STTC – TRIPS




Et la société STTC à Loire-sur-Rhône inventa le triporteur électrique/cuisine pour la street food…

 

Depuis le déconfinement, on note une très forte tendance en faveur du vélo. Ça tombe bien car après plus d’un an de réflexion, de recherches et de travaux, la société STTC de Loire-sur-Rhône vient de lancer sur le marché son nouveau produit : un triporteur électrique, dont un modèle est adapté pour la “street food”.

 

Un triporteur innovant

 

Mais il ne s’agit pas de n’importe quel triporteur, comme ceux fabriqués en Chine qui inondent le marché. Il s’agit d’un triporteur qui a la caractéristique d’être fabriqué en France, avec des composants français, sauf le moteur électrique qui provient des Etats-Unis.

Autre caractéristique, baptisé TRIPS, il est haut de gamme,  en acier, pratique, maniable, malgré sa longueur qui frise les deux mètres. Il est ainsi capable de transporter…plus de 250 kilos de charge ! Parmi les modèles proposés, celui sur lequel tablent le plus ses deux concepteurs,  Faustine Tchakamian et Mathis Viornery, figure un module transportant une cuisine complète, à destination des adeptes de ce qu’on appelle “la street food”, très en vogue. Un petit bijjou à 30 000 euros, sachant que le prix d’un triporteur nu avant aménagement oscille autour de 10 000 euros TTC.

Il s’agit d’une cuisine 100 % autonome, capable de gravir des pentes de 15 %, sans besoin de raccord électrique au réseau et offrant un espace de travail de 3 mètres sur 80 centimètres… S’agissant d’un vélo à assistance électrique de 250 Watts maximum, l’engin à trois roues ne nécessite pas de permis. Sa batterie se charge entre 4 et 6 heures.

 

L’industrie du territoire se renouvelle

 

L’idée de ce triporteur est née au sein d’une petite PME de Loire-sur-Rhône créée il y a trente ans par Michel Tchakamian : STTC, une société de 15 personnes et de 2,2 millions d’euros de chiffre d’affaires, spécialisée dans la tuyauterie/chaudronnerie qui est d’abord un bureau d’études, concevant, mais aussi fabriquant pour ses clients des prototypes ou des petites séries.

Grâce à son savoir-faire et son solide parc à outils, cette PME a également une activité de sous-traitance.

 

De l’idée au produit en commercialisation

 

Cette fois, l’idée du triporteur est née en interne, du cerveau fertile de Faustine Tchakamian, chef de projet, la fille du créateur de la société, vite accompagnée dans sa démarche par  Mathis Viornery. L’idée est non seulement de vendre les triporteurs nus, mais également aménagés, en fonction de leur destination : qu’il s’agisse de vente ambulante, du transport de personnes, de livraisons de marchandises ; voire même à destination des municipalités : il existe un module adapté à l’entretien communal. Bref du triporteur sur-mesure.

D’autres modes d’utilisation sont d’ailleurs en train de se faire jour, en fonction de nouveaux besoins, à l’instar du ramassage de trottinettes électriques à Lyon… Les premiers devis, les premières commandes sont en train d’arriver.

Vu l’intérêt que ce triporteur commence à susciter,  la production devrait être filialisée et devenir autonome, et ce, en traversant le Rhône à l’automne, avec l’ouverture d’un grand atelier de 1 400 mètres carrés à Chasse-sur-Rhône, qui lui sera notamment dédié. Il sera entre autre doté d »un atelier de découpe laser.

“Le marché du triporteur est en train d’exploser”, constate Faustine Tchakamian. Objectif dans un premier temps : la fabrication de dix triporteurs par mois, voire plus, si forte affinité avec le marché…



Coordonnées :


TRIPS, châssis triporteurs électriques

https//www.triporteurtrips.com