Bruneton




Longes héberge l’un des rares maîtres confituriers français : Philippe Bruneton

Il a obtenu le titre de maître-confiturier lors d’un concours national en 2004 en Picardie. Depuis Philippe Bruneton est devenu un des grands artisans de la confiture de la région. On peut découvrir ses nectars, sur place, à Longes.

Il arrive du Japon où il était invité début avril par la Foire française d’Osaka. Philippe Bruneton est une sommité dans l’art de la confiture et il est installé à Longes. Deux raisons à cela, sa compagne, Marie-Françoise qui travaille avec lui est originaire de la commune : ils se sont installés dans l’ancienne maison de la grand-mère qu’ils ont baptisée « Les saisons de Rosalie », à son nom.

D’autre part, Longes étant situé dans le massif du Pilat, le pays des arboriculteurs et notamment celui de la pomme ; ils se retrouvent de facto au cœur d’une de leur source d’approvisionnement. « Nous nous approvisionnons essentiellement en circuit court, dans le Pilat, la Drôme, essentiellement dans la région Rhône-Alpes », précise Philippe Bruneton.

Il n’y a pas de formation pour être confiturier en France : ils ne sont pas assez nombreux, on estime leur nombre à environ deux cents seulement. De facto, Philippe Bruneton est donc un autodidacte de la confiture. Il est tombé dedans, non pas tout petit, mais d’abord comme cuisinier, sa formation de base, effectuée au lycée hôtelier de Dardilly où il a obtenu son BEP et CAP de cuisine.

« C’est une interview par Bernard Pivot d’une confiturière alsacienne qui venait d’écrire un livre, Christine Ferber, qui a constitué le facteur déclenchant », explique-t-il. Il a commencé par faire des confitures en famille, puis pour des amis et les demandes étant de plus en plus nombreuses, il a décidé d’en faire son métier. Son diplôme de Maître confiturier, il l’a obtenu de haute lutte lors d’un concours en 2004 en Picardie, lorsqu’il a reçu le prix du meilleur confiturier de France. La confiture est pour lui une affaire de temps : « Il faut laisser le temps aux fruits d’atteindre leur pleine maturité. Prendre aussi le temps de la préparation, de la cuisson. Et enfin donner du temps à la dégustation et au partage… », décrit Philippe Bruneton. C’est cette prise en compte du temps qui fait toute la différence entre une confiture industrielle et une autre artisanale.

Depuis les affaires marchent plutôt bien pour lui et sa compagne. Ils ont ainsi pu créer une large gamme de près de 200 variétés de parfums (120 références en moyenne par année, selon la mode du moment et les fruits sur le marché) « Chaque année, nous proposons de nouvelles créations ».

Son top 3 : Fraise-basilic ; Pomme caramel-beurre salé avec la golden du Pilat et Poire Williams-gingembre confit…

Pour la distribution, là encore – environ 50 000 pots de confiture produits par an- Marie-Françoise et Philippe sont adeptes du circuit court. On trouve d’abord leurs confitures à Longes, dans la boutique qu’ils ont créée. On peut les déguster le week-end dans la zone de dégustation. « Je vends également dans la région via des cavistes, des restaurants, des épiceries fines, des boulangers », ajoute-t-il.

Il est sans cesse à la recherche de nouvelles saveurs. Parmi ses dernières créations : le confit de bière présenté lors du dernier salon Sirha à Lyon-Eurexpo…

 



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