaux, pesant donc un quart du chiffre d’affaires : des coffrets et boitiers destinés notamment à être installés dans les tunnels avec une grande exigence d’étanchéité à l’eau à la poussière, ainsi qu’une grande résistance au feu, jusqu’à 1 000 degrés.

« Nous bénéficions de toute la technologie pour fabriquer nous-mêmes un produit de A à Z », explique Olivier Jund.

De ce fait, Bonneau fournit les grandes majors du BTP, comme Bouygues, Vinci ou Eiffage par exemple.

Comme toute PME installée sur un marché fluctuant, elle a connu des hauts et des bas, atteignant lors de sa plus belle période un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros. Puis est venue la crise de 2008.

En 2016, son chiffre d’affaires était tombé à 2 millions d’euros.

Depuis l’arrivée à la barre de l’entreprise d’Olivier Jund, la croissance est repartie : elle a été de 10 %, l’année dernière.

Il n’entend pas s’arrêter là. Objectif pour Olivier Jund : doubler le chiffre d’affaires de cette PME industrielle d’ici cinq ans. « Depuis que j’ai repris l’entreprise, je n’ai pas été déçu : l’entreprise correspondait bien à ce que j’espérais. Elle recèle beaucoup de potentialités. Les axes de développement ne manquent pas. Nous avons beaucoup de projets », se félicite le repreneur.

Pour ce faire, l’entreprise a suffisamment d’espace pour son développement : elle se déploie sur près de 6 000 m², le tout sur un vaste terrain de 18 000 m² situé entre la voie ferrée et la N7.

Pour ce faire, il compte notamment se développer dans le secteur du nucléaire. « Le sérieux et la rigueur sont dans l’ADN de Bonneau. Travailler dans le nucléaire avec toutes les contraintes que cela impose, va nous amener à être encore plus rigoureux », s’enthousiasme le nouveau dirigeant de Bonneau.

Olivier Jund compte également multiplier les partenariats avec les autres entreprises industrielles de la grande région viennoise. « Il y a certainement des synergies à mettre en place », estime-t-il.

Bonneau, 70 ans cette année, qui était une PME quelque peu refermée sur elle-même jusqu’à présent, compte désormais s’ouvrir à la fois sur son environnement proche, mais aussi sur d’autres domaines, à l’instigation de son nouveau PDG. Il est vrai désormais qu’à notre époque, une entreprise ne peut se développer que si elle fonctionne en réseau. Telle est la voie que s’est désormais fixé Olivier Jund.

 



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