Association Technique des Côtes du Rhône Septentrionales

Créée en 1991, l'ATCR est aux côtés des viticulteurs ayant les appellations Condrieu, Côte-Rôtie, IGP colline Rhodanienne de Vitis Vienna et Saint Joseph de la Loire, du Rhône et de l'Isère.

Dernière mise à jour le 19.08.2024

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Entretien avec Maxime Gourdain, propriétaire récoltant au Domaine de Rosier, Président de l'ATCR

Quels sont les objectifs principaux de l'ATCR ?

Maxime Gourdain : L'association repose sur un partenariat entre les syndicats viticoles de Condrieu et Côte-Rôtie, l'association Vitis Vienna dans l'Isère, les vignerons producteurs de Saint-Joseph de la Loire et les Chambres d'agriculture du Rhône et de la Loire. Nous proposons à près de 150 viticulteurs qui adhèrent actuellement à l'association de bénéficier d'un appui technique collectif et individuel, pour optimiser leur production et leur compétitivité, en toute impartialité et indépendamment de tout intérêt commercial.

Les viticulteurs adhérents peuvent ainsi être accompagnés au quotidien ?

Maxime Gourdain : En effet, deux conseilliers viticoles et oenologues, mis à disposition par les Chambres d'agriculture du Rhône et de la Loire, sont à l'écoute des problématiques des viticulteurs, par ailleurs soutenus par le bureau de l'association, composé de vignerons bénévoles.

Nous avons remarqué que les viticulteurs sollicitaient davantage l'ATCR pour des conseils en gestion de la vigne que pour la partie cave.

En parallèle de ces conseils, notre association expérimente et communique sur des thématiques techniques, propose de la veille sanitaire... Le rôle de notre association est très important à ce niveau-là.

Enfin, nous avons à coeur de maintenir une diversité génétique au niveau des cépages Viognier et Syrah. Deux conservatoires ont été créés en 2016 afin de préserver la richesse de nos cépages. Les plus beaux ceps y sont conservés ou ont été recréés pour être ensuite plantés par les viticulteurs de l'ATCR, qui peuvent ainsi créer de nouveaux cépages.

Parlez-nous de l'expérimentation en cours pour trouver la plante idéale pour les vignes...

Maxime Gourdain : Nous effectuons des essais d'enherbement avec le Parc du Pilat et le Conservatoire botanique national du Massif Central, pour que les viticulteurs puissent s'adapter au changement climatique.

Les plantes doivent être présentes dans les vignes, notamment pour limiter l'érosion des sols, mais elles ne doivent ni être trop gourmandes en eau ni demander trop d'entretien. l'expérimentation en cours a donc pour but de trouver la plante la moins concurrentielle pour la vigne et la plus adaptée.

 

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