Élevage bio de Thomas Ollagnon




Thomas Ollagnon : un éleveur adepte à la fois du bio et des circuits courts

« J’ai fait le choix de la qualité plutôt que de la quantite, avec des animaux ne produisant par énormément de viande, mais de la belle et bonne viande », explique-t-il.

Éleveur à Échalas, Thomas Ollagnon, 47 ans, a fait le choix du bio sur son exploitation de 50 hectares ; et de ce fait, a su se créer une réputation flatteuse, sur le plan de la qualité.

Il a en effet le choix de la qualité plutôt que de la quantité et prouve que ça marche, même s’il n’est pas doté d’un cheptel gigantesque : dix-huit vaches allaitantes et cinq taureaux pour l’insémination naturelle.

Il a d’abord choisi une race réputée par sa robustesse. « Elle est rustique » décrit Thomas Ollagnon : la race Aubrac, de taille moyenne à la couleur fauve et de belles cornes. C’est une race allaitante destinée à produire de la viande. Les agriculteurs l’apprécient notamment pour sa rusticité et ses qualités maternelles qui lui permettent d’élever facilement ses veaux.

« Dans le bio, nous sommes en cercle fermé. Nous n’ajoutons pas d’apport extérieur. » Outre l’herbe bien grasse actuellement de ses pâturages, l’éleveur d’Echalas nourrit ses bêtes avec sa propre production d’orge, d’avoine et de pois, cultivés en biodynamie.

Sa viande est abattue à Saint-Etienne au sein d’une chaîne d’abattage bio. Elle revient ensuite à la ferme de Thomas Ollagnon, amenant alors l’éleveur à se muer en boucher. C’est lui-même, qui, dans son atelier de transformation, sépare les quartiers, prépare la viande. Il produit ainsi et vend près de trois tonnes de viande chaque année.

C’est lui aussi qui la commercialise à ses clients fidèles, directement à la ferme, pour une part, mais aussi sur le marché qui se déroule tous les vendredis après-midi à Echalas.

Thomas Ollagnon qui a suivi une licence de maths ne se destinait pas à devenir agriculteur. « Mais j’ai vite compris qu’il me faut un ciel bleu au-dessus de mon bureau : je ne peux pas rester enfermé… », assure-t-il.

Pour progresser dans son métier d’éleveur, il a suivi des cours spécifiques concernant le bio à l’antenne de l’Association régionale pour le développement de l’agriculture biologique à l’annexe de la Chambre d’agriculture, à Brignais.

Il a ainsi repris la ferme familiale : son père était un précurseur. Il a démarré très tôt un élevage bio à une époque où ceux-ci étaient encore très peu nombreux en France.

Thomas Ollagnon compte développer son élevage en s’améliorant encore techniquement, ainsi que la qualité de son fourrage. Il prévoit aussi de s’offrir un nouveau débouché à terme sur l’un des nombreux marchés bio qui ont fleuri à Lyon ces dernières années.

De nombreux éleveurs se plaignent d’avoir des difficultés à vivre de leur métier. Pas Thomas Ollagnon, grâce à la fois à ce choix du bio et de la commercialisation en direct de sa production : il est créateur et seul bénéficiaire de la valeur ajouté que lui apportent ses choix et son travail. Une voie qu’empruntent chaque année un nombre grandissant d’agriculteurs péri-urbains.



Coordonnées :


Chemin de Vareille

Echalas

Tel : 06 52 43 01 20