Cadres et créations




Artisan cadreur, un métier passion : passage de témoin à Longes…

Artisan cadreur installé à Longes depuis vingt ans, Laurent Mounier passe le témoin à une jeune consœur, Hélène Lo-Leblanc. Pour l’heure ils travaillent en doublette. Elle se lancera dans le grand bain en septembre…

Au départ, c’est l’histoire d’une passion qui s’est muée en un métier. Comment expliquer autrement le fait que Longes, commune d’un millier d’habitants possède en son centre un artisan cadreur dont les clients, peintres aguerris et amateurs arrivent de cinquante kilomètres à la ronde, voire plus.

Laurent Mounier a commencé à jouer les artisans cadreurs pour son plaisir. Il en a ensuite réalisé pour sa famille, des amis. Vu la qualité de ses prestations, cette passion a pris de plus en plus d’ampleur, jusqu’au moment où, il y a une vingtaine d’années, il a trouvé ce local à Longes qu’il a su faire croître et prospérer par le seul « bouche à oreilles ».

Son atout, le fait de se trouver dans un village et d’avoir des charges fixes très raisonnables, lui permet de proposer des prix particulièrement attractifs.

Désormais pour lui, l’heure de la retraite a sonné. Mais il entendait bien transmettre à la fois sa boutique et son art.

Le passage de témoin se fera bien : à une jeune-femme, Hélène Lo-Leblanc mue par les mêmes ressorts. L’encadrement, elle est presque née dedans, ses parents tenant à Saint-Clair-du-Rhône, une boutique multi-services parmi lesquels, l’encadrement.

Jusqu’à présent, elle a effectué plusieurs métiers sans véritablement de rapport avec l’encadrement, mais la passion et l’entrepreneuriat l’ayant rattrapée, elle a décidé de sauter le pas et de reprendre l’atelier d’encadrement de Laurent Mounier. Pour l’heure, elle travaille en doublette avec le fondateur de l’atelier pour compléter sa formation.

Un atelier de 100 mètres carrés dont les murs appartiennent à la mairie de Longes et qui de ce fait bénéficie d’un loyer qui n’a rien d’excessif. Ce qui explique sa pérennité. Il est doté d’une surface de vente et d’exposition au rez-de-chaussée et d’un atelier à l’étage où sont fabriqués les cadres. Des cadres dont les prix oscillent selon la qualité des verres et des baguettes, de 50 à plusieurs centaines d’euros.

La clientèle ? « Nous avons de nombreux peintres, mais aussi des particuliers qui sont passionnés par la peinture ou qui veulent encadrer des diplômes, des photos… », explique Hélène.

Pour l’heure, cette dernière travaille depuis le mois de juillet en doublette avec Laurent Mounier, ravi de pérenniser son atelier qu’il lui cédera définitivement au mois de septembre prochain.

Un métier, celui d’artisan cadreur, qui est en fait constitué par un dialogue entre le peintre et l’artisan qui, riche d’expériences, distille des conseils. Ce dernier oriente, fait des propositions d’encadrement, le client faisant valoir son point de vue et choisissant in fine en fonction de la discussion. A charge ensuite à l’artisan de fabriquer le cadre dans son atelier, avant de le livrer.

La clientèle provient de la Vallée du Gier, mais aussi de Vienne, voire même de Lyon.

A la rentrée de septembre, Mounier cadres changera de dénomination pour s’appeler « Cadres & Créations » ; on y trouvera aussi des miroirs qu’Hélène Lo-Leblanc entend fabriquer elle-même.