Restaurant Mouton-Benoit




Mouton-Benoit : distingué par le Michelin, un restaurant semi-gastronomique à Loire-sur-Rhône

Il est réputé sur la rive droite, mais moins connu sur la rive gauche. Il est vrai que les Viennois sont plutôt bien dotés en matière de restauration, mais qu’ils sachent, qu’à quelques minutes, une fois passé le pont, se trouve un restaurant semi-gastronomique, Mouton-Benoit, qui discrètement, par le « seul bouche à oreilles » a su se créer à, et autour de Loire-sur-Rhône, un solide socle de fidèles qui ne demande qu’à s’élargir.

 

La qualité d’abord, plutôt que la quantité ! Telle est le mot d’ordre chez Mouton-Benoit, restaurant situé au bord de la RN 86 à Loire-sur-Rhône.

En salle Maryline, 44 ans et dans la grande cuisine fort bien équipée, son mari, Philippe, 47 ans. Ils sont donc seulement deux, aidés par une apprentie, Audrey, en cuisine et un plongeur. Ils pourraient remplir leur vaste restaurant à ras bord, mais ont préféré limiter volontairement leur clientèle.

« Nous avons limité le service à midi et le soir à vingt-cinq couverts pour que la qualité soit au rendez-vous », explique Maryline.

Nous sommes là en effet au sein d’une table semi-gastronomique, comme le prouve l’intérêt grandissant du Guide Michelin pour cette belle table. Le restaurant Mouton-Benoit est actuellement doté d’une fourchette. « Nous recevons des touristes qui font le détour à partir de l’autoroute pour manger chez nous », se félicite Maryline.

Sinon, une partie importante de la clientèle est constituée par un solide socle de fidèles, présents souvent et lors de grandes occasions, pour des repas familiaux, ou lors de la Saint-Valentin ou lors des Fêtes, par exemple.

Maryline et Philippe, le couple Mouton-Benoit qui s’est connu au lycée hôtelier François Rabelais de Dardilly est soudé par la gastronomie.

Désireux de développer leur propre restaurant en famille, ils ont repris il y a douze ans, une table déjà dotée d’une solide réputation, de surcroît précédée par plusieurs générations de « mères » : Camerano.

Ils ont racheté les murs et le fonds, ce qui leur a permis d’investir pour rafraichir considérablement les lieux et les remettre au goût du jour.

« On pourrait qualifier ma cuisine de traditionnelle française, un petit peu revisité, pas trop moderne, cependant ; dans le juste milieu », précise Philippe Mouton-Benoit.

Parmi ses plats fétiches, celui pour lequel certains clients réservent d’une année sur l’autre : le lièvre à la royale qui cuit pendant…48 heures à basse température, en l’occurrence 64 degrés.

Le chef a en effet suivi un stage sur les cuissons lentes chez Alain Ducasse à Paris, ce qui l’a amené à faire évoluer sa cuisine. Un certain nombre de viandes, telles que les joues de bœuf ou les quasis de veau, mais aussi des poissons, tels la daurade, le merlu de ligne ou le skrei, passent par la case cuisson lente. Plutôt rare.

Mais Philippe est aussi pâtissier de formation. Tous deux ont tenu, avant d’arriver à Loire-sur-Rhône, une pâtisserie, cours de la Liberté à Lyon : il propose ainsi une de ses créations, parmi d’autres : « le Mont Blanc céleri/châtaignes » …

Enfin, c’est la partie la plus discrète de cette table puisqu’elle ne se voit pas de l’extérieur : ce restaurant est doté d’une vaste terrasse qui vient d’ouvrir : elle est située à l’arrière de l’établissement. Très apprécié les beaux jours venant !



Coordonnées :


Tél. 04 78 07 96 36 

www.restaurant-moutonbenoit.com