Charcuterie Petrucha




Passage de témoin générationnel à la charcuterie Petrucha de Sainte-Colombe

Depuis le 12 septembre, la charcuterie Petrucha  a fait l’objet d’un passage de témoin, du père au fils. Ce sont désormais Raphaël et son épouse Ludivine, qui sont à la fois à l’atelier et derrière le comptoir, gage de changements, mais dans la continuité, avec l’absolue volonté de conserver l’esprit artisanal.

Raphaël Petrucha, 32 ans, le charcutier qui, avec son épouse Ludivine, 30 ans, a repris depuis le 12 septembre 2019, les rênes de la charcuterie familiale de la rue Garon à Sainte-Colombe, est un spécialiste du pâté en croute.

Il s’agit de la seule charcuterie de Sainte-Colombe, presque une institution puisque cette charcuterie familiale existe depuis 1988.

Ce qui explique que la clientèle est large : on vient bien sûr de Sainte-Colombe pour s’approvisionner en charcuterie ou en plats traiteurs, mais aussi de Saint-Cyr-sur-le-Rhône, de Saint-Romain-en-Gal, de Seyssuel et bien sûr de Vienne, qui n’est distant que d’une passerelle, en l’occurrence celle de Sainte-Colombe.

Avant cette reprise, Raphaël a travaillé pendant de nombreuses années à la charcuterie Reynon du 2ème arrondissement de Lyon, rendue célèbre pour avoir remis au goût du jour le meilleur pâté en croute du monde, « l’oreiller de la Belle Aurore », 32 kilos, composé d’une quinzaine de viandes dont dix gibiers, sans oublier le foie gras, la volaille de Bresse et bien sûr les truffes noires et locales du Tricastin et quelques pistaches pour la couleur…

Chez le charcutier Reynon, Raphaël participait de très près à son élaboration.

Vous ne trouverez (malheureusement pas) cet « Oreiller » d’anthologie rue Garon, mais d’autres pâtés en croûte maison, particulièrement délicieux.

Raphaël, qui vient de reprendre la charcuterie familiale, a bien sûr l’intention d’y mettre sa patte, tout en assurant la continuité. On y trouve donc toute la déclinaison charcutière, du jambon aux gratons.

Mais ses parents avaient  aussi développé un important rayon traiteur que Raphaël et Ludivine comptent bien mettre encore plus en avant, en proposant des nouveautés, comme des feuilletés (brioche saucisson, par exemple) en passant par les viandes (comme la pintade farcie), les salades (pieds de veau, par exemple), voire même des poissons (soufflé de brochet en sauce ou gratin de fruits de mer, par exemple), des accompagnements façon criques ardéchoises, jusqu’aux desserts. On y trouve aussi vu la saison, une choucroute maison.

Un succès qui ne se dément pas puisque la facette traiteur de l’établissement représente près des deux tiers des ventes pour un tiers de charcuterie classique. Il est vrai aussi que du fait de la peste porcine qui s’est développée en Chine, les cours du porc ont flambé de près de 30 % ces derniers mois, ce qui n’est pas propice à la vente des produits purement issus du cochon…

Ce qui n’empêche pas Raphaël d’avoir le projet de proposer bientôt une gamme de porcs fermiers, issue d’un producteur installé dans la Loire.

Ceci dit, Raphaël et Ludivine n’entendent pas voir leur affaire prendre trop d’expansion. Ils veulent conserver à tout prix son côté artisanal qui fait sa qualité et sa spécificité. Le seule embauche qui est en passe d’être effective est celle d’un apprenti qui suivra des cours au CFA d’Annonay.

 



Coordonnées :


48 rue Garon, 69 560 Sainte-Colombe

Tel. 04 74 53 23 78