Stéphanie Ailloud, Vitrails Sainte Colombe




Stéphanie Ailloud, vitrailliste à Saint-Colombe, remet le verre au goût du jour

De nationalité américaine, Stéphanie Ailloud a amené de la couleur dans la petite rue Joubert de Sainte-Colombe où depuis 2011, elle a installé son atelier de vitrailliste. Un lieu d’exposition, mais aussi un atelier de travail, où l’on peut découvrir des pièces qui vont bien au-delà du vitrail, et au sein duquel aucune pièce n’est similaire à une autre.

Le travail du verre sous forme de vitraux ou d’autres formes est une activité rare comptant peu d’artisans. Sainte-Colombe a la chance de posséder un atelier dédié à cet artisanat tenu par Stéphanie Ailloud qui permet d’aller de surprise en surprise. On y trouve des pièces de petite taille, à l’instar de marques pages à 15 euros, jusqu’aux vitraux à 2 000 euros.

On y découvre aussi des « attrape soleil » (des morceaux de verre colorés de toutes formes destinés à capter le soleil dans une pièce), des portes vitrées, des miroirs décorés, des lampes et autres lanternes, voire même des bouteilles…aplaties.

Stéphanie Ailloud, qui est américaine, a d’abord appris son art, le travail du verre, avec son père lorsqu’ils étaient installés à Toledo dans l’Ohio, ville dédiée au verre, située près de la capitale américaine de l’automobile, Detroit.

Elle a enrichi son savoir-faire en passant en France son CAP de verrier, l’accompagnant d’une spécialisation vitrail.

Résidant depuis trente ans à Saint-Colombe, elle a ouvert en 2011 un atelier au sein duquel elle pratique son artisanat d’art.

En furetant dans son vaste atelier, très lumineux car évidemment doté de larges baies vitrées colorées, on constate que l’art du verre connaît de multiples dimensions.

« Je travaille le vitrail de façon classique avec du plomb, explique-t-elle, mais ce n’est pas la seule corde à mon arc ».

Et d’ajouter : “je pratique d’autres disciplines telles que le tiffany qui utilise le cuivre et de plus petites pièces ; mais aussi le fusing qui consiste à fondre de la poudre de verre sur du verre ; et enfin le travail du verre au chalumeau  qui permet cette fois de produire des formes complexes comme des fleurs, à partir de tiges de verre…”

Son atelier est en outre doté d’un grand four spécialisé dont la température peut monter jusqu’à mille degrés…

Stéphanie fabrique donc à la demande. « chaque pièce est unique, c’est l’intérêt de ce métier où l’on crée sans cesse », se félicite-t-elle.”

Elle produit donc, mais organise aussi des stages dans son atelier touchant aux quatre disciplines qu’elle exerce.

Comme les artisans vitraillistes sont peu nombreux, elle trouve ses clients par le bouche à oreille. Pour se faire mieux connaître, elle fréquente aussi les salons, ainsi que les marchés de Noël. Elle organise enfin des journées portes ouvertes lors des Journées du Patrimoine.

Parmi les dernières œuvres qu’elle a initiées à Vienne : la décoration du nouveau bar à vins du restaurant « Les Saveurs du Marché » dans le quartier de la Pyramide.

De nombreuses autres maisons de l’agglomération bénéficient aussi de la touche verrière de l’artisane américaine…